quid.fr : le portail de la connaissance universelle et francophone accessible à tous, avec 100% d'informations utiles et fiables.quid - information - la presse en france - quelques dates - 1

Accueil
Rechercher dans
Vendredi 12 Mars - Ste Justine
44_07

Mot clé : s'y rendre dans la page

Abréviations :  ab. : abonnés ; CA : chiffre d'affaires ; ex. : exemplaires ; j. : journal ; jx : journaux ; red. rédacteur ; rep. : reporter(s) ; synd. : syndicat ; voir aussi p. 1471 a.

ANCIEN RÉGIME

Fin XVe s. feuilles volantes, sous forme d'occasionnels (récits d'événements politiques), de canards (événements extraordinaires, faits divers criminels ou merveilleux), de libelles (religieux ou politiques) qui avaient les caractéristiques de la presse, sauf la périodicité. 1611-48 Mercure français (annuel). 1631-janv. Nouvelles ordinaires de divers endroits, 1er périodique français (idée du coiffeur parisien Louis Vendosme). -31-5 le médecin Théophraste Renaudot (Loudun, 1586/Paris, 25-10-1653) les rachète et en fait La Gazette (du vénitien gazetta, petite monnaie), hebdomadaire de 4 pages (23 × 15 cm) tiré à 300/800 ex. (informations officielles sur la santé du roi), deviendra en 1762 l'organe officiel du ministère des Affaires étrangères, sous le titre de Gazette de France. 1665 Le Journal des savants (1re utilisation du mot « journal » en Fr.) créé par François-Eudes de Mézeray (1610-83) et Denis de Salho (notices bibliographiques publiant les Nouvelles de la République des lettres, qui disparaîtront en 1792). 1672 Mercure galant, devenu Mercure de France, fondé par Jean Donneau de Visé (1638-1710), Nouveau Mercure galant (1724), puis Mercure français. Disparu en 1820 ; titre repris 1889 par une revue littéraire. 1777-1-1 Le Journal de Paris : 1er quotidien français, lancé par le pharmacien Cadet de Vaux. 1783 l'Académie obtient la suppression du Journal de Monsieur, rédigé par Geoffroy et l'abbé Royon, à cause du compte rendu insuffisamment respectueux de l'une de ses séances. 1787 environ 50 périodiques à Paris et 30 en province. Exemples : Journal de Trévoux (ou Mémoires de Trévoux, abrégé de Mémoires pour l'Histoire des sciences et des beaux-arts ; 1701-67), Nouvelles ecclésiastiques (1728-1803), Journal historique et politique (1772-92), Journal encyclopédique (1756-1773).

DE 1789 A 1814

1789-19-5 autorisation de publier des périodiques. -26-8 article XI de la Déclaration des droits de l'homme définissant la liberté de la presse. -Mai/déc. plus de 1 500 périodiques dont : Le Journal des débats et décrets [créé 29-8-1789 par Gaultier de Biauzat pour rendre compte des débats de la Constituante et confié à Baudoin, imprimeur de l'Assemblée. 1799 acheté par les frères Bertin, Louis-François, dit l'Aîné (1766-1841) et Louis-François Bertin de Vaux (1771-1842) ; ajout à son titre : des lois du pouvoir législatif et des actes du gouvernement. 1805 Napoléon en fait le Journal de l'Empire, censuré par Fiévée (1805) puis confisqué (18-2-1811). 1814-31-3 Bertin reprend son titre, tirage 27 000 ex. 1815 Cent-Jours : redevient Journal de l'Empire ; après Waterloo : Journal des Débats. 1830 orléaniste. IId Empire dirigé 1854 par Édouard Bertin (1797-1871). 1870 républicain conservateur ; paraîtra jusqu'en août 1944]. Le Moniteur universel. Gazette de France devenue Gazette nationale. Le Journal de Paris. Feuille villageoise. Nombreuses feuilles appartenant à des particuliers : Le Patriote français (Brissot) ; Le Courrier de Provence (Mirabeau) ; Le Journal politique et national (Rivarol) ; Les Révolutions de France et de Brabant (C. Desmoulins) ; L'Ami du Roi (Suleau) ; Les Actes des Apôtres (Peltier) ; L'Ami du peuple (Marat ; 1er no 12-9 sous le titre Le Publiciste parisien, dernier 21-9-1792) ; Le Père Duchesne (Hébert). -Déc. 23 quotidiens à Paris (certains tirent jusqu'à 15 000 ex.). 1792-10-8 la liberté de la presse n'est plus respectée : nombreux journalistes exécutés. Fin des journaux royalistes puis girondins. C. Desmoulins puis Hébert exécutés. 1794-juillet des journaux royalistes reparaissent : La Quotidienne (Michaud) [sous le titre Le Tableau de Paris puis reprend son nom (219 nos du 19-2 au 5-10-1795) ; proscrite, 1 mois ; le Tableau de Paris (7-11-1795/22-3-1796), Bulletin politique de Paris et des départements (23-3/13-4-1796), la Feuille du jour (14-4/21-10-1796), la Quotidienne ou la Feuille du jour (22-10-1796/ 4-9-1797)] ; L'Orateur du peuple (Fréron) et Le Journal des Hommes libres (jacobins) ; Le Tribun du peuple (Babeuf). 1796 plus de 70 périodiques à Paris. Établissement de la censure. 1800-17-12 arrêté ne laissant que 13 journaux parisiens et faisant du Moniteur universel l'organe officiel du gouvernement. 1805 Le Journal des débats redevient Le Journal de l'Empire (voir ci-dessus).

