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Dimanche 14 Mars - Ste Mathilde
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Abréviations :  ét. : étages ; pl. : places.

ÉPOQUE CELTIQUE (900-52 av. J.-C.). Enceintes fortifiées (   ou

oppidums).  Gergovie : au sud de Clermont-Ferrand. Guillon : mur de 6 km [5 m de hauteur (150 000 m3 de pierres sèches), style protohistorique] découvert en 1975-80 [à 16 km d'Avallon (Yonne)]. Bibracte : 5 km, 136 ha, voir à l'Index.

ART GALLO-ROMAIN (Ier s. av. J.-C./Ve s. apr. J.-C.). Amphithéâtres ou arènes.   Arles : arènes (80 à 90 ; 136 × 107 m, 21 000 places). Bordeaux : palais Gallien (IIIe s. ; 132,30 × 110,60 m). Fréjus (fin Ier s. ; 113 × 85 m, 10 000 pl.). Nîmes (68-70 ; 131 × 104 m, 365 m de tour extérieur, haut. 21 m, 25 000 pl.). Orange (vers 120 ; long. 19,48 m ; prof. 8,50 m ; haut. 18,80 m). Paris (arènes de Lutèce : 260 av. J.-C. à 120 apr. J.-C., 15 000 pl.).

Aqueducs.  Gier, alimentant Lyon, vers 50-60, 75 km. Nîmes, long. 49,7 km comprenant le pont du Gard [entre 40 et 60 ; long. 273 m ; haut. totale 48,77 m (1er ét. 21,87 m, 2e ét. 19,50 m, 3e ét. 7,40 m) ; diam. de la plus grande arche 24,52 m d'ouverture], sur le Gardon, commune de Vers. En service jusqu'au début du VIe s.

Arcs.  Carpentras (Ier s. ; haut. 10 m ; larg. 5,90 m ; prof. 4,54 m). Cavaillon (Ier s.). Orange : arc de Tibère (haut. 22,73 m ; larg. 21,45 m ; prof. 8,50 m). St-Rémy (Ier s. av. J.-C. ; long. 12,40 m ; prof. 5,60 m ; haut. sous voûte 7,50 m).

Capitoles.  Autun, Narbonne (Ier s. apr. J.-C. ?) : 48 × 36 m.

Ponts.  De l'Argens (Var). Pont-Ambroix (Hérault). St-Chamas (B.-du-Rh.) : pont Flavien (Ier s. ; long. 21,40 m ; larg. 6,20 m). Sommières (Gard). Vaison-la-Romaine (Vaucluse, Ier s. ; arche unique de 17,20 m d'ouverture).

Portes.  Autun : St-André (Ier s. ; haut. 14,50 m ; larg. 20 m), d'Arroux (haut. 17 m ; larg. 19 m). Besançon : Noire (haut. 10 m ; larg. 5,60 m). Reims : de Mars (haut. 13,50 m ; long. 33 m).

Temples.  Nîmes : Maison carrée (4 apr. J.-C. ; hexastyle, pseudopériptère ; long. 26,30 m ; larg. 13,55 m ; haut. 17 m). Vienne : temple d'Auguste et de Livie (27 av. J.-C. à 11 apr. J.-C.).

Théâtres.  Arles (Ier s. av. J.-C. ; diam. 103,80 m ; 1 600 pl.). Autun (70-80 ; diam. 147,80 m ; 16 000 pl.). Fréjus (Ier s. ; diam. 72 m). Grand (Vosges , Ier s. ; diam. 149,50 m, le plus grand de l'Antiquité). Lyon (Ier s. av. J.-C. ; diam. 103 m ; le plus ancien de Gaule). Orange (début Ier s. apr. J.-C. ; diam. 103 m ; haut. 36 m ; 40 000 pl. ; le mieux conservé). Vaison-la-Romaine (Ier s. ; diam. 96 m). Vienne (Ier s. av. J.-C.-début Ier s. apr. J.-C. ; diam. 103,40 m).

Thermes.  Arles : palais Constantin (IVe s.), 98 × 45 m. Lambesc (B.-du-Rh.). Nîmes : temple de Diane (117 × 138 m), en ruine. Paris : thermes de Lutèce, près de l'hôtel de Cluny (fin IIe s.).

