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Lundi 15 Mars - Ste Louise
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Altitude en mètres Surface en km2 % de la France
    0 à   100 135 524 25,4
  100 à   250 192 301 36,4
  250 à   500 110 453 20,4
  500 à 1 000 64 730 11,0
1 000 à 2 000 28 830 5,3
+ de 2 000 8 425 1,5

France continentale. Position astronomique.   Entre 42o20' et 51o5' de latitude nord et s'étend de 5o56' de longitude ouest à 7o9' de longitude est.

Points extrêmes.  Nord : plage de Bray-Dunes près de Dunkerque (51o5'27quot2 N.). Sud : montagne de la Bague de Bordeillat, près de Prats-de-Mollo (42o20' N.). Ouest : pointe de Corsen, à l'ouest de Brest (4o47'47quot2 O.). Est : embouchure de la Lauter, nord de l'Alsace (8o1'47quot2 E.).

Distances maximales.  Nord-sud (Dunkerque-Prats-de-Mollo) 973 km ; est-ouest (Lauterbourg-pointe de Corsen) 945,5 km ; nord-ouest-sud-est (pointe de Corsen-Menton) 1 082 km.

On peut inscrire la carte de France dans un hexagone (3 côtés terrestres et 3 maritimes).

Centre géométrique du territoire continental. Cher.   St-Amand-Montrond : colline du Belvédère (tour Malakoff, construite en 1855 à l'initiative du duc de Mortemart) à 314 m. Point de rencontre entre le méridien 2o30'37quot2 E. (équidistant des méridiens de la pointe de Corsen et de l'embouchure de la Lauter) et le parallèle 46o43'17quot2 N. (équidistance entre plage de Bray-Dunes et montagne de Bordeillat). Du fait de la forme allongée de la Bretagne il est excentré vers l'ouest (plus proche de l'Atlantique que de la Suisse), et sa qualité de « centre géométrique » est contestée. Bruères-Allichamps : d'après Adolphe Joanne (1813-81 ; calculs effectués entre 1860 et 1870), le centre de la France est compris entre les 2 latitudes et les 2 longitudes entre lesquelles pourrait s'inscrire la plus petite figure homothétique de la France. Point situé entre 46o51'32quot2 et 46o40'02quot2 N., et 0o et 0o10'33quot2 E. Si l'on suppose un quadrilatère construit avec 4 sommets et dans lequel tient la France, le centre sera l'intersection des 2 médianes. L'une de ces médianes se confond avec le méridien passant par 0o5'15quot2 de longitude est, et l'autre avec le parallèle situé à 46o45'47quot2 N. Au centre du village, borne romaine découverte en 1757 dans un champ voisin. Vesdun : à La Courcière à 8 km de Saulzais, d'après Pierre Vermond (né 1830). Entre les hameaux de « Frappon » et « la Presle » d'après le général Gérin (né 1928) en 1957. À 300 m du point Gérin d'après Georges Dumont (né 1914) en 1966. Près du hameau de Mondan d'après Puisségur (né 1910) en 1976. Dalle de 5 m de diamètre construite en 1984, ayant la forme de la France [sans la Corse mais avec les îles côtières, d'après Jean Denègre (né 1944) et Claude Pilkiewicz de l'Institut géographique national (IGN), qui ont calculé le centre de gravité de 36 452 chefs-lieux de communes affectés d'un coefficient correspondant à leur surface cadastrale terrestre].

Allier.  Chazemais : d'après Georges Dumont en 1966. Même procédé mais en ajoutant la Corse. À 550 m au nord-nord-ouest de Villevendret : borne en pierre. Nassigny : selon l'IGN. Corse comprise. Monument érigé à la brande de Murat.