1810 un journal par département. 1811 arrêté ne laissant que 4 journaux à Paris et confisquant leur propriété ; en province, ils traitent la politique par extraits du Moniteur. 1814 parution du Journal de la Corse d'Ajaccio, le plus ancien des journaux français actuels.

DE 1814 A 1914

Restauration.   1814-21-10 journaux et périodiques astreints à demander une autorisation pour paraître ; censure pour non-périodiques. 1815-24-3 (les Cent-Jours) Napoléon abolit censure, direction de la librairie et de l'imprimerie, rétablit la liberté de la presse. La Quotidienne et la Gazette de France soutiennent les conservateurs, Le Journal des débats le gouvernement, Le Constitutionnel (fondé 1815) les libéraux. 1819 Lorilleux met au point l'encrage par rouleau. 1824 Le Globe fondé par l'autodidacte Pierre Leroux (1797-1871) et le Pr Paul-François Dubois (1793-1874) [deviendra l'un des quotidiens les plus opposés à Polignac ; 1831-janv. « organe des saint-simoniens » ; 1832-avril disparaît ; 1837 puis 1845 reparaît ; 1848 absorbé par Le Crédit]. 1827-25-3 loi (applicable à partir du 1-1-1828) multiplie par 2,5 les tarifs de la poste pour les journaux. Pour réduire la surcharge de cette taxe (uniforme quel que soit le format), les quotidiens parisiens augmentent leur format (de 23 × 36 cm à 33 × 45), passent à 3 colonnes et s'ouvrent plus largement à la publicité. Le Temps (fondé 1829 par Jacques Coste) paraîtra jusqu'en 1942. Les ordonnances de Charles X menaçant la liberté de la presse, Le National (lancé 3-1-1830 par Adolphe Thiers (1797-1877), Auguste Mignet (1796-1884), Sautelet et Armand Carrel (8-5-1800/24-7-1836) et La Tribune provoquent la révolution de 1830.

