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Nom dérivé du grec chaos désignant l'un des 3 états de la matière.
Pouvoir calorifique défini en kWh/Nm3. Énergie thermique que peut libérer l'unité de volume de gaz lors de la combustion complète dans les conditions normales de température et de pression (c.-à-d. 0 oC et 1 013 mbar). On distingue selon l'état de l'eau produite par la combustion : vapeur (PCI : pouvoir calorifique inférieur), liquide (PCS : pouvoir calorifique supérieur). Gaz naturel PCI : 8,5 à 11,6 kWh/Nm3 ; butane commercial PCI : 32,9 ; propane commercial PCI : 25,4 ; air propané PCI : 6,9 ou 14,4. Pour brûler correctement, le gaz doit se trouver mélangé au moment de la combustion avec une quantité d'air déterminée par sa composition et les conditions de combustion recherchée.
Appareils de cuisson. Tables de cuisson : élément encastrable sur un plan de travail, comporte 1 à 6 brûleurs de 1 kW à 4,5 kW suivant ses dimensions ; certaines mixtes (gaz et électricité). Le plan de cuisson peut être en tôle émaillée, verre trempé ou vitrocéramique. Four encastrable : dans un meuble, comprend, en général, un brûleur bas (dit « de sole ») et un haut (dit « de gril »). Cuisinière : intègre table de cuisson et four.
Brûleurs. L'air nécessaire peut être entraîné naturellement par induction (brûleurs atmosphériques), ou par un ventilateur (brûleur à air soufflé). Si la flamme rentre à l'intérieur du mélangeur et vient se fixer au nez de l'injecteur, combustion et fonctionnement du brûleur sont défectueux ; si elle décolle (se détache) d'un ou de plusieurs orifices et si le phénomène persiste, elle s'éteint, le gaz s'écoulant sans brûler. Puissance nominale du brûleur (en kilowatts) : puissance pour laquelle l'appareil a été conçu et que l'on vérifie dans des conditions normalisées.
Passage du propane (ou butane) au gaz naturel : il faut changer les injecteurs et parfois le réglage de l'arrivée de l'air de chaque brûleur, y compris ceux du four et de la veilleuse du four. On doit obtenir une flamme « bien aérée » (cône bleu-vert aux contours bien délimités, silencieuse, stable). Des réglages incorrects donnent une flamme « insuffisamment aérée » (fuligineuse, cône bleu inexistant ou aux contours flous ; noircit le fond des casseroles) ou « trop aérée » (sifflante et instable, claque à l'extinction du brûleur, se détache des orifices...).
Flexible : tuyau de raccordement des appareils de cuisson à gaz à raccord vissé. Normalisé NF-Gaz, durée de vie limitée (limite de validité 5 ou 10 ans inscrite sur le tuyau) ; ou pour les métalliques illimitée. Ils doivent être visitables dans les installations encastrées. Les tuyaux à emboîter ne sont plus autorisés que pour raccorder les appareils en pose libre dans les anciennes installations et doivent être munis de colliers de serrage.
Appareils de chauffage. Chaudières domestiques : raccordées à un conduit de fumée : brûleurs atmosphériques ; évacuent les produits à travers un conduit de cheminée. Étanches : grâce à 2 tuyaux, l'air de combustion est prélevé et les produits de combustion sont rejetés à l'extérieur du logement sur mur ou en toiture. La chaudière peut être placée dans un placard. A condensation : rendement amélioré par une récupération de la chaleur au niveau des produits de combustion. Économie qui peut atteindre 15 % par rapport à une chaudière classique à haut rendement. Principalement adaptée à une installation de chauffage utilisant une température d'eau relativement basse (40 à 50 oC). Mixtes : assurent chauffage du logement et production d'eau chaude sanitaire. Puissance : 2 kW (petit studio récent) à 40 kW et + (grandes maisons anciennes). Rendement : chaudières individuelles (catégorie B) : + de 78 % de pouvoir calorifique supérieur (PCS) ; anciennes (catégorie A et hors catégorie) : rendement plus faible ; à condensation : + de 82 % PCS [particulièrement adaptées aux grandes maisons (> 150 m2) ou à plancher chauffant basse température]. Matériaux : corps de chauffe en cuivre, acier, fonte, parfois aluminium. Consommations moyennes : appartement récent de 4 000 à 10 000 kWh en fonction de la superficie ; 7 000 à 15 000 kWh pour les maisons récentes. Le double pour les logements anciens antérieurs à 1974.
Chauffage des locaux : radiateurs : eau (40 à 80 oC) venant de la chaudière ; émettent en rayonnement et en convection pour la température d'ambiance. Planchers chauffants : réseau dense de tuyaux en plastique (PER) ou en cuivre noyés dans la dalle du plancher. De l'eau à faible température (35 à 40 oC) y circule.
Radiateurs gaz et inserts gaz : 3 types : étanches, raccordés à une cheminée, ou mobiles alimentés en butane commercial. Les appareils mobiles doivent être équipés d'une sécurité contre la viciation d'atmosphère.
