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Oxygène.   Une forêt (vierge) qu'on ne coupe pas consomme, en respirant et en pourrissant, autant d'oxygène qu'elle en produit. Si elle brûle, elle donne du gaz carbonique qui, s'ajoutant à la pollution atmosphérique, provoque, par effet de serre, un réchauffement dangereux du climat mondial. Une forêt bien exploitée peut stocker le gaz carbonique sous forme de bois qu'on pourra utiliser, et produira plus d'oxygène qu'elle n'en consomme.

Évolution.   Carbonifère (- 360 à - 286 M.a.) : forêts type équatorial, lycophytes (arbres à écailles de 40 m de haut), lépidodendrons et Sigillaria avec bouquet de feuilles d'1 m de long sur tronc de 30 m, prêles géantes ou arbres-fougères 20 m de haut. Permien (- 286 à - 245 M.a.) : sortes de palmiers (cycadinées), divers gymnospermes. Vers - 250 M.a. : 96 % des espèces décimées. Trias (- 245 à - 180 M.a.) : conifères, séquoias, pins, ifs et cyprès, puis mélèzes, épicéas et cèdres. Fin trias jusqu'au jurassique (- 200 à - 135 M.a.) : ginkgocées (- 150 M.a.) dont il reste le ginkgo biloba. Crétacé (- 100 M.a.) : 1ers arbres à fleurs de type magnolia.

Espèces d'arbres.   30 000.

Grands types de forêts.  Résineuse : conifères (exemple : la taïga). Sclérophylle : essences à petites feuilles coriaces et persistantes (chênes verts). Tropicale humide (semper virens : toujours verte) : superficie en millions de km2 : Amér. du Sud et centrale 6 (dont Brésil 3,7), Asie du Sud-Est et Australie 3, Afrique 2,1. Feuillue caducifoliée : essences à feuilles caduques (exemple : chênaie-hêtraie).

Origine des peuplements.   Semis naturels : graines tombées des arbres ; on peut favoriser ce semis en supprimant les sujets gênants, en travaillant le sol. Rejets de souche : origine des taillis. Plantations.

Types d'exploitation.   Futaie : arbres de « franc-pied » (issus de semences à l'exclusion des tiges venant de rejets de souches). Futaie régulière : arbres sensiblement du même âge et de la même taille. Forêt jardinée : arbres d'âges différents (fréquente en montagne). Par des méthodes dynamiques (entretien, travail du sol, engrais), la production des plantations (notamment peuplier et pin maritime) peut être accélérée. Révolution de la futaie (c'est-à-dire durée) : entre 2 régénérations. Pins maritimes et autres résineux à croissance rapide 40-60 ans, résineux produisant du bois de qualité de grosses dimensions 60-120 ans, feuillus de qualité 80-240 ans. Taillis : arbres venant des rejets des souches recépées. Les tiges d'une même souche se présentent en bouquets appelés cépées. Taillis simple : à maturité, on coupe à blanc-étoc. La révolution varie entre 20 et 40 ans suivant la vitesse de croissance du taillis et les dimensions des produits recherchés. Taillis sous futaie : arbres de franc-pied (futaie) et rejets de souches (taillis). Rotation des coupes fixée par la maturité du taillis. Chaque coupe exploite tout le taillis et une partie de la futaie. La « réserve » (arbres non abattus) comprend baliveaux (âge égal à 1 rotation de taillis), modernes (égal à 2), anciens (à 3), bisanciens (à 4), vieilles écorces (à 5). Pour préserver les baliveaux, on maintient autour d'eux des brins de taillis (« gaine de soutien »).

Production (en Europe).   Feuillus : 3 à 5 m3 de bois par ha et par an (dont 50 % environ en futaie). Peupliers : jusqu'à 20 m3 (vallée du Pô). Un chêne de 250 ans de la forêt de Tronçais (Allier), haut de 30 m, a donné 32 m3 de bois d'ébénisterie. Résineux : 5 à 25 m3 de bois d'œuvre par ha et par an. RECORDS : Danemark : épicéa, 40 m3. France : pin maritime des Landes, 5 à 10 m3 ; sapin et épicéa du Jura, 10 à 12 m3 ; Douglas, 17 m3.