Tombeaux.  St-Rémy (B.-du-Rh.) : mausolée des Jules (v. 30 av. J.-C. ; haut. 19,30 m).

Trophées.  La Turbie (A.-M.) : trophée d'Auguste (6 av. J.-C. ; haut. 50 m, aujourd'hui 35 m ; larg. 34 m). St-Bertrand-de-Comminges (Hte-G., IIe s.).

ÉPOQUE MÉROVINGIENNE (Ve-VIIIe s.). Caractères.   Imitation de la basilique romaine : nef séparée des bas-côtés par des colonnes, abside ornée de mosaïques, revêtements de marbre, plafond en bois sculpté relevé d'or. Influence orientale sensible : 2 absides opposées, abside flanquée de 2 salles carrées, tour lanterne entre abside et nef, baptistère octogonal, avec colonnade sur laquelle repose une coupole.

Principaux monuments.  Peu de vestiges : beaucoup étaient en matériaux légers. PLAN BASILICAL : Néris (Allier) ; Grenoble, cryptes de St-Laurent ; Jouarre (S.-et-M.) St-Paul ; Vienne (Isère), fragments de St-Pierre. PLAN CENTRAL : baptistères Aix, Fréjus, Riez (A.-Hte-Pr.), Poitiers St-Jean ; cathédrale de Nevers.

ÉPOQUE CAROLINGIENNE (IXe s.). Caractères.   Influence orientale : plan central surmonté d'une coupole, décor de feuillages, tresses, cercles. Annonce l'art roman : porche voûté surmonté d'une église antérieure (St-Riquier, Somme ; détruite, reconstruite XIIIe-XVIe s.) qui se retrouve dans la tribune sur passage voûté à l'entrée des églises auvergnates et dans les clochers-porches de St-Benoît-sur-Loire (Loiret), Ébreuil (Allier). Coupoles et absides décorées de mosaïques.

Principaux monuments.  Abbaye de Beauvais (basse-œuvre) ; Germigny-des-Prés [Loiret, sur le plan d'Etchmiadzine (Arménie)] ; St-Germain (C.-d'Or) ; St-Philbert-de-Grand-Lieu (L.-A.) ; St-Pierre-de-Jumièges (S.-M.).


1 Flèche romane polygone sur tour carrée. 2 Flèche gothique aiguë et ajourée. 3 Dôme classique avec lanterne.

Éléments d'une porte d'église romane : 1 archivolte. 2 voussures. 3 tympan. 4 linteau. 5 linteau appareillé. 6 imposte. 7 corbeau. 8 trumeau. 9 moulure de soubassement.

ÉPOQUE PRÉROMANE (Xe s.). Caractères.   Bas-côtés séparés de la nef par des piliers. Pas de transept. Nef et bas-côtés terminés chacun par une abside. Extérieur : niches continues au sommet de l'abside et décoration en « bandes lombardes » (reliées en séries de festons).

Principaux monuments.  St-Guilhem-le-Désert (Hérault) [cloître transporté Metropolitan Museum de New York] ; St-Martin-d'Aime (Savoie) ; St-Philibert (Tournus, S.-et-L.).

ÉPOQUE ROMANE (fin Xe, XIe, milieu XIIe s.). Origine du mot « roman ».   Utilisé pour la 1re fois par l'archéologue Charles Duhérissier de Gerville (1769-1853) dans une lettre de 1818 à Auguste Leprévost (archéologue, 1787-1859, député de Bernay). En 1823, il divise le Moyen Age en 2 périodes : le « plein cintre », qu'il appelle roman (car héritier de la voûte romaine), et le style « ogival » (gothique).

Nota : La classification architecturale ne correspond pas toujours à la situation géographique.

Architecture religieuse. Auvergne. Déambulatoire à chapelles rayonnantes. Nef sans fenêtres. Voûte berceau contre-butée par l'arc en quart de cercle des tribunes. Coupole sur trompes à la croisée du transept. Polychrome (pierres volcaniques). - Clermont-Ferrand N.-D.-du-Port et Le Puy cathédrale (influence hispano-mauresque), Issoire, Orcival, Riom : St-Amable, St-Nectaire.