Superficie.   Totale : 551 602 km2, en comptant les 1 260 îles côtières (2 300 km2) et la Corse (8 747 km2) ; 550 986 en 1946 (avant l'annexion des territoires de Tende et de la Brigue) ; 528 400 de 1871 à 1918 (avant la récupération de l'Alsace-Lorraine) selon les mesures géodésiques de l'IGN (ne descendant pas au-dessous de l'arrondissement). 543 998,03 km2 selon le cadastre (données disponibles pour l'ensemble de la France et pour chaque commune). Ce sont ces dernières données qui ont été retenues ici avec la définition suivante : sont comprises toutes les surfaces du domaine public et privé cadastrées ou non, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus de 1 km2 ainsi que les estuaires des fleuves. Par rapport à l'Europe : 5,5 %. Au 1er rang après la Russie (4 500 000 km2). En 1900 (528 400 km2), au 5e rang après : Russie, Union suédo-norvégienne (760 166), Autriche-Hongrie (622 269) et Empire allemand (540 496). Par rapport aux terres émergées : 0,4 %.

Altitude moyenne.   342 m (Corse exclue 297 m). Lieu habité le plus haut : observatoire du pic du Midi 2 859 m (voir Astronomie, p. 303 c). Communes habitées les plus hautes : Tignes (Savoie) 2 100 m et St-Véran (Htes-Alpes) 2 040 m (église, clocher 207 m).


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CARTOGRAPHIE DE LA FRANCE

XVIe s. Oronce Finé (mathématicien français, 1494-1555) crée Totius Galliae descriptio. Techniques mathématiques encore insuffisantes et méthodes d'arpentage trop coûteuses pour produire une bonne carte. XVIIe s. cartes de régions frontalières [exemple : travaux de Jean de Beins (1577-1651) : le Dauphiné avec passages et cols stratégiques, et plans des principales forteresses]. Sous Louis XIV, travaux topographiques précis conduits par Vauban (1633-1707). 1670 déterminations astronomiques sur le pourtour de la France et mesure d'un arc de méridien. Carte de l'abbé Jean Picard (1620-82) par mesure d'une base et observation des angles d'une chaîne de 13 triangles de Paris à Amiens. Méridienne prolongée au nord par Philippe de La Hire (1640-1718) et au sud par Jean Dominique Cassini (1625-1712), puis Jacques Cassini (1677-1756). 1688 création du Dépôt de la guerre. 1696 organisation d'un corps d'ingénieurs des Camps et Armées, devenus 1726 « ingénieurs géographes des Camps et Armées ». 1718-19 cartes au 1/36 000 des Pyrénées par Roussel et La Blottière. 1735-43 César-François Cassini de Thury (1714-84) fils de Jacques, et l'abbé Nicolas Louis de La Caille (1713-62) vérifient la méridienne. 1744 carte en 18 feuilles des Triangles (19 bases et 800 triangles après achèvement des chaînes de triangulation primordiale et de la 1re chaîne perpendiculaire gravée en 1746-47). 1747-17-7 après la bataille de Lawfeld, Louis XV charge Cassini de Thury de dresser une carte générale du royaume au 1/86 400 (1 ligne pour 100 toises en 180 feuilles, chacune devant représenter un rectangle de 40 000 toises sur 25 000, environ 50 × 80 km). 1756 vente de la première feuille de Cassini. Le trésor royal ne pourra plus aider l'entreprise, une association de 50 membres est constituée et permettra de courir 50 % des dépenses. 1776-91 l'intendant Louis-François Bertier de Sauvigny (1737-89) établit le cadastre de la généralité de Paris. 1784 Jean Dominique, dit Cassini IV (1748-1845) continue le travail de son père César-François. 1791 Jean-Baptiste Delambre (1749-1822) et Pierre Méchain (1744-1804) mesurent sur ordre de la Convention la méridienne de Dunkerque à Barcelone (travaux de 1792 à 1798). Ils complètent les travaux de Cassini et de La Caille en établissant la définition du mètre par rapport à la toise : 1 m = 0,513074 toise. 1793-sept les cartes sont confisquées par la Convention et transférées à l'administration de la Guerre. L'équipe de graveurs est prise en charge par l'État. Il ne reste plus alors que 15 cartes à graver, dont 11 déjà prêtes. La compagnie associée se dissout en 1818.