UTILISATIONS DU BOIS

Charpentes.   Autrefois : essentiellement en chêne, puis en peuplier. Il n'existe que quelques charpentes en châtaignier (exemples : château de Sully-sur-Loire, Hospices de Beaune), car les gros châtaigniers sont atteints de « roulure » (décollement des accroissements annuels), et peu utilisables. Aujourd'hui : résineux. Traditionnelles : pannes : pièces longues parallèles au faîte d'un toit, reposant généralement sur des murs-pignons. Chevrons : pièces parallèles à la pente d'un toit, placées sur les pannes et supportant la couverture (par des liteaux, lattes ou panneaux). Modernes : industrialisées (fermettes) : débits de résineux de 38 mm d'épaisseur, et 75, 100, 115, 125 ou 150 mm de largeur, aboutés ou non, et assemblés par des connecteurs métalliques (plaques perforées à dents). Lamellés-collés : poutres en arc (jusqu'à 130 m sans appuis intermédiaires), ou poutres droites. Planchettes aboutées en lits collés de 15 à 50 mm d'épaisseur selon le rayon de courbure des poutres à réaliser ; en résineux (sapin et épicéa). Composites : membrures en bois massif associées à des contreplaqués ou autres panneaux dérivés du bois constituant les âmes des poutres en des goussets d'assemblage. Caissons chevronnés : « pans » de toiture préfabriqués.

Menuiserie.   Un bois de menuiserie ne doit pas : présenter de gros nœuds [à partir de 50 mm pour le pin et les emplois très communs, mais plutôt 25 à 30 mm en général (nœuds sains) ; dans les pièces visibles, seuls les nœuds sains sont admis] ni de défauts notables (fentes, échauffures, vermoulures, pentes de fil importantes, etc.) ; avoir une texture grossière (cernes de moins de 5 mm) ; être humide : taux de 18 % et plus (10 à 12 % pour emplois intérieurs). Il doit : être traité contre insectes et champignons pour les menuiseries extérieures, s'il n'est pas naturellement durable (bois parfait de chêne, de pin, d'iroko, etc.). Principaux emplois (en millions de m2, 2001) : parquets et lambris : 30 dont lames en conifère 22,7 ; fenêtres et portes (en 2002) : 8,3 millions d'unités dont portes 6,5 millions.

Autres coefficients : billons enstérés (stère) : longueur 1 m → 1 m3 réel = 1,3 à 1,6 stère, 2 m → 1 m3 réel = 1,4 à 2 stères ; 1 stère contient un volume réel de bois d'autant plus faible que les billons sont longs, flexueux, mal empilés et de petit diamètre. Plaquettes de bois déchiqueté (map = m3 apparent de plaquettes) : 1 m3 réel fournit environ 3 map ; selon essence, taux d'humidité du bois, degré de tassement des plaquettes et granulométrie, le map pèse 250 à 350 kg. Bois et carbone : 1 t de bois sec contient 500 kg de carbone quelle que soit l'essence ; 1 t de carbone correspond à 3,67 t de CO2. Émission de CO2 par combustion d'1 t de charbon : 2,46 t ; 1 t de fuel domestique : 3,2 t.