Bourgogne. Type clunisien : 5 nefs et 2 transepts, déambulatoire ; élévation intérieure : arcades, triforium, fenêtres ouvertes dans la nef, voûte en berceau brisé ; 2 tours encadrant la façade. - Autun (S.-et-L.) : St-Lazare ; Beaune (C.-d'Or) ; Cluny (S.-et-L.), abbatiale détruite de 1809 à 1823 ; La Charité-sur-Loire (Nièvre) ; Langres (Hte-Marne) ; Paray-le-Monial et Semur-en-Brionnais (S.-et-L.).Type de Vézelay (Yonne) : basilique de la Madeleine, élévation à 2 étages (sans triforium) ; voûte d'arête séparée par des arcs doubleaux ; Anzy-le-Duc (S.-et-L.).Type cistercien : nef à bas-côtés, transept, chœur carré, flanqué de 2 chapelles carrées ; élévation à 2 étages. - Fontenay (C.-d'Or).

Languedoc. Nef unique. Chœur et chapelles rayonnantes. Portail sans tympan, polylobé. - Brantôme (Dordogne) ; Le Dorat (Hte-Vienne).

Nord. Petits édifices. Voûtes rares. - Beauvais : St-Étienne ; Morienval (Oise) ; Paris : St-Germain-des-Prés ; Reims : St-Remi.

Normandie. Plan bénédictin sans déambulatoire avec des absides décroissantes des deux côtés de l'abside principale. Piliers alternativement forts et faibles. Collatéraux avec tribunes. Fenêtres hautes avec galerie de circulation. Nef non voûtée. Tour lanterne (tradition mérovingienne). 2 tours encadrant la façade. Clocher de pierre. - Abbayes : Caen abbaye aux Hommes (St-Étienne, voûte gothique), abbaye aux Dames (Trinité) ; Jumièges et St-Martin-de-Boscherville (S.-M.) ; Cerisy-la-Forêt (Manche) ; Lessay (Manche, voûte gothique).

Périgord. Coupoles sur pendentifs (provenant de l'Orient ?) s'alignant sur une nef unique. - Angoulême (Charente) : St-Pierre ; Cahors (Lot) ; Fontevraud-l'Abbaye ou Fontevrault ; (M.-et-L.) ; Périgueux (Dordogne) : St-Étienne, St-Front (5 coupoles sur pendentifs, disposées dans une croix grecque ; exception inspirée des Sts-Apôtres de Constantinople, comme St-Marc de Venise) ; St-Émilion (Gironde) ; Solignac (Hte-Vienne) ; Souillac (Lot).

Poitou. Pas de tribunes. Pas de fenêtres dans la nef. Bas-côtés presque aussi hauts que la nef et percés de fenêtres. Voûte en berceau brisé. Façade très ornée en Poitou, Saintonge. Piliers se réduisant à quatre colonnes soudées ensemble et formant un trèfle à quatre feuilles. - Airvault (Deux-Sèvres) ; Aulnay (Ch.-M.) ; Bordeaux Ste-Croix ; Chauvigny St-Pierre et Civray (Vienne) ; Melle et Parthenay (Deux-Sèvres) ; Poitiers (Vienne) Notre-Dame-la-Grande ; Ruffec (Charente) ; St-Jouin-de-Marnes (Deux-Sèvres).

Provence. Nef unique ; pas de déambulatoire. Fenêtres très étroites ouvertes dans la nef. Voûte en berceau brisé. Bas-côtés en arc de cercle. - Arles (B.-du-Rh.) : St-Trophime ; Avignon (Vaucluse) Notre-Dame-des-Doms : ancienne cathédrale ; Carpentras (Vaucluse) : ancienne cathédrale ; Cavaillon (Vaucluse) ; Digne (A.-M.) : ancienne cathédrale ; St-Gilles (Gard) ; St-Paul-Trois-Châteaux et St-Restitut (Drôme) ; Vaison (Vaucluse).