Monarchie de Juillet.   Presse plus libre. Journaux royalistes : Les Débats (14 700 ab. en 1831), Le Constitutionnel (23 000 ab. en 1831), La Presse, Le Voleur [fondé 1828 par Émile de Girardin (1806-81, enfant naturel d'un capitaine de hussards)], La Mode (fondée 1829 par Girardin), L'Avenir de Lamennais (1830-31, catholique), L'Univers [L'Univers religieux fondé 3-11-1833 par l'abbé Jacques-Paul Migne (1800-75), qui l'abandonnera le 8-1-1836 ; change de titre le 20-8-1834, repris mars 1843 par Louis Veuillot (1813-83) ; 4 500 ex. en 1845, 7 000 dans les années 1870], L'Union monarchique (issue févr. 1847 de la fusion de La Quotidienne, La France et L'Écho français). Journaux d'opposition : La Réforme (de Ledru-Rollin), Le Siècle, Le National (dirigé par Armand Carrel resté seul, qui sera emprisonné en 1832 puis mortellement blessé 24-7-1836 lors d'un duel avec É. de Girardin, dir. de La Presse, affecté par un article déplaisant ; républicain modéré à partir de 1832 ; 4 300 ex. en 1846), L'Atelier (ouvrier, fondé 1840 par des disciples de Philippe Buchez, ancien saint-simonien). Légitimistes : la Gazette de France, Journal des connaissances utiles (f. 1831, 132 000 ab.), Musée des familles (f. 1833 par Girardin). 1829 Le Correspondant (revue) fondé (disparu 1843). 1832 Le Magasin pittoresque fondé par Édouard Charton (1807-1890) (mens., puis 1-1-1884 bihebdo.). 1832-35 fondation de l'agence Havas. 1836-1-7 lancement de journaux à 40 F d'abonnement par an au lieu de 80 F (La Presse de Girardin avec un feuilleton quotidien, Le Siècle journal d'opposition de Dutacq ; les autres journaux s'alignent, sauf le Journal des débats), de journaux illustrés [La Caricature (hebdo. f. 1830 par Charles Philippon), Le Charivari (quot. f. 1832 par Philippon, paraît de juin 1832 à 1893, Cham y publiera 150 dessins par an de 1860 à 1879)], de magazines illustrés, de revues savantes (La Revue des Deux Mondes). 1840 La Liberté d'Alexandre Dumas, vendue 1 sou (5 c), est tirée à plus de 100 000 ex. 1847 Hippolyte Marinoni (1823-1904) met au point la presse à réaction qui imprime 8 000 numéros à l'heure, puis en 1867 la rotative qui, en 1900, tire à l'heure 50 000 ex. de 4 pages.

IIe République.   1848-févr./juin liberté presque absolue, 200 titres à Paris. Lois du 12-8-1848, 29-7-1849, 29-7-1850, liberté restreinte. Après le coup d'État du 2-12-1851 ne subsistent que 11 journaux. 1852-23-2 instauration du système des avertissements (imposant aux journaux une autocensure).

Second Empire.   Empire autoritaire (1852-60) : 1852 Nicolas Serrière met au point le clichage qui permet la duplication. Paris, journaux gouvernementaux : Le Moniteur universel, Le Pays, Le Constitutionnel et La Patrie ; catholiques : L'Univers (devenu ultramontain avec Veuillot, supprimé du 29-1-1860 au 16-4-1867 ; tiré à 80 000 ex. ; remplacé par Le Monde) ; Le Siècle de Havin (le plus fort tirage, anticlérical) soutient la politique des nationalités. De 1860 à 1868 : le gouvernement, ne pouvant plus contrôler les journaux, favorise les créations pour affaiblir leur audience [L'Opinion nationale de Guéroult en 1859, Le Temps créé 25-4-1861 par Auguste Nefftzer, dirigé 1872 par Adrien Hébrard (1833-1914), L'Avenir national de Peyrat en 1863, La Liberté acquise par Girardin en 1866, Le Figaro hebdo. créé 1854 par Hippolyte de Villemessant (1812/11-4-1879) devenu bihebdo. en 1856, puis quot. en 1866]. Le Petit Journal (journal à 1 sou : 5 c) créé le 1-2-1863 par Moïse (dit Polydore) Millaud (1813-71), non politique, de demi-format, 4 pages (6 en 1901) ; passa de 25 000 ex. en 1869 à 594 000 ex. le 15-1-1870 (exécution de Troppmann). Le Soleil, quot. lancé 1865 par Millaud [La Lune, mens. puis hebdo., lancé oct. 1865 pour ridiculiser Le Soleil, condamné, cesse 17-1-1868 après 48 numéros, reparaît 26-1-1868 : L'Éclipse], Le Gaulois (quot. fondé 1867). De 1868 à 1870 : la loi du 11-5-1868 supprime l'autorisation préalable et les avertissements. Des titres nouveaux apparaissent, exemples : L'Électeur libre de J. Favre et E. Picard, Le Réveil de Delescluze, Le Rappel inspiré par V. Hugo, La Lanterne (hebdo., du 1-6-1868 à nov. 1869 : 74 numéros, pamphlétaire) et La Marseillaise (quot.) tous deux de Henri Rochefort (31-1-1831/1-7-1913, fils du Mis de Rochefort-Luçay).

Tirages des quotidiens politiques en mai 1870. Le Centre gauche 2 400, La Cloche 10 500, Le Français 4 200, Le Gaulois 35 500, La Marseillaise 5 200, Le National de 1865 : 25 000, Le Parlement 8 300, Paris-Journal 6 500, Le Peuple français 36 300, Le Public 4 400, Le Rappel 39 700, Le Réveil 9 200, Le Soir 2 900.