Tranchage et déroulage.   Placages d'ébénisterie : tranchés, sauf les loupes [excroissance du tronc, comme sur l'orme de bocage fréquemment élagué ; le fil sinueux présente des courbes irrégulières et enchevêtrées avec souvent des picots résultant de départ de brindilles (tranchages de petites surfaces très recherchés en ébénisterie)] qui sont déroulées. En les appariant on peut mettre en valeur des éléments figuratifs. Épaisseur : 6/10 à 7/10 de mm. Contreplaqué : fabriqué industriellement dep. 1884 ; origine tropicale (1/2) : okoumé, samba, limba, ilomba, tola, ozigo, meranti-lauan, etc. ; 1/2 : pin maritime, peuplier, hêtre et conifères divers. Venant de billes de pied sans défaut notable, d'au moins 1,50 m de long. Catégories : contreplaqués multiplis : ordinaires, obtenus par traitement sous pression (10 bars), à 90/130 oC, d'empilements d'un nombre toujours impair de feuilles de placage déroulées, préencollées (contreplaqué le plus couramment vendu en France : le 5 plis de 10 mm d'épaisseur totale) et disposées de telle sorte que le fil du bois soit croisé d'une feuille à l'autre. Colles employées : surtout à base de résines aminoplastes et phénoplastes à faible teneur en formaldéhyde libre. Lattés : âme en petits liteaux jointifs (à disposition alternée des cernes, recouverts sur deux faces, en une ou plusieurs couches de placage, ou d'une association de ces composants, suivant les caractéristiques mécaniques et les états de surfaces recherchés). Lamibois ou Microlam, Parallam, Intrallam, Kerto : feuilles de placage parallèle (Intrallam, Kerto, Lamibois, Microlam et Parallam sont des marques déposées).


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Quelques définitions.   Affouage : droit de prendre du bois de chauffage ou de participer au produit de l'exploitation dans les forêts domaniales ou communales. Arboretum : collection d'arbres de nombreuses espèces plantés sur un même terrain en vue de leur étude botanique. En France, recensement délicat. ONF gère 120 collections en forêts publiques [les plus connus : arboretum de Barres, Nogent-sur-Vernisson (Loiret), Chèvreloup, Rocquencourt (Yvelines)]. Arbre : végétal possédant un tronc dénudé à la base et dépassant 7 m de haut à l'âge adulte. Arbuste : caractéristiques de l'arbre mais 7 m au maximum. Arbrisseau : plusieurs tiges dès la base, forme un buisson de 4 m de haut au maximum. Bille : tronçon découpé dans une grume. Bois d'industrie ou de trituration : en général, bois dont la grosseur ne permet pas leur sciage, utilisés à l'état brut (poteaux télégraphiques, étais de mines), ou en copeaux pour être reconstitués en panneaux ou pour fabriquer de la pâte à papier. Bois d'œuvre : troncs (ou grumes) assez gros pour pouvoir être sciés, tranchés (qualité supérieure) ou déroulés. Canopée : couche supérieure des forêts équatoriales ; on l'étudie avec un dirigeable auquel est suspendue une plate-forme gonflable de 580 m2. Cerne : couche concentrique d'un arbre ; le nombre indique l'âge de l'arbre. Chablis : arbre renversé par le vent. Déroulage : transformation d'une bille en placage en principe continu, en l'attaquant tangentiellement aux couches annuelles au moyen d'une lame coupante parallèle à l'axe de la bille, celle-ci étant montée entre pointes et animée d'un mouvement rotatif. Drageon : pousse née de la racine des arbres. Fût : tronc dépourvu de rameaux. Gaule (ou perche) : bois rond, long et mince. Gaulis : massif forestier dont les pousses sont devenues gaules (de 2 à 5 cm de diamètre). Gélivure des chênes : se produit entre - 10 et - 20 oC. Sensibilité augmentée lorsque le froid est précédé d'une période de températures douces, et se prolonge en période de montée de sève. Fente longitudinale de l'écorce au cœur de l'arbre. Part du niveau du sol et monte jusqu'à 2 m de haut. Couleur orangée quand elle est jeune, puis grise. Les chênaies acidiphiles sur sables sont les plus touchées. Ne provoque pas de pourriture. Grume : tronc abattu, ébranché et recouvert ou non de son écorce. Houppier : ensemble des branches et ramilles d'un arbre. Perchis : bas : bois dont les arbres ont de 12 à 15 cm de diamètre (environ 25 ans) ; haut : 15 à 25 cm (50 à 75 ans). Stère : rondins de bois empilés occupant un volume apparent de 1 m3. Généralement, un stère comprend 600 à 700 litres de bois et 300 à 400 de vide. Tranchage : débitage d'une bille en placage avec une lame coupante travaillant comme un rabot, parallèlement à l'axe de la pièce de bois.

