quid.fr : le portail de la connaissance universelle et francophone accessible à tous, avec 100% d'informations utiles et fiables.quid - médecine - quelques dates - quelques dates

Accueil
Rechercher dans
Vendredi 12 Mars - Ste Justine
13_01

Mot clé : s'y rendre dans la page

Voir aussi les mots-clés liés

Antiquité.   Avant J.-C. médicaments et posologie cités sur une tablette sumérienne. En Égypte (2500) : 1er traité de chirurgie connu. Babylonie (Irak actuelle) [vers 1755] : code d'Hammourabi décrit 300 prescriptions légales, dont une douzaine relatives à la médecine. En Grèce : Asclepios (vers 1300), déifié après sa mort. Hippocrate (vers 460-vers 377 ; De la maladie sacrée) : médecine pragmatique (interrogatoire et examen du malade) ; théorie de l'équilibre des 4 humeurs (sang, lymphe ou phlegme, bile jaune, bile noire ou atrabile) perturbé par le mal ; agents antipyrétiques (basse température) ; prescriptions médicamenteuses à base de substances minérales, végétales et animales ; pratique des saignées, cautères, purgatifs et vomitifs. Platon (428-vers 348) attribue un rôle majeur dans le fonctionnement de l'organisme au souffle vital ou pneuma (d'où l'École des pneumatistes). Progrès de l'anatomie avec l'École d'Alexandrie. Hérophile de la Chalcédonie (vers 330) : étude du système nerveux et des méninges ; siège de la pensée dans le cerveau. Érasistrate de Cos (vers 310-vers 250) dit « l'Infaillible » : rôle primordial du sang dans le corps humain. Après J.-C. à Rome, le Grec Galien (131- vers 201) définit le système des 4 complexions ou tempéraments et prône l'expérimentation. Anesthésie locale (feuilles de mandragore) décrite par Pline l'Ancien (23-24/79).

Moyen Age.   Médecine : peu d'évolution des pratiques. Transmission du savoir antique par les Byzantins, héritiers d'Hippocrate (Oribase 325-403, Alexandre de Tralles, 525-605, dit « le Médecin par excellence »), et par les médecins juifs (prescriptions d'hygiène) dispersés en pays musulmans et chrétiens. A Séville et Cordoue, Abū al-Walid ibn Ruchd, dit Averroès (1126-98), décèle le rôle de la rétine dans la vue, observe que la variole n'atteint qu'une fois le même individu. Rôle important des moines : 1ers jardins botaniques et pharmaceutiques, fondation d'hôpitaux (France : Lyon 542 ; Paris, St-Julien-le-Pauvre 577, Hôtel-Dieu 650). Diagnostic basé sur inspection visuelle du malade, palpation du pouls (sphygmologie) et examen des urines (uroscopie). THÉRAPEUTIQUE : régime alimentaire (dit diète), bains, médicaments pris dans les 3 règnes de la nature (dont pierres précieuses en raison de leurs fonctions magiques). PRINCIPALES MALADIES : lèpre ; variole ; peste (apparue en Europe en 1346, d'où l'institution de la quarantaine). Chirurgie : progrès dans le traitement des maladies externes (tumeurs, hernies...). Extraction des calculs de la vessie, suture des plaies, réduction de fractures et luxations, amputations, opérations de la cataracte, trépanations. Anesthésiques empiriques avec des éponges imbibées de suc de pavot (opium) ou de haschich. Dissections de cadavres, mais sans observations anatomiques précises. A Cordoue, Abul Kasim al-Zarahwi, dit Aboulcassis (936-1013), considère que médecine et chirurgie relèvent du même art et perfectionne l'instrumentation. En France, 1re « extraction de la pierre » en 1474 sur un archer condamné à mort, gracié après cette réussite.

Renaissance.   Médecine : Jean Fernel (Fr., 1497-1558) : privilégie l'observation et la déduction, mais considère toujours la médecine comme une branche de la philosophie. Girolamo Frascator (It., 1483-1553) nomme la syphilis (1530) et décrit la contagion directe ou indirecte. Paracelse (Suisse, 1493-1541) inaugure chimie pharmaceutique ou médecine spagyrique, préconise l'emploi de métaux et métalloïdes, mais reste attaché à l'alchimie et à l'astrologie médiévales (correspondance entre planètes, métaux et viscères). La dissection est réglementée. 1490 : à Padoue, 1er amphithéâtre d'anatomie. 1491 : 1res planches anatomiques. 1543 : De humani corporis fabrica de l'anatomiste flamand André Vésale (1514-64) paraît à Bâle. 1552 : Miguel Servet de Villanova (Esp., 1509-53) découvre la circulation pulmonaire. THÉRAPEUTIQUE : elle évolue peu. Apports de la flore du Nouveau Monde (teinture de gaïac dans le traitement de la syphilis). Progrès de la balnéothérapie. Verres concaves pour les myopes. Disparition des léproseries. Chirurgie : Ambroise Paré (Fr., 1509-90) abandonne la cautérisation des plaies. Pierre Franco (Fr., 1500-61) père de la chirurgie plastique, herniaire et urinaire (il publie son traité La Chirurgie en 1556). Gaspare Tagliacozzi (It., 1545-99) répare le nez avec un lambeau cutané pris au bras.