IIIe République.   Après 1870 papier chiffon remplace le papier à base de pâte de bois : permettra le papier en bobine pour les rotatives. 1874 transcripteur Baudot : transmet plus de 5 000 mots à l'heure. 1879 les journaux louent des fils à l'administration des Postes (télégraphe inventé en 1845). 1881-29-7 loi assurant la liberté de la presse. 1884 La Petite Gironde installe un bureau de rédaction à Paris (grâce au télégraphe). 1886 Oltmar Mergenthaler (1854-99) invente la composition mécanique (la linotype pénètre en France au XXe s.). 1892 Hachette s'intéresse aux messageries de journaux. Tendances : journaux légitimistes : L'Union, la Gazette de France et L'Univers ; bonapartistes : L'Ordre, Le Gaulois, Le Pays et Le Petit Caporal ; orléanistes : Le Français, Le Journal de Paris, Le Soleil ; La Défense sociale et religieuse (où Mgr Dupanloup soutenait Mac-Mahon), Le Journal des débats modéré, Le Rappel radical, Le Temps, Le XIXe Siècle, Le Petit Journal (contrôlé par Girardin), La France et La République française, organe de Gambetta.

Tirages de quotidiens en 1880. Républicains : Le Petit Journal 583 820 (1 000 000 en 1895, antidreyfusard), La Petite République 196 372, La Lanterne 150 531, L'Intransigeant 71 601, La Paix 52 949, Le Petit National 46 837, La France 43 753, Le Petit Parisien (fondé 1879) 39 419, Le Rappel 33 535, La Marseillaise 28 818, Le Nouveau Journal 27 384, Le Temps 22 764. Conservateurs : Le Figaro (avec son supplément) 104 924, Le Petit Moniteur 100 476, Le Soleil 45 190, Le Petit Caporal 25 051, La Petite Presse 22 629, Le Gaulois 14 854, La France nouvelle 14 554, Le Moniteur universel 13 872, L'Univers 10 367.

1900-1914. Grand public : Le Petit Parisien fondé par Louis Andrieux (1840-1931) ; 1er no 16-10-1876, repris 27-2-1877 par Eugène Schnerb [relancé 1888 par Jean Dupuy (1844-1919) ; 1896 : 600 000 ; 1901 : 850 000 ; 1916 : 2 182 000 ex., le plus fort tirage du monde], Le Journal [1er no le 28-9-1892, de Fernand Xau (1852-99) puis Eugène Letellier] et Le Matin [de Maurice Bunau-Varilla (1850-1941), créé 1885]. Presse de qualité du centre : de 15 à 20 c, tous moins de 100 000 ex., Le Figaro conservateur, Le Gaulois monarchiste, Le Journal des débats lu pour ses chroniques, Le Temps journal de référence (1904 : 35 000 ; 12 : 45 000), Excelsior (lancé 16-11-1910 par Pierre Laffitte, racheté 1917 par Paul Dupuy). Presse d'opinion de droite : L'Écho de Paris (fondé 1844, organe de la Ligue des patriotes), L'Éclair, La Libre Parole [fondée 1892, par Édouard Drumont (1844-1917), antisémite], L'Autorité de Paul de Cassagnac (1880-1966), antirépublicain, L'Action française de Charles Maurras (1868-1952) et Léon Daudet (1867-1942), quot. depuis 1908, L'Intransigeant (Rochefort, 1880) ; religieuse : L'Univers (disparaît en 1914), La Croix [des pères assomptionnistes, fondée 1883, 300 000 ex. (et Croix locales 50 000)] ; du centre : La République française, La Patrie, La Presse, La Liberté, Le Siècle, Le XIXe Siècle (plus ou moins de droite) ; radicale : Le Rappel, La Lanterne, Le Radical, Le Voltaire, L'Action (fondée 1903, anticléricale), La Justice (fondée 1880, inspirée par Clemenceau), L'Aurore (1897), L'Homme libre (1913) ; socialiste : Le Cri du peuple [de Jules Vallès (1883-86)], La Petite République (fondée 1880, d'abord rachetée, dirigée par Millerand 1893, Jaurès 1897-1904, Briand 1906), L'Humanité (fondée 1904 par Jaurès). Presse féminine : Fémina (1901), Petit Écho de la Mode (1878, 300 000 ex. en 1900) ; enfantine : Le Petit Français illustré (1889), La Semaine de Suzette (1905), L'Intrépide (1908), L'Épatant (1908) ; intellectuelle : La Revue des Deux Mondes, Le Correspondant, Le Mercure de France, la Revue de Paris [dirigée par Ernest Lavisse (1842-1922)], La Revue blanche [des frères Alexandre (1867-1937) et Thadée (1868-1951) Natanson, 1891-1903], La Nouvelle Revue française (1908), Comoedia (1907). Divers : L'Assiette au beurre (4-4-1901 au 15-10-1913, satirique, socialisante), Gil Blas (grivois), Le Vélo (1er quot. sportif, fondé 1891), L'Auto [fondée 16-10-1900 par Henri Desgranges (1865-1940)], Je sais tout (1905, mensuel), La Science et la Vie (1913). Province : 242 quot. en 1914. Radicaux : Le Progrès de Lyon (1859), Le Petit Marseillais (1868) et La Dépêche de Toulouse. Plus modérés : La Petite Gironde de Bordeaux (1876), L'Écho du Nord (1868). Socialiste : Le Réveil du Nord de Lille (1899). Démocrate-chrétien : L'Ouest-Éclair [lancé 1899 par Emmanuel Desgrées du Lou (1867-1933) et l'abbé Félix Trochu (1868-1950)].