Ameublement.   Essences utilisées : feuillus (chêne, merisier, hêtre, noyer, frêne, orme, châtaignier, érable, aulne, peuplier), résineux (pin, sapin, épicéa), bois tropicaux (acajou, teck, tulipier, framiré, ayous, hévéa), rotin (palmier lianescent).

Emballages.   Essences utilisées (en %) : peuplier 50 (fournit sciage, déroulage et contreplaqué), pin (surtout maritime) 15, sapin et épicéa 15, bois divers 20 [dont chêne (4) et châtaignier (1) pour la tonnellerie, et hêtre (7) pour déroulage]. Usages : caisses : 7,1 % du bois d'emballage. Emballages légers : 33. Palette et caisse-palette : 29,3. Emballages sur mesure : 23,3. Tonneaux : 9. En 1940, il y avait 12 000 tonneliers. En 2003, 48 entreprises ont produit 543 000 fûts (65 % destinés à l'exportation), et utilisé 350 000 m3 de grumes de chêne qualité « merrain ».

Trituration.   Bois fragmenté (particules, fibres, sciure) : en vue d'une réagglomération ultérieure avec ou sans liant, en panneaux plats, feuilles ou objets moulés. Trituration du bois faite par découpage en copeaux plats, défibrage mécanique (sur des meules ou disques abrasifs) thermo-mécanique (défibreur) ou chimique (dissolution de la lignine). Utilisé en technique papetière (et cartonnage) ou de panneaux pour désigner la défibration du bois en vue du processus d'obtention de panneaux, du papier ou du carton. Bois pour panneaux agglomérés. Panneaux de fibres durs : sans liant exogène, masse volumique de plus de 800 kg/m3 [« Isorel » (procédé humide)] ; de moyenne densité (MDF : medium density fiberboard) de 650 à 750 kg/m3, avec liant exogène (colles aminoplastes), généralement épais (20 à 30 mm). L'homogénéité de leur structure permet des usinages et le façonnage des chants. Panneaux de particules traditionnels : bois non défibrés mais fragmentés après séchage anhydre, triés et calibrés avant encollage, additionnés de 8 à 10 % de liants : aminoplastes, phénoplastes, isocyanates, etc. Les panneaux sont obtenus par pressage discontinu ou continu. La colle est polymérisée par un apport d'énergie thermique à une température de plus de 100 oC. OSB (Oriented Structure Board) : panneaux de lamelles minces, longues et orientées, conservant la structure originelle du bois (nommés strand) à plat, en couches. Utilisés en murs et planchers.

Bois.  Nécessaire en EBR (équivalent bois rond) pour faire : 1 m3 de sciages : sapin et épicéa 1,43 m3 ; autres résineux, 1,7 ; chêne 2,2 ; peuplier 1,75 ; de feuilles de placage (tranchées ou déroulées) 2 à 2,5 ; contreplaqués 2 ; panneaux de particules 1,2 ; 1 tonne de pâte à papier chimique : 4 à 5 ; mécanique 2,35.

Chauffage.   Composition du bois : partie combustible 45 % (celluloses, hémicelluloses et lignines), oxygène 44, hydrogène 6, azote 1, cendres 1. Humidité : calculée par les industriels dans la masse de bois brute (un bois à 40 % contient 60 % de bois et 40 % d'eau), par les scientifiques par rapport à la masse de bois anhydre [« sur sec » ; un bois à 40 % contient 100 % de bois et 40 % d'eau pour une masse totale de 140 (soit 71,5 % de bois et 28,5 % d'eau pour une masse totale de 100)]. Bois frais de coupe : peuplier : humidité sur sec 100 à 200 %, résineux 100, feuillus 60 à 80. Bois commercialement sec : humidité sur sec d'environ 20 %. Séchage artificiel répandu. Un bois humide peut détériorer les conduits de fumée par goudronnage et bistrage.