XVIIe s.   Médecine : découverte de la circulation du sang (1628) par William Harvey (Angl., 1578-1657) [contredite par Gui Patin (Fr., 1601-72) et les « anticirculateurs » ; pour Harvey, le mouvement circulatoire est parfait, selon l'enseignement d'Aristote], et de la circulation du système lymphatique (1661) par Jean Pecquet (Fr., 1622-74) ruinent le système d'Hippocrate (voir p. 71 a). Microscope mis au point par Antonie Van Leeuwenhoek (Holl., 1632-1723) [1673 : observe les bacilles ; 1675 : découvre protozoaires et globules ; 1677 : spermatozoïdes ; 1683 : bactéries], d'où débuts de la microbiologie par Pierre Borel (Fr., 1620-89) et de l'histologie, étude descriptive des tissus vivants, par Marcello Malpighi (It., 1628-94). 1673 : Reinier De Graaf (Holl., 1641-73) découvre le follicule ovarien. Les médecins se divisent en iatro-physiciens (qui étudient le corps uniquement en fonction des règles de la physique) et iatro-chimistes (qui assimilent les transformations de l'organisme à des opérations chimiques connues). NOUVELLES MALADIES : fièvre jaune (vomito negro) importée des Indes orientales ; diphtérie, sous les formes angineuses et laryngées. THÉRAPEUTIQUE : introduction en Europe du quinquina (vers 1640) et de l'ipéca. 1667 : 1re transfusion (voir encadré p. 84). Résultats décevants (ignorance des anticoagulants et de la prophylaxie des accidents d'hétérotransfusion). Chirurgie : progrès de l'obstétrique avec le forceps de Peter (1601-83) et Hugh (1630-1720) Chamberlen (Angl.). Traitement de la cataracte par refoulement du cristallin dans la chambre antérieure de l'œil.

XVIIIe s.   Médecine : les vitalistes (en France, école de Montpellier) s'opposent aux mécanistes qui expliquent la vie par de simples phénomènes physiques et chimiques. De nombreux systèmes classent les maladies comme les plantes en botanique. Naissance de la physiologie moderne, fruit de l'expérimentation [pionniers : le moine Lazzaro Spallanzani (It., 1729-99), Albrecht von Haller (Suisse, 1708-77)] ; de l'anatomie pathologique avec Giambattista Morgagni (It., 1682-1771). 1762 : découverte des microbes par Marcus Anton von Plenciz (Autr., 1705-86). 1774 : Joseph Priestley (Angl., 1733-1804) isole l'oxygène ; 1776 : découvre l'acide nitreux. 1770-80 : Antoine Lavoisier (Fr., 1743-94) utilise l'oxygène pour l'assistance respiratoire. Politique sanitaire [1779 : Johann-Peter Franck (Autr., 1745-1821) publie le Système de politique médicale]. 1788 : apparition de la médecine sociale (aveugles, sourds-muets, femmes enceintes, enfants en bas âge et hygiène hospitalière) [Jacques Tenon (Fr., 1724-1816)]. Lutte contre épizooties et épidémies, en particulier la variole combattue par la variolisation (1718), puis par la vaccination [Edward Jenner (Angl., 1749-1823), 1re vaccination le 14-5-1796 sur Edward Phipps, 8 ans], pratiquée en Chine depuis des temps très anciens : on prisait de la poudre de croûtes de pustules de varioleux en voie de guérison. Méthode présentant des dangers. Importée en Turquie et de là en Angleterre par lady Mary Wortley Montagu (femme de l'ambassadeur d'Angleterre en Turquie). 1733 : la pression artérielle est supérieure à la pression atmosphérique [Stephen Hales (Angl., 1677-1761)]. Chirurgie : 1743 : création en France de l'Académie royale de chirurgie. Perfectionnement et diffusion du forceps (André Levret, Fr., 1703-80 et William Smellie, Angl., 1697-1763). 1781 : Jean-Louis Baudelocque (Fr., 1746-1810) écrit un Traité des accouchements. Naissance de l'odontologie-stomatologie par Pierre Fauchard (Fr., 1678-1761) avec l'introduction des dents à tenon, bridges et prothèses ; de l'ophtalmologie opératoire (extraction du cristallin dans les cataractes). Découverte de voies inédites pour l'extraction des calculs de la vessie. Débuts de la neurochirurgie. Pierre Joseph Desault (Fr., 1744-95) forme ses disciples à l'observation.

XIXe s. (1re moitié).   Médecine : 1805 : découverte de la morphine par Friedrich Serturner (All., 1783-1841). 1819 : Rudolph Brondes isole l'atropine. 1820 : découverte de la quinine par les Français Pierre Pelletier (1788-1842) et Joseph Cavantou (1795-1877). 1830 : Johannes Müller (All., 1801-58) découvre les protéines. 1833 : enzyme isolé par Anselme Payen (Fr., 1795-1871) et Jean-François Persoz (Fr., 1805-68). 1820 : Louis XVIII crée l'Académie de médecine. Fusion de la médecine et de la chirurgie. Avec Gaspard-Laurent Bayle (Fr., 1774-1816) et Théophile-René Laennec (Fr., 1781-1826, inventeur du stéthoscope en 1815) la méthode anatomo-clinique est relayée par la méthode numérique. Pierre-Charles-Alexandre Louis (Fr., 1787-1872) introduit une nouvelle sémiologie (percussion, auscultation) qui permet le diagnostic de la lésion sur le vivant ; Pierre Bretonneau (Fr., 1778-1862) y ajoute le concept de spécificité. Ainsi sont isolées tuberculose pulmonaire, diphtérie et fièvre typhoïde. Chirurgie : désinfection des plaies : Antoine Labarraque (Fr., 1777-1850) ; développement de la chirurgie de guerre. CHIRURGIENS RÉPUTÉS : France : Dominique Larrey (1766-1842), Joseph Récamier (1774-1852), Guillaume Dupuytren (1777-1835), Jacques Lisfranc (1790-1847), Joseph Malgaigne (1806-65), Auguste Nélaton (1807-73) ; Angleterre : sir Astley Cooper (1768-1841) et James Symes (1799-1860) ; Allemagne : Bernard von Langenbeck (1810-