Détacher l'encadré Masquer l'encadré

L'Illustration fondée par J.-B. Paulin (1793-1859) [5 293 numéros ; 4-3-1843 : 1er numéro. 15-2-1845 : 1re bande dessinée (histoire de M. Cryptogame)]. 1884 : la couleur apparaît (litho) ; 1885 : 1re photo publiée (1897 régulières) ; 1907 : 1re photo couleur. Tirage 1847 : 13 400 ex. ; 1848 : 35 000 ; 1900 : 52 000 ; 1915 : 300 000 ; 1921 : 98 000 ; 1929 : numéro sur la mort de Foch 650 000 ; 1930 : 210 000 ; 1938 : 142 000 ; 1940 : 220 000 ; 1944 : 103 000 ; le no 5076 du 15-6-1940 ne fut pas distribué ; dernier no : le no 5292-5293 ; 1944 : procès contre les Baschet (non-lieu 12/19-8) et la Sté d'Illustration (condamnation 5-12). La Petite Illustration créée 1913. Le Monde illustré lancé 18-4-1857, absorbé 1938 par Miroir du Monde, sabordé 1940, reparu de févr. 1945 à 1948, fusionne avec France Illustration (no 1 le 6-10-1945, qui devient mensuel en 1953, disparaît en déc. 1955 et fusionne en 1956 avec Fémina qu'absorbe Réalités qui sera absorbé par Spectacle du Monde 1980).

Tirages en 1912. Paris : Le Petit Parisien 1 295 000, Le Journal 995 000, Le Petit Journal 850 000, Le Matin 647 000, La Croix 300 000, Excelsior 110 000, L'Éclair 77 000, La Liberté 77 000, La Presse 75 000, L'Humanité 63 000, La Petite République 47 000, L'Intransigeant 46 000, La Patrie 46 000, Le Temps 45 000, La Libre Parole 44 000, Le Figaro 36 000, Le Radical 32 000, La Lanterne 28 000, Le Journal des débats 26 000, Paris-Midi 24 000, Le Gaulois 20 000, Le Paris-Journal 18 000, Le Rappel 14 000, La Gazette de France 5 000. Province : plus de 200 000 : Le Progrès (de Lyon), Lyon républicain, L'Ouest Journal (Rennes), La Petite Gironde (Bordeaux), La Dépêche (Toulouse), Le Petit Marseillais ; environ 100 000 : L'Écho du Nord (Lille), La France (Bordeaux).

DE 1914 A 1945

1914-18.   Censure appliquée à partir du 2-8-1914.