Pouvoir calorifique inférieur (pci) : chaleur dégagée par unité de masse sans condensation de l'eau lors de la combustion, ou par le combustible (cas de la combustion à l'air libre). En kcal : résineux 4 400 à 5 000 ; feuillus 4 000 à 4 800 (au m3, le pci des feuillus, plus denses, est plus élevé que celui des résineux) ; briquettes de sciure et copeaux 4 000 à 4 200 ; granulés 4 000 à 4 200.

Pouvoir calorifique d'un stère (en fait 0,44 à 0,63 m3 selon le diamètre des rondins : de 5 à 12 cm) : 1 465 thermies (1 405/1 525).

Comparaisons : 1 t de bois (anhydre) : 18,2 GJ (Gigajoules) [5,06 Mégawattheures ; 0,43 tep (Tonnes équivalent pétrole)] ; (humidité 50 %) : 7,92 GJ (2,20 MWh ; 0,19 tep). 1 t de charbon : 26 GJ. 1 t de fioul domestique : 42 GJ.

Bois de feu (hêtre) : comparaison début et, entre parenthèses, après séchage sous abri 24 mois : humidité sur sec (en %) : 78 (24/15). Masse spécifique (en kg/m3) : 980 (705/690). Pci en thermies/tonne : 2 100 (3 325/3 700) ; en thermies/m3 : 2 055 (2 315/2 545).

Comportement au feu : flamme vers 270 oC. Température au bout de 1/4 d'h : 720 oC ; 1 h : 925 oC ; au maximum : 1 200 oC. Après un temps bref où la température du bois ne dépasse pas 100 oC (par suite de l'humidité), le bois commence à se décomposer (réaction endothermique) en émettant des gaz combustibles (flammes à plus de 1 000 oC) ; une couche de charbon de bois se forme, qui peut continuer à brûler sans apport de chaleur extérieure (réaction exothermique). Ce processus gagne le centre du bois (de 7/10 de mm par min ou 4 à 4,5 cm par h). Pendant ce temps, le bois ne se dilate pas sensiblement et, sous forte épaisseur ou forte section, ne se déforme pas et conserve une résistance mécanique fonction du volume relatif des parties non carbonisées.

Résistance au feu d'un poteau de 2,30 m chargé à 10 t : en chêne (0,15 × 0,15 cm) et en acier à poutrelles (HN 100) : nu 52 min (8 à 10 min), protégé par 1 cm de plâtre 81 (60 à 69), par 2 cm 118 (84 à 95).

Nota : Le métal ne « brûle » pas mais se dilate et s'amollit, la pierre et le béton, incombustibles, se fendent ou éclatent (surtout sous le jet des lances à incendie).

QUELQUES BOIS TROPICAUX

Nom le plus courant (et nom botanique).

Feuillus.   Bois surtout déroulés pour la fabrication de contreplaqué : framiré (Terminalia ivorensis) ; fromagé (Ceiba pentandra) ilomba (Pycnanthus angolensis) ; limba [fraké] (Terminalia superba) ; longhi : (Gambeya, divers) ; obéché [samba, ayous] (Triplochiton scleroxylon) ; okoumé (Aucoumea klaineana) ; ozigo [assia] (Dacryodes buettneri) ; tchitola (Oxystigma oxyphyllum) ; tola (Gosweilerodendron balsamiferum).

