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GÉNÉRALITÉS (suite)


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Adultère.   Rapport sexuel d'une personne mariée avec une autre personne que son conjoint.

Affin.   Parent du conjoint.

Agnat.   Parent par les hommes.

Alliance.   Coutume orientale répandue en Occident par Grecs et Romains. Ils croyaient l'annulaire de la main gauche relié au cœur par une artère.

Anniversaires des noces.   Plusieurs versions. Les traditions diffèrent selon régions ou pays (entre parenthèses, en G.-B. et aux USA). Noms traditionnels : 1 an Coton (papier). 2 Papier (coton, porcelaine, cuir). 3 Cuir (papier, cristal, verre, froment). 4 Cire (soie, fruits, fleurs). 5 Bois (fruit, fleur). 6 Cuivre (fer, bois, chypre, sucre). 7 Laine (cuivre, sucre). 8 Bronze (coquelicot, dentelle, faïence). 9 Faïence (cuir). 10 Étain (fer). 11 Corail (acier). 12 Soie (perle, gemmes de couleur, lin). 13 Muguet (dentelle, fourrure). 14 Ivoire (plomb). 15 Porcelaine (cristal). 16 Saphir. 17 Rose. 18 Turquoise. 19 Cretonne. 20 Cristal (porcelaine). 21 Opale. 22 Bronze. 23 Béryl. 24 Satin. 25 Argent. 26 Jade. 27 Acajou. 28 Nickel. 29 Velours. 30 Perle (diamant). 31 Basane. 32 Cuivre. 33 Porphyre. 34 Ambre. 35 Corail (jade, rubis). 36 Mousseline. 37 Papier. 38 Mercure. 39 Crêpe. 40 Émeraude ou rubis. 41 Fer. 42 Nacre. 43 Flanelle. 44 Topaze. 45 Vermeil (saphir). 46 Lavande. 47 Cachemire. 48 Améthyste. 49 Cèdre. 50 Or. 55 Émeraude (orchidée). 60 Diamant. 65 Saphir (palissandre). 70 Platine. 75 Albâtre. 80 Chêne. 85 Uranium.

Prêtres et religieuses : célèbrent les anniversaires de leur entrée dans les ordres. Autrefois, au bout de 25 ans, les religieuses portaient un anneau d'argent, de 50 ans, un anneau d'or, et de 75 ans, un anneau avec un diamant.

Catherinette.   Du nom de Catherine d'Alexandrie, nommée Dorothée, mais surnommée Aïcatharina (toujours pure) ; sainte légendaire, retirée du calendrier romain en 1970, qui aurait été martyrisée le 25-11-307. Seule du paradis à avoir 3 auréoles : blanche des vierges, verte des docteurs et rouge des martyrs. Culte répandu après les croisades. Patronne des filles à marier, mais aussi des théologiens, philosophes, orateurs, notaires, étudiants, charrons, meuniers, tourneurs, cordiers, potiers, fileuses, rémouleurs, barbiers, plombiers, étainiers, drapiers, tailleurs, etc. Dictons : « S'il neige avant Sainte-Catherine, l'hiver s'est brisé l'échine. » « Sainte-Catherine en manteau blanc, apporte du froid pour longtemps. » « A la Sainte-Catherine, tout bois prend racine. » Expression : « Coiffer Ste-Catherine » : avoir eu 25 ans dans l'année et être célibataire au 25-11. A Paris, les catherinettes des maisons de couture parisiennes sont reçues le 21-11 à l'Hôtel de Ville.

Ceinture.   Offerte par le fiancé, symbole d'attachement et de dépendance.

Cocu.   Écrit « kuku » avant 1350. Plusieurs étymologies dont variante de coucou (oiseau qui pond dans le nid des autres) ; coquus (cuisinier, parce que les cocus nourrissent leur femme comme les cuisiniers préparent la viande pour les autres), coq usé. Dans le Sud-Ouest, amant d'une femme mariée.

Cognat.   Parent par les femmes.

Confettis.   De l'italien (sucreries). On lançait à Rome amandes et noix, symboles de fécondité. Aujourd'hui, dans de nombreux pays, grains de riz. Variante : rompre le gâteau de mariage sur la tête de l'épouse (galette d'avoine dans l'ouest de l'Irlande, sablé en Écosse).

Consanguin.   Qui est de même sang ; en particulier : parent du côté du père.

Convoler.   Du latin convolare, voler vers, accourir. Employé pour un second mariage. Voir Justes noces, col. b.