Route de St-Jacques-de-Compostelle (grandes églises de pèlerinage). Nef en berceau sans fenêtres. Hautes tribunes et vaste transept. Bas-côtés doubles. Déambulatoire à chapelles rayonnantes. - Conques (Aveyron) Ste-Foy ; Limoges : St-Martial (détruite) ; Toulouse : St-Sernin ; Tours : St-Martin (détruite).

Architecture monastique. Cloîtres. Arcades reposant sur des colonnes jumelées. - Arles (B.-du-Rh.) : St-Trophime ; Elne (Pyr.-Or.) ; Moissac (T.-et-G.) ; Montmajour (B.-du-Rh.) ; St-Bertrand-de-Comminges (Hte-G.) ; St-Martin-du-Canigou (Pyr.-Or.) ; St-Michel-de-Cuxa (Pyr.-Or., transporté en partie à New York) ; Vaison (Vaucluse).Cuisines. Fontevraud-l'Abbaye (M.-et-L.).Salles capitulaires. Frontfroide (Aude, partie gothique) ; Noirlac (Cher) ; Vézelay (Yonne, partie XIIe s.).

Architecture militaire. Ne subsistent que les constructions en pierre.Donjons (voir encadré ci-dessus).Enceintes. Carcassonne (Aude) : XIIe-XIIIe-XIVe s.

Architecture civile. Maisons. Cluny (S.-et-L.) ; St-Antonin-Noble-Val (T.-et-G.) : hôtel de ville.Ponts. Airvault (Deux-Sèvres, XIIe s.) ; Avignon (Vaucluse) : pont St-Bénezet (1177-1185).


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Archère : meurtrière pour tir à l'arc, fente verticale étroite et longue [7 m à Najac (Aveyron)]. Barbacane : châtelet disposé devant une porte principale au-delà du fossé. Basse-cour ou bayle : cour au pied du château, protégée par des remparts. Bastille : ouvrage temporaire placé par l'attaquant lors d'un siège. Bélier : grosse poutre munie d'une tête de fer, suspendue à une charpente ou fixée sur un affût mobile pour disloquer une maçonnerie. Bretèche : construite en saillie percée de mâchicoulis pour le tir plongeant, et parfois de meurtrières pour le tir horizontal. Assurait la défense d'une porte. Canonnière : meurtrière pour arme à feu, trou rond ou ovale.

Château-cours : XIIIe s. : PLAN CARRÉ OU RECTANGULAIRE pouvant atteindre plus de 70 m de côté au Louvre (disparu). Les mieux conservés : à Coudray-Salbart (Deux-Sèvres), Dourdan (Essonne), Druyes-les-Belles-Fontaines (Yonne) le plus ancien (1170), Mauzun (P.-de-D.), Mez-le-Maréchal (Loiret), Montaiguillon (S.-et-M.), Montreuil-Bonnin (Vienne), Nesles-en-Tardenois (Aisne), Semur-en-Auxois (Côte-d'Or), Thiers-sur-Thève (Oise). TRIANGULAIRE : Gençay (Vienne), Trévoux (Ain). POLYGONAL : Angers (M.-et-L.), le plus vaste : enceinte de 17 tours, Boulogne (P.-de-C.), Coucy (Aisne) détruit 1917, Farcheville (Essonne) enceinte crénelée, Fère-en-Tardenois (Aisne).

Châtelet : petit château fort destiné à la défense d'un pont, d'une route ou d'une voie d'accès. Contrescarpe : face du fossé opposée à la place. Courtine : mur généralement compris entre les tours. Créneau : échancrure rectangulaire du parapet permettant le tir.