1919-39.   Le Petit Parisien (tirage 1 500 000 ex. jusqu'en 1935, ensuite concurrence de Paris-Soir créé 1923 par Eugène Merlot dit Merle). Le Petit Journal devient l'organe des Croix-de-Feu et décroît. Le Matin décroît. Le Journal, acquis par l'agence Havas, reste à plus de 400 000 ex. L'Écho de Paris disparaît en 1937. L'Intransigeant, le plus grand journal du soir des années 1920, décroît après 1931 [Léon Bailby (1867-1954) fonde Le Jour]. Groupe Coty : [François Spoturno (1874-1934), parfumeur d'origine corse] achète 1928 Le Gaulois qu'il fusionne avec Le Figaro acheté 1922 et lance en 1928 L'Ami du peuple (vendu 10 c au lieu de 25, boycotté par les Messageries Hachette et l'agence Havas, tire cependant avec son édition du soir jusqu'à 1 000 000 d'ex.) ; le groupe fut dispersé en 1933. Le Figaro (avec Lucien Romier et Pierre Brisson) retrouvera style et clients habituels. Groupe Prouvost : fondé par Jean Prouvost (1885-1978, industriel du textile soutenu par le groupe sucrier Béghin), achète Paris-Midi en 1924, puis Paris-Soir en 1930 qu'il fait monter de 60 000 à plus de 1 500 000 ex. en 1934 ; crée en 1938 Match (illustré) et Marie Claire (hebdo. féminin). Journaux du centre : Le Figaro. Les Débats. Le Temps [1931 : 68 000 ; des participations de groupes du charbon (Peyerimoff) et de la métallurgie (Wendel, Suez, Rothschild, Comité des assurances) le font pencher à droite avec Émile Mireaux (1885-1969) et Jacques Chastenet (1893-1978)]. Catholiques : La Croix et les périodiques de la Maison de la Bonne Presse. La Vie catholique illustrée (fondée 1924) et L'Aube (fondée 1932 par les démocrates chrétiens). Sept (hebdo., 1934-37). Temps présent (1937-38). De droite : L'Écho de Paris. L'Intransigeant. Le Petit Journal (après 1937). L'Ami du peuple. L'Ordre. L'Écho national (André Tardieu, 1919-34). La Liberté (reprise par Taittinger, puis 1937 organe de Doriot). L'Action française (condamnée par le Vatican en 1926). Candide (fondé 1924, dirigé par Jacques Bainville (1879-1936), puis Pierre Gaxotte (1895-1982), plus de 500 000 ex. en 1937). Je suis partout [1er no le 29-11-1930, fondé par Jean Fayard (1902-78), dir. Pierre Gaxotte (1895-1982) ; groupe Claude Jeantet (1902-82), dessinateur Ralph Soupault, etc.), 1936 racheté à Fayard, devient fasciste et antisémite, Robert Brasillach (31-3-1909/6-2-1945) rédacteur en chef (26-6-1937/sept. 1943), suspendu mai 1940 (campagne contre Reynaud), reparaît 7-2-1941, collaborateur, atteint parfois 100 000 ex., sept. 1943 Pierre-Antoine Cousteau (1906-58), rédacteur en chef, et Lucien Rebatet assurent la direction ; suspendu par Laval 28-7-1944, reparaît une fois le 16-8]. Gringoire [fondé 1928, dirigé par Horace de Carbuccia (1891-1973), 800 000 ex. en 1937]. Noir et Blanc (1er no le 22-4-1934, éd. Albin Michel). De gauche : Le Quotidien (d'Henry Dumay, fondé 1922, atteint 380 000 ex., puis chute après 1926). L'Œuvre [fondée 1902, plus de 200 000 ex. avec Jean Piot et Geneviève Tabouis (23-2-1892/22-9-1985), influencée par Marcel Déat (1894-1955) après 1936]. Radicaux : L'Ère nouvelle, La République et La Dépêche de Toulouse. Communistes : L'Humanité (1920 : 150 000 ex., 1939 : 350 000), Ce Soir (fondé 1937). Socialistes : Le Populaire (dirigé par Léon Blum, important vers 1936), Marianne (1932, Gallimard, Emmanuel Berl (1892-1976), dir. janv. 1937, 150 000 ex.), La Lumière (1927), Vendredi (1934, Jean Guehenno (1890-1978), André Chamson (1900-83) ; organe de combat du Front populaire). Satiriques : Le Canard enchaîné hebdo. (1915). Ric et Rac hebdo. (1935 : 340 000 ex.), L'Os à moelle [(mai 1938 au 31-5-1940), de Pierre Dac (1893-1975), hebdo + de 400 000 ex.], Rire. Grivois : La Vie parisienne (1862), Le Sourire, Frou-frou (1923), Séduction (1933), Vénus (1936). Cinéma : Ciné Magazine (1920-33), Ciné Miroir (1922), Mon Film (1923), Film complet (1925), Cinémonde (1927), Commercial : Vendre (nov. 1923, Étienne Damour).