1802 commission de Topographie. Adoption du système métrique en topographie, du niveau de la mer comme référence pour les altitudes et codification des signes conventionnels. Le Dépôt de la guerre réalise la carte de l'Empereur en 1 exemplaire (420 feuilles au 1/100 000 couvrant une partie de l'Europe). 1807 Napoléon Ier décide la réalisation du 1er cadastre général parcellaire de la France. 1818 début des levés de la carte d'état-major. 1824 adoption des échelles au 1/40 000 pour les levés et 1/80 000 pour la publication de la carte d'état-major. 1870-82 nouvelle mesure de la méridienne de Fr. 1873-78 1ers plans directeurs d'artillerie au 1/10 000. 1889 création du service de Nivellement général de la Fr. 1900 1re version en 10 couleurs de la Fr. au 1/50 000 (seulement région parisienne, une partie des Alpes et frontières de l'Est). 1910 1re carte Michelin de la France au 1/200 000 (47 feuilles), achevée 1913. 1914-18 plans directeurs de guerre au 1/20 000 réalisés par les « Groupes canevas de tir ». 1922 cartes de Fr. au 1/50 000 et au 1/20 000. 1940 achèvement presque total de la triangulation primordiale entreprise en 1898. -1-7 l'Institut géographique national (IGN) remplace le service géographique de l'armée. 1976 série rouge (Fr. en 16 cartes au 1/250 000), verte (74 au 1/100 000), orange (1 093 au 1/50 000). 1978-89 série bleue (2 000 feuilles au 1/25 000). 1989 début de la TOP25. 1995 1re feuille au 1/25 000 issue de la BD Topographique. 2003 fin de la cartographie traditionnelle, passage au « tout numérique ». 2005 CD-Rom Georando

Bases de données (BD). 1986 achèvement de la BD Altimétrique lancée en 1977. 1988-93 constitution de la BD Cartographique à partir des données existantes et des images Spot. Réseaux routiers, ferrés, hydrographiques, EDF, limites administratives, équipements divers, occupation du sol de précision décamétrique (10 m). 1991 BD Topographique : description en 3D du territoire de précision métrique (1 m). 1992 Géoroute (BD Routière) au service du système européen embarqué d'aide à la navigation Carminat (indique les meilleurs itinéraires). 1998 RGE (Référentiel à Grande Échelle) reprenant les composantes topographiques et orthophotographiques en y ajoutant les composantes parcellaires (image du cadastre) et adresse, les 4 couches étant interopérables et de précision métrique (1 m). 1998-2003 BD Orthophotographique : photographie aérienne continue sur le territoire de précision métrique (1 m) ; renouvellement tous les 5 ans. 2004 TOP 25 avec surcharges GPS.

Cartes d'état-major (appelées ainsi parce que les relevés étaient faits par des officiers d'état-major). Origine : 1818 création du « corps d'état-major ». 1831 celui des ingénieurs géographes y est intégré. Réalisations : 1832 1re feuille (Paris) ; 1880 dernière (Corse). 1889 édition de la carte en 965 coupures « type 1889 » en quart de feuille. 1900 publiée en quart de feuille au 1/50 000e et révisée jusqu'en 1952. Révisions 1883 à 1907. Principales dérivées : cartes au 1/320 000 (terminées 1886) en 33 feuilles en hachures ; 1/500 000 en 15 feuilles en couleurs du colonel Prudent ; 1/200 000 en 82 feuilles en couleurs (1880-88) ; au 1/100 000 du ministère de l'Intérieur (service vicinal) dressées à partir de 1878 en 5 couleurs ; 1/80 000 et 1/320 000 géologiques ; carte Michelin en 1910.

Cartes Taride. Origine : 1852 Alphonse Taride édite des itinéraires de promenade, puis le plan du métro parisien et des cartes scolaires. 1986 rachetées par Frédérique Ihmof (seul fabricant français de globes terrestres).



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