Donjon : tour principale d'une place, la plus forte et la plus haute à l'époque romane ; y logeaient le seigneur, sa famille et ses défenseurs. 1er en pierre : Langeais (I.-et-L.), Xe s., par Foulques Nerra, comte d'Anjou (987-1040). QUADRANGULAIRE (XIe et XIIe s., plutôt barlong que carré) : les plus hauts : 35 à 37 m à Loches (I.-et-L.), Beaugency (Loiret, fin XIe s.) et Nogent-le-Rotrou (E.-et-L.) ; les plus vastes : 20 à 30 m de long sur 15 à 25 m de large. Murs : 1,50 à 2 m parfois. Portes : au moins à 6 m du sol, accès par échelle, passerelle escamotable ou perron en bois (XIVe s.) Vincennes (V.-de-M.) 52 m. CYLINDRIQUE, OVALE, POLYGONAL OU POLYLOBÉ (XIIe s.) : économie de matériaux, meilleure vision, résistance renforcée mais salles circulaires moins logeables, moins stables sur leurs bases. 1er donjon cylindrique : Fréteval (L.-et-C.) vers 1100 ; diam. : 11 à 15 m (peut atteindre 18 m), haut. : 20 à 30 m. Plan : ovale : St-Sauveur-en-Puisaye (Yonne), Montlandon (E.-et-L.) ; polygonal : Châtillon-Coligny (Loiret), Gisors (Eure), Vievy-le-Rayé (L.-et-C.), après 1150 à Provins ; polylobé : Lucheux (S.-et-M.), vers 1120 à Houdan (Yv.), vers 1140 à Étampes (Essonne), vers 1190 à Ambleny (Aisne), éperon à La Roche-Guyon (V.-d'O.), Château-Gaillard (Les Andelys, Eure ; XIIe s.), Issoudun (Indre). Au XIIe s., les plans deviennent géométriques : tours cylindriques, angles en saillie ou à distance (en moyenne 15 à 25 m), tours surmontant les courtines. Fossé de 12 ou 20 m de large. Donjon royal : cylindrique : Philippe Auguste en a édifié une quinzaine. Murs : de 3,80 à 4,95 m, diamètre 11,50 à 16 m, hauteur 25 à 32 m. Vestiges : Chinon (I.-et-L.), Dourdan, Falaise (Calvados), Gisors, Lillebonne (S.-M.), Montlhéry (Essonne), Rouen, Verneuil et Vernon (Eure), Villeneuve-sur-Yonne (Yonne). Seigneurial : Coucy [Aisne ; vers 1225 (hauteur 54 m avant d'être détruit en 1917)], Nesles-en-Tardenois (Aisne).

Échauguette : tourelle en encorbellement sur un angle pour le guet et le tir. Enceinte castrale : diamètre : de 10 à 100 m. Circulaire en terre : fin du IXe s. au XIIe s. Fossé de plus de 3 m de profondeur. Talus de quelques m de haut avec palissade de pieux et fascines. Escarpe : face de fossé du côté de la place.

Glacis : terrain en pente douce vers l'extérieur, obligeant l'assaillant à se présenter à découvert. Guette : tourelle surmontant l'escalier d'accès au sommet d'une tour. Cylindrique ou carrée.

Herse : grille (bois ou fer) fermant l'entrée (elle glissait de l'étage supérieur). Hourd : galerie de bois en encorbellement à l'extérieur des murs (remplacé par les mâchicoulis en pierre).

Larmier : membre horizontal en saillie sur le nu du mur pour écarter les eaux pluviales. Lice : espace entre les enceintes (7 à 10 m de large).

Mâchicoulis : galerie de pierre en surplomb au sommet des murs et permettant de laisser tomber des projectiles (tir fichant) sur les assaillants arrivés au pied du mur. Sur arc ou sur corbeaux ou consoles apparus en France vers 1300. Les mâchicoulis décoratifs n'ont pas d'ouverture pour le tir fichant. Mantelet (XVIIe s.) : bouclier à roulettes pour la défense et l'attaque des places fortes. Merlon : partie pleine d'un parapet entre 2 créneaux ; l'archer tire par les créneaux ou à travers des archères pratiquées dans les merlons. Meurtrière : petite ouverture pour le tir. Motte : XIe et XIIIe s. : tertre circulaire (10 à 30 m au sommet), parfois ovale, ou quadrangulaire (de 6 à 10 m de haut), entouré d'un fossé, le plus souvent flanqué d'une enceinte semi-circulaire formant une basse-cour (protégée de même).

Parpaing : pierre traversant la maçonnerie et laissant voir ses extrémités sur les 2 parements. Poliorcétique : art de conduire les sièges.



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