Tirages en 1939. Paris : Paris-Soir 1 739 594, Le Petit Parisien 1 422 401, Le Journal 411 421, L'Humanité 6 349 587, Le Matin 312 597, Ce Soir 6 262 547, L'Œuvre 7 236 045, Le Jour-L'Écho de Paris 2 183 844, Le Petit Journal 5 178 327, Le Populaire 11 157 837, La Croix 8 140 000, L'Intransigeant 134 462, Excelsior 132 792, Paris-Midi 102 000, Le Figaro 80 604, L'Époque 10 80 000, Le Temps 68 556, L'Information 50 000, L'Action française 9 45 000, La Liberté 12 30 000, Le Journal des débats 2 25 000, L'Aube 8 15 000, Le Peuple 13 15 000, La République 3 15 000, L'Homme libre 2 5 000, Le Petit Bleu 2 5 000, L'Ordre 14 5 000. Province : L'Ouest-Éclair (Rennes) 2 350 000, La Petite Gironde (Bordeaux) 2 325 000, L'Écho du Nord (Lille) 2 300 000, La Dépêche de Toulouse 3 260 000, Le Progrès de Lyon 3 220 000, Le Réveil du Nord (Lille) 4 200 000, Le Petit Dauphinois (Grenoble) 2 200 000, La France de Bordeaux 3 180 000, Le Petit Marseillais 2 150 000, Les Dernières Nouvelles de Strasbourg 2 150 000, L'Est républicain (Nancy) 2 140 000, La Presse réunie (12 quot. alsaciens) 1 140 000, La Dépêche du Centre (Tours) 3 140 000, L'Éclaireur de Nice (plus édition du soir) 2 130 000, Le Nouvelliste de Lyon 1 130 000, Le Petit Provençal 3 120 000, La Tribune républicaine (St-Étienne) 4 120 000, L'Éclaireur de l'Est (Reims) 3 100 000, Le Courrier du Centre (Limoges) 2 100 000.

Nota : (1) Démocrate. (2) Modéré. (3) Radicalisant. (4) Socialisant. (5) Devenu l'organe du PSF (Parti social français, Croix-de-Feu). (6) Communiste. (7) Radical de gauche. (8) Catholique. (9) Monarchiste. (10) Droite antimunichoise. (11) Socialiste. (12) PPF (Parti populaire français) de Doriot. (13) Syndicaliste. (14) Indépendant antimunichois.

1939-45.   Zone Sud : la plupart des journaux se replient à Lyon (Le Figaro, L'Action française, Le Journal, Le Temps). Sauf L'Action française, la plupart se saborderont en 1942 après l'invasion de la zone Sud (Le Figaro le 20-11, Le Temps le 29-11). La Croix continue à paraître à Limoges jusqu'au 21-6-1944, mais résiste le plus possible aux ordres de Vichy. Paris-Soir, sabordé le 12-11-1942, contraint à reparaître, disparaîtra le 25-5-1943 (édition de Toulouse fin 1943). Zone Nord : les Allemands font reparaître la plupart des grands régionaux et favorisent à Paris la reparution de journaux collaborationnistes [Le Matin 17-6-1940, Le Petit Parisien 8-10, Paris-Soir 26-6, L'Œuvre (Déat) 24-9, Le Cri du peuple (Doriot), Les Nouveaux Temps (Jean Luchaire) le 1-11] et d'hebdomadaires comme Signal (traduit de l'allemand), Au Pilori, Je suis partout (300 000 ex. en 1944).



Liens promotionnels


(*) quid.fr = 1,000,000 de visiteurs par mois (source DART)


Grands thèmes d'actualité vus par quid.fr

Départements

A

B

C

D

E

F

G

H

I

J

L

M

N

O

P

R

S

T

V

W

Y

Itinéraires routiers

Table du chapitre Quid 2007

L'information

Journaux

Agences de presse

Presse étrangère

La presse en france

Publicité

Radiodiffusion et télévision dans le monde

Radiodiffusion et télévision en france

Budget

Effectifs

L'encyclopédie quid

Masquer toutes les tables