Couples célèbres avec grande différence d'âge.   66 ans de différence : Cal de Richelieu (84 ans)/jeune fille (18 ans). 61 ans : Pablo Casals/Maria Martenz. 44 ans : Picasso/Jacqueline Roque. 43 ans : Saul Bellow (74 ans, prix Nobel ; se mariant pour la 5e fois)/Janice Friedman (31 ans). 41 ans : Gene Kelly (77 ans)/Patricia Ward (36 ans) ; Louis de Brézé (56 ans)/Diane de Poitiers (15 ans). 39 ans : T.S. Elliot (69 ans)/Valérie Fletcher (30 ans). 38 ans : chevalier de Caud (69 ans)/Lucile de Chateaubriand (31 ans). 36 ans : Charlie Chaplin (54 ans)/Oona O'Neill (18 ans) : 8 enfants ; Jacques-Yves Cousteau/Francine Triplet. 31 ans : Michelet/Athénaïs Mialaret ; Jacques Récamier (46 ans)/Juliette Bernard (15 ans). 26 ans : Mal de Mac-Mahon (46 ans)/Élisabeth de Castries (20 ans). 23 ans : Abélard (40 ans)/Héloïse (17 ans). 22 ans : Napoléon (41 ans)/Marie-Louise (19 ans). 21 ans : Condorcet/Sophie de Grouchy. 20 ou 22 ans (?) : Molière (40 ans)/Armande Béjard [18-20 ans (?)]. 18 ans : Mme de Staël (45 ans)/M. de Rocca (27 ans). Voir le chapitre Femmes encadré p. 757 c.

Couronne de fleurs.   Tradition empruntée à Byzance. Attire la protection divine. A Rome : verveine, symbole de fécondité. En Grèce : pavot ou sésame (consacrés à Vénus).

Créantailles.   XVe et XVIe s. promesse de mariage officieuse scellée par un échange de dons (rubans, épingle, ceinture de laine, etc.). Accord à deux, contrairement aux fiançailles (accord de la famille).

Date.   Porte-bonheur : le 8 (le 8-8-88, affluence de mariages) en Allemagne. Porte-malheur : en Italie, le 28-12, jour du massacre des Innocents. Mariage en mai : les lois romaines interdisaient les mariages en mai (mois des lémures où l'on fêtait les morts). Le mois de mai étant consacré à la Vierge, on lui a attribué une influence néfaste sur la fécondité des couples. Avant la Révolution de 1789, on se mariait surtout le mardi ; en principe, on ne devait pas célébrer de mariages pendant les périodes de pénitence (Avent jusqu'à l'Épiphanie, Carême jusqu'à l'octave de Pâques), les 3 semaines avant la St-Jean-Baptiste, la semaine précédant la Pentecôte, le dimanche et les jours de fête, le mercredi et le jeudi supposés porter malheur, le vendredi (jour de maigre), et le samedi (jour de la Vierge).

Douaire.   Du verbe douer, donner. Bien (généralement immobilier ou financier) donné par le mari à son épouse (au lendemain du mariage) ; elle en aura la jouissance à la mort de son époux.

Épousailles.   Moment où la jeune fille est cédée à son futur époux (par exemple signature du contrat).

Fleur d'oranger.   Symbolise pureté, beauté et maternité. L'oranger produit fleurs et fruits simultanément.

Fornication.   Terme biblique, du latin fornix, prostituée. Rapports sexuels hors mariage.

Germain.   De même sang ; les « frères germains » s'opposent aux frères utérins et aux frères consanguins.

Hymen   ou hyménée. Hymen (du grec membrane) : membrane fermant l'entrée du vagin d'une femme vierge. Hyménée (du grec Humenaios) : divinité qui présidait au mariage.

Justes noces.   Justae nuptiae, légitimes à Rome. Conditions : fiancés pubères (12-14 ans), union légale (coemptio ou confarreatio, voir Mariage romain, col. c) entre un homme et une femme libres ayant un droit de cité, consentement du père. « Convoler en justes noces » : se marier dans les règles.

Lévirat.   Du latin levir (« beau-frère ») : obligation faite à un homme d'épouser la veuve de son frère, si elle n'a pas eu d'enfant du défunt (dans l'Ancien Testament, interdit en droit canonique).

Liturgie actuelle.   Préparée par des entretiens entre les fiancés et le prêtre (souvent avec la collaboration de laïcs), le mariage est célébré dans le cadre de la liturgie de la Parole ou dans le cadre de la messe, avec choix possible des lectures et des prières. L'échange des consentements se fait dans un dialogue entre les fiancés (1969). La discipline est assouplie pour les mariages avec des non-catholiques (1966 et 1970).

Lune de miel.   A Athènes et à Rome, pendant toute une lunaison, la mère de la mariée apportait chaque matin aux époux une tasse de miel, symbole de douceur. XIXe s. de l'anglais honey moon : 1er mois de mariage.

Mariage de la main gauche.   En Allemagne médiévale, mariage avec une femme d'un rang inférieur, conclu par l'union des mains gauches (et non des droites), pour que les fils qui en naissent n'héritent pas.

Mariage en blanc.   Depuis 1830. Jadis les femmes se mariaient en robe de couleur. A son mariage avec le futur François II, Marie Stuart portait une robe blanche à la couleur des Guise (d'où la tradition).

Mariage fantôme.   Zoulous (Afrique) : si un homme fiancé meurt avant son mariage, sa fiancée doit épouser un de ses parents pour qu'il engendre un enfant portant le nom du disparu. Chine antique : si le fiancé mourait prématurément, la cérémonie d'épousailles avait cependant lieu.

Mariages célébrés le soir (souvent à minuit).   France : courant dans la haute société du XVIIIe s. et au début du XIXe s. EXEMPLES : 1833 : Thiers s'est marié à minuit ; le 23-4-1938 Guy La Chambre [député-maire de St-Servan (I.-et-V.), min. de l'Air] s'est marié à l'église à minuit avec Jeanne Odaglia (dite Cora Madou, artiste lyrique). Amér. du Sud : dans certains pays, se déroulent encore la nuit.

Mariage mixte.   Entre 2 personnes de religion différente.

Mariage morganatique.   Origine germanique. On distinguait le mariage légal avec contrat de mariage précisant la dot, le don du matin (Morgengabe) ou le douaire du Friedelche, sorte de concubinat légal où le mari ne verse que le Morgengabe, d'où l'expression de mariage morganatique. Permettait à des princes d'épouser la personne de leur choix, même roturière. Les enfants nés de leur union se trouvaient exclus d'une succession royale.

Mariage romain.   Par l'usage (usus) : union sans noces ni cérémonie religieuse. Si une femme passe 1 an chez un homme sans s'absenter plus de 3 nuits, elle est considérée comme son épouse, mais l'époux n'acquiert pas les droits et la puissance d'un père sur elle. Par coemption (coemptio) : sorte de vente fictive ; le mari donne une pièce de cuivre symbolique au père ou au tuteur de la fiancée. Le consentement donné par le père valide le mariage et la vente simulée confère l'autorité au mari. Confarréation (confarreatio) : en vigueur chez les patriciens. Les époux offrent un gâteau d'épeautre à Jupiter Capitolin en présence du grand pontife, d'un prêtre et de 10 témoins. Si la cérémonie est interrompue par le tonnerre, il faut la recommencer.

Mariée en petite tenue.   Coutume anglo-américaine : le mari n'était redevable d'aucune des dettes contractées par sa femme lors d'un précédent mariage si elle ne portait qu'une blouse pour l'épouser : n'apportant rien, les créanciers ne pouvaient rien lui prendre.

Nuit de Tobie.   3 nuits de chasteté après la cérémonie nuptiale.

Paraphernal.   Bien de la femme non compris dans la dot, sur lequel le mari n'a aucun droit.

Polyandrie.   État d'une femme mariée à plusieurs hommes.

Polygamie.   État d'un homme marié à plusieurs femmes.

Préciput.   Droit de l'époux survivant de prendre une certaine somme (ou certains biens) sur la masse de la communauté avant son partage.

Saut de balai.   Gitans d'Europe : si la femme touche le manche avec sa jupe, elle n'est plus vierge. Si c'est l'homme, il sera infidèle.

Soulier.   Coutume anglo-saxonne : le père de la mariée donnait au nouvel époux un soulier de sa fille, avec lequel le mari tapotait la tête de sa femme montrant ainsi qu'il était son nouveau maître. Inuit (Esquimaux) d'Amérique du Nord : lancent des chaussures à la mariée ; une femme qui désire avoir beaucoup d'enfants portera sur elle un morceau de vieille chaussure.

Stupre.   En droit civil ancien : adultère de l'homme marié avec une femme non mariée (vierge ou veuve ; l'adultère désignait alors les relations entre une femme mariée et un homme, marié ou non).

Trézain.   13 pièces (ou médailles symboliques) en souvenir des 12 apôtres plus Jésus-Christ que le mari donne à son épouse et qu'elle conserve. Elles sont bénies lors de la messe. Garantissent la prospérité du couple.

Utérin.   Se dit de 2 frères qui ont la même mère mais non le même père.

Valentin.   Évêque martyr décapité en 273 et enterré le long de la via Flaminia. Confondu avec l'évêque Valentin de Terni fêté le même jour. Honoré en France, dans le diocèse de Jumièges. Patron des amoureux car fêté le 14 février, quand les oiseaux commencent à s'accoupler. Valentin de Rhétie, évêque du Ve s., est invoqué en Allemagne pour la guérison des épileptiques.

Voile porté (dit « joug »).   Tradition régionale ; porté par les pères ou garçons d'honneur au-dessus de la tête. Voile actuel apparaît début XIXe s., court et léger, s'allongera ensuite. Parfois remplacé par un chapeau. Symbolise la volonté d'être préservée de toute souillure. Dissimulait la mariée aux mauvais génies.

FORMALITÉS

Publication du mariage.   A la mairie du lieu du mariage et à celle du lieu où chacune des parties a son domicile ou sa résidence. Le procureur de la République peut, pour des causes graves (art. 169) [exemple : maladies, départ forcé ou subit, imminence de l'accouchement de la future, désir de 2 concubins de régulariser une union sans « scandale »], dispenser de la publication et de tout délai, ou de l'affichage de la publication seulement. Le délai légal de publication est de 10 j. Aucune célébration avant le 10e j depuis et non compris celui de la publication.

Célébration.   S'adresser à la mairie du domicile de l'un des époux, ou de la résidence continue d'un mois à la date de la publication.

Le maire ne doit pas célébrer le mariage (sous peine d'engager sa responsabilité) si les indications contenues dans l'acte, la consultation des pièces produites ou le déroulement de la cérémonie révèlent le caractère illicite, mensonger ou frauduleux du mariage. En cas de doute, il peut en référer au procureur de la République qui peut s'opposer au mariage ou saisir le tribunal pour faire annuler un mariage irrégulier déjà célébré. Le mariage célébré par complaisance ne peut permettre d'obtenir la nationalité française si son caractère frauduleux est découvert. L'absence de communauté de vie rend irrecevable la déclaration acquisitive de la nationalité française (art. 37-1 du Code de la nationalité). Le port d'un voile dissimulant le visage de la mariée constitue un obstacle à la vérification, par l'officier d'état civil, de l'identité de l'épouse et entache le mariage de nullité absolue.

PIÈCES A FOURNIR

Pour les publications.   2 certificats d'examen médical prénuptial concernant les 2 futurs (datant de moins de 2 mois au dépôt du dossier). Frais d'examen : remboursés par la Sécurité sociale ou par l'aide médicale pour ceux qui en bénéficient. Validité : 2 mois. Dispense possible par le procureur de la Rép. pour les 2 époux ou pour l'un d'eux ; non exigé en cas de péril imminent pour l'un d'eux. Extrait de naissance de moins de 3 mois à la date du mariage. Attestation de domicile et pièce d'identité. Pour les étrangers : un certificat de coutume délivré par l'ambassade et un certificat de célibat à l'appui de l'extrait d'acte de naissance de moins de 6 mois.

Certificat prénuptial : délivré par un médecin (librement choisi). Le médecin ne peut le délivrer qu'au vu du résultat pour les femmes de moins de 50 ans : des examens sérologiques de la rubéole et de la toxoplasmose obligatoirement effectués lors de l'examen prénuptial en l'absence de documents écrits permettant de considérer l'immunité comme acquise ; du groupe sanguin A, B, O rhésus standard complété par une recherche d'anticorps irréguliers si le groupe sanguin ouvre une possibilité d'immunisation et dans les cas où existe un risque d'allo-immunisation par suite d'une transfusion antérieure. Le médecin communique à la personne examinée ses constatations et les résultats des examens effectués. Dans les cas graves, il doit faire cette communication par écrit. Si les antécédents ou l'examen le nécessitent, il oriente vers une consultation spécialisée ou un dépistage particulier. Dépistages 1o) de la syphilis : interrogatoire, examen clinique et sérologique (réaction de Bordet-Wassermann et test de Nelson). Attention : un examen sérologique négatif ne peut donner une sécurité totale ; des tests de laboratoire positifs ne sont pas toujours synonymes de maladie syphilitique. En cas de syphilis récente, le malade devrait reculer son mariage, se soigner et n'avoir des enfants que lorsqu'il sera guéri (s'il est bien soigné, ceux-ci seront normaux) ; 2o) de la blennoragie : difficile si elle est ancienne chez l'homme, et dans tous les cas pour la femme, chez qui elle peut entraîner la stérilité ; 3o) de la tuberculose : examen clinique radiologique complété, si nécessaire, par un examen des crachats. En cas de tuberculose récente, repousser le mariage (des tuberculeux non stabilisés font des rechutes). L'examen doit comporter un interrogatoire très complet sur les antécédents héréditaires et collatéraux, pour dépister les tares et certaines prédispositions morbides. Le médecin déconseillera le mariage lorsque les tares sont graves et en cas de consanguinité (mariage entre cousins germains ou issus de germains).

Pour le mariage.   Extrait d'acte de naissance : délivré spécialement depuis moins de 3 mois à la date du mariage par l'officier de l'état civil local (depuis moins de 6 mois s'il a été établi dans un territoire d'outre-mer ou à l'étranger). Certificat du notaire : s'il a été fait un contrat de mariage.

Pour les mineurs : le consentement du père ou de la mère peut être donné verbalement au moment de la célébration du mariage, ou préalablement devant notaire ou devant l'officier d'état civil du domicile ou de la résidence de l'ascendant. (En cas de dissentiment entre le père et la mère, ce partage emporte consentement ; en cas de mort de l'un d'eux, le consentement du survivant est suffisant.) Pour le mari gendarme, pompier ou militaire épousant une étrangère, consentement de l'autorité lorsqu'il est nécessaire. Témoins : indication des prénoms, noms, professions et domiciles des témoins (1 ou 2 par époux) ; père et mère du futur époux majeur peuvent servir de témoins.

Demande de dispense.   Dispense d'âge (hommes et femmes : moins de 18 ans) : justifier d'un « motif grave » (le plus courant, grossesse de la future épouse). Les 2 futurs époux doivent établir et signer une requête (simple lettre) pour le procureur de la Rép. et y joindre leurs actes de naissance et un certificat médical en cas de grossesse ; si l'un est étranger, dispense d'âge accordée par le gouvernement de son pays ou justification que, dans ce pays, il pourrait légalement à l'âge atteint contracter un mariage valable.


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Agences matrimoniales.   Réglementées par la loi du 23-6-1989 et le décret du 16-5-1990. Nombre (en 2002) : 718 (362 cabinets franchisés, 356 indépendants) dont 95 % dites « classiques » et 5 % par correspondance. Chiffre d'affaires des cabinets franchisés (et indépendants) [en millions d'€, 2002] : 128,6 (64,7) dont achats (publicité) 74,6 (36,3), salaires bruts 27 (14,3). Demandes reçues : 27/mois dont 9 contrats conclus (de 690 à + 3 000 €). Demandes satisfaites : 80 %.

Autres dispenses (exemple : mariage entre alliés) : demande adressée au Pt de la Rép. et transmise par le procureur de la Rép. du domicile de l'épouse, signée par les 2 futurs époux et exposant les motifs pour lesquels elle est faite (exemples : intérêts matériels sérieux tels que l'avantage d'éviter des procès ou liquidation, existence d'enfants à légitimer).


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STATISTIQUES (FRANCE MÉTROPOLITAINE)

Age moyen au 1er mariage.   1700 : hommes 27 ans (femmes 25) ; 1803-12 : 28,4 (25,9) ; 63-72 : 27,8 (24) ; 1931 : 26,5 (23,5) ; 46 : 27,8 (24,5) ; 58 : 26,05 (23,25) ; 68 : 24,95 (22,77) ; 73 : 24,57 (22,51) ; 81 : 25,34 (23,2) ; 85 : 26,3 (24,2) ; 90 : 27,6 (25,6) ; 95 : 28,9 (26,9) ; 96 : 29,4 (27,4) ; 97 : 29,6 (27,6) ; 98 : 29,8 (27,7) ; 99 : 29,9 (27,8) ; 2000 : 30,2 (28) ; 03 : 30,6 (28,5).

Couples mariés (et non mariés)   [en milliers]. 1962 : 10 309 (310) ; 68 : 11 052 (314) ; 75 : 11 954 (446) ; 82 : 12 415 (829) ; 90 : 12 070 (1 707) ; 98 : 12 400 (2 400) ; 99 : 14 112 (2 510).

Couples non mariés (en %).  1962 : 2,9 ; 68 : 2,8 ; 75 : 3,6 ; 82 : 6,3 ; 90 : 12,4 ; 99 : 17,8.

Mariages civils.   1972 : 416 300 (record) ; 75 : 387 379 ; 80 : 334 377 ; 85 : 269 419 ; 90 : 287 099 ; 95 : 254 651 ; 98 : 271 361 ; 99 : 286 191 ; 2000 : 297 922 ; 01 : 288 255 ; 02 : 279 087 ; 03 : 275 963 ; 04 (est.) : 259 400.

Nationalité (en %, 2003). 2 époux français 79,9 ; étrangers 3,2 ; couple mixte 16,9.

Mariages mixtes.   Français avec une étrangère : 1980 : 5 323 ; 86 : 9 244 ; 87 : 8 710 ; 90 : 12 606 ; 92 : 13 310 ; 95 : 10 545 ; 96 : 10 783 ; 98 : 11 604 ; 2000 : 15 387 ; 03 : 19 539. Française avec un étranger : 1980 : 12 292 ; 86 : 14 008 ; 90 : 17 937 ; 95 : 13 280 ; 96 : 13 263 ; 98 : 14 395 ; 2000 : 19 198 ; 03 : 27 261.

Mariages catholiques (% par rapport aux mariages civils).   1954 : 79 ; 63 : 79 ; 72 : 75 ; 80 : 65,1 ; 81 : 65 ; 85 : 58,9 ; 89 : 52,2 ; 97 : 43,8 ; 98 : 42,6 ; 99 : 42,5 ; 2000 : 41,1 ; 01 : 41 ; 02 : 39,6.

Mariages ayant légitimé des enfants.   1995 : 22,6 % ; 96 : 28 ; 97 : 28,8 ; 98 : 28 ; 2000 : 29,1 ; 02 : 28.

Taux de nuptialité (nombre de nouveaux mariés pour 1 000 habitants).   1970 : 7,8 ; 80 : 6,2 ; 90 : 5,1 ; 99 : 4,9 ; 2000 : 5,2 ; 02 : 4,7 ; 03 : 4,6 ; 04 : 4,3.

RAPPORTS SEXUELS

Comportements sexuels en France (en 2001).   Source : enquête Durex et, entre parenthèses, rapport Simon 1970. Nombre de partenaires sexuels du sexe opposé : homme 17 (11,8), femme 9,4 (1,8) [11 % des Français déclarent n'avoir eu qu'un seul partenaire sexuel, 5 % plus de 50 partenaires]. Les habitants de la Méditerranée et du Sud ont eu 16,8 amants, du Nord 11,1, reste de la France 14. Age moyen du 1er rapport sexuel : 1972 : hommes 19,2 ans, femmes 20,5 ; 97 : h. 17,3, f. 17,6 ; 2001 : h. 16,2, f. 17,2. 50 % des Français ont perdu leur virginité à - de 16 ans, 10 % à + de 20 ans. La plus grande peur liée au sexe (en %) : contracter le VIH 35 ; incapacité à satisfaire son/sa partenaire 15 ; devenir impuissant 14 ; que son corps déplaise 13. Fréquence des rapports (au cours d'1 an) : hommes 117, femmes 102 dont 16-20 ans 116 ; 21-24 138 ; 25-34 125 ; 35-44 107 ; + 45 81. Âge de la plénitude sexuelle : hommes 35, femmes 33. Inquiétudes à propos du VIH et des IST : hommes 27, femmes 29. Mesures préventives : hommes 56, femmes 53. Voir aussi Sida, p. 104 c.

Enquête globale de Durex (2002, 50 000 réponses sur Internet durex.com.website). Combien de rapports sexuels avez-vous par an ? France 167, P.-Bas 158, Danemark 152, Canada 150, G.-B. 149, Allemagne 147, Yougoslavie 147, Afr. du S. 146, Autriche 144, Norvège 144, Pologne 141, USA 138, Suède 136, Nlle-Zélande 135, Belgique 130, Finlande 129, Espagne 121, Malaisie 121, Taïwan 121, Inde 116, Thaïlande 112, Singapour 110. Lors de la 1re fois, 36 % étaient prêts, 28 % amoureux, 4 % ivres.



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