Eau chaude sanitaire (ECS) : instantané et chauffe-bain : le brûleur s'enclenche dès l'ouverture du robinet d'eau. Les petits chauffe-eau de 8,7 kW peuvent ne pas être raccordés à un conduit de fumée ou à une ventouse. Ils sont munis d'une triple sécurité. Obtenue par accumulation : une certaine quantité d'eau est maintenue à la température de consigne. 3 kW/75 l : en 1 h 30 min, 9 kW/100 l : en 40 min, 17 kW/200 l : en 40 min. Puissance nécessaire : pour évier 8,7 kW, douche 18 kW, baignoire 22 à 28 kW.
Sécurité. Accidents : asphyxie par manque d'air : peut survenir lors d'une fuite de butane ou de propane ou d'un gaz quelconque qui diminue la teneur en oxygène de l'atmosphère d'un local mal ventilé. Intoxication oxycarbonée : les gaz combustibles actuels ne contiennent pas de monoxyde de carbone et ne sont donc pas toxiques. Ils ne peuvent pas être à l'origine d'une intoxication oxycarbonée. Celle-ci peut survenir par les fumées : les appareils modernes à gaz sont bien protégés à cet égard s'ils sont bien installés ; les chauffe-eau non raccordés à un conduit d'évacuation des fumées et non munis d'une triple sécurité (appareils antérieurs à 1978), interdits d'emploi, doivent être remplacés ou raccordés à un conduit de fumée (arrêté du 12-8-1993). Tous les appareils à combustion doivent être entretenus une fois par an au moins. Les conduits de fumée doivent aussi être ramonés 1 fois par an pour les combustibles gazeux ; 2 fois par an pour les combustibles solides ou liquides ; la ventilation du logement doit être maintenue en bon état (nettoyage des entrées et sorties d'air). Explosion : peut provenir d'une fuite de gaz ou de certains aérosols.
Conduite à tenir en cas de détection d'une fuite : ne pas toucher aux appareils électriques (lumière, interrupteur, ascenseur...), ouvrir les fenêtres, fermer les robinets d'arrêt de gaz, sortir du logement et téléphoner aux pompiers ou au distributeur de gaz depuis l'extérieur du logement. Gaz de France intervient 24 h/24 gratuitement (voir sur facture le numéro d'appel d'urgence).
Tarif GDF pour le gaz naturel. Clientèle domestique individuelle : tarif de base jusqu'à 1 000 kWh : cuisine, forfait cuisine proposé sous certaines conditions ; B0 (de 1 000 à 6 000 kWh) : cuisine et eau chaude ; B1 (de 6 000 à 30 000 kWh) : chauffage avec eau chaude et/ou cuisine ; B2I (de 30 000 à 150 000 ou 350 000 kWh selon répartition été/hiver) : chauffage et/ou eau chaude dans grands pavillons. (Seuils de consommation donnés à titre indicatif.) Clientèle collective, tertiaire ou industrielle en distribution publique : mêmes tarifs que ci-dessus à consommation identique. B2S (au-delà de 150 000 à 350 000 kWh suivant usages et répartition été/hiver) : chauffage et/ou eau chaude dans chaufferies importantes. B2M (consommation idem B2S) : pour des durées d'utilisation limitées. Pour des consommations de plus de 5 GWh/an en distribution publique : S2S (souscription 2 saisons), adapté à tout profil de consommation ; TEL (tarif à enlèvements libres), adapté aux enlèvements fortement influencés par les aléas climatiques, structure de même type que B2S. Clientèle grande industrie sur réseau de transport : tarif STS à souscription saisonnalisée. Prix abonnement TTC/an (au 15-1-2006) : base 25,32 ; B0 35,95 ; B1 125,21 ; B2I 187,62. Prix TTC/kWh en centimes : variables selon les localités (en fonction de l'architecture du réseau d'alimentation et de l'éloignement au réseau principal) ; exemple pour Paris : base 6,94 ; B0 5,73 ; B1 4,04 ; B2I 3,89.
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FACTURES EDF GDF SERVICES
Relevé : tous les 6 mois. En cas d'absence, une carte d'autorelevé est laissée sur place. Il suffit de la compléter et de la retourner, gratuitement (carte T), à l'adresse imprimée sur celle-ci, ou d'indiquer par téléphone (le numéro figure sur les factures) les index lus sur les compteurs.
Facture-contrat : adressée au client dans le mois suivant son emménagement, elle indique les caractéristiques du tarif choisi (no de code du tarif, nature du gaz distribué, index relevés lors de la mise en gaz, dates vers lesquelles sont relevés les compteurs). Sont facturés les frais de dossier de mise en gaz et l'abonnement correspondant au tarif choisi pour la période allant de l'emménagement au 1er relevé.
Redressement : EDF GDF Services dispose légalement de 5 ans pour rectifier une facture en cas d'erreur de mesurage ou de facturation, mais a choisi de ramener cette période de rétroactivité à 2 ans.
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