Bois de menuiserie courante : azobe (Lophira alata) ; bilinga (Naucluea diderrichii) ; curupixa (Micropholis, divers) ; doussié (Afzelia, divers) ; ipe (Tabebuia, divers) ; iroko (Milicia excelsa) ; bosse (Guarea, divers) ; jatoba (Hymenaea, divers) ; kapur (Dryobalanops, divers) ; kempas (Koompassia malaccensis) ; kosipo (Entandrophragma candollei) ; keruing (Dipterocarpus) ; macaranduba (Manilkara, divers) ; makore (Tieghemella heckelii, T. africana) ; mengkulang (Heritiera, divers) ; meranti [dark red] (Shorea, divers) [light red] ; moabi (Baillonella toxisperma) ; movingui (Distemonanthus benthamianus) ; niangon (Tarrietia, divers) ; padauk (Pterocarpus soyauxii) ; pau amarelo (Euxylophora paraensis) ; sipo (Entandophragma utile) ; tauari (Couratari, divers) ; tatajuba (Bagassa guianensis).

Bois de menuiserie fine, moulures, ébénisterie, ameublement, placages : acajou d'Afrique (Khaya, divers) ; bété (Mansonia altissima) ; bubinga (Guibourtia, divers) ; dibétou (Lovoa trichilioides) ; ébène (Diospyros, divers) ; eyong (Eribroma oblonga) ; seraya [white] (Parashorea, divers) ; mahogany [acajou vrai] (Swietenia, divers) ; palissandre (Dalbergia, divers) ; sapelli [aboudikro] (Entandophragma cylindricum) ; teck (Tectona grandis) ; tiama (Entandophragma angolense) ; balsa (Ochroma lagopus) ; wenge (Milletia, divers).

Résineux.   Klinki (Araucaria asiatique) ; agathis (Agathis divers) ; podocarpus (Podocarpus divers) ; sugi (Cryptomeria japonica) et quelques autres pins (Pinus caribaea, merkusii, etc.).

Certains bois tropicaux sont protégés par la Cites (voir p. 177 b) : palissandre de Rio et bois d'Alerce (classés en annexe I) et l'acajou d'Amérique (Swietenia macrophylla) est classé en annexe II depuis 15-11-2003. En France, le 7-4-2005, le gouvernement a adopté un plan d'action en faveur des forêts tropicales indiquant (circulaire du 5-4-2005) que d'ici à 2010 les achats publics de bois tropicaux devront porter sur des bois écocertifiés ou issus de forêts gérées durablement.

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COEFFICIENTS DE CONVERSION POUR LES BOIS D'INDUSTRIE

Bois 1 Source : Afocel. MV 2 (en kg/m3) Écorce en volume 3 (en %) Taux d'écorce massique (en %) Siccité 4 Foisonnement 5 Masse stère (en kg/st) 6
Épicéa et sapin 790 12 7 47 1,4 500 à 550
Douglas 710 13 7 58  à 1,6 450 à 525
Pin sylvestre 855 15 7 51 1,5 450
maritime 880 25 12 46  à 1,9  à 575
noir 930 16 9 50 1,5 à 1,9 500 à 625
d'Alep 970 13 9 56 1,5 à 2 500 à 650
Chêne 950 19 10 61 1,6 à 2 500 à 600
Hêtre 1 025 10 7 60 1,4 550 à 700
Peuplier 790 17 13 50  à 1,8 450 à 550
Châtaignier 850 12 7 58 1,4 à 1,8 475 à 600

Nota : (1) Tous les cœfficients s'appliquent à des bois d'industrie avec écorce, à l'entrée des usines. (2) Masse volumique brute : masse brute/volume avec écorce (en kg/m3). (3) Taux d'écorce en % : volume d'écorce réel à l'entrée de l'usine (après quelques pertes liées à l'exploitation et au transport)/volume sur écorce × 100. (4) Siccité en % : masse de matière sèche/masse brute × 100. (5) Coefficient de foisonnement : nombre de stères nécessaires pour obtenir 1 m3 réel dans le cas des billons de 2 m. (6) Masse brute du stère (en kg/st) dans le cas des billons de 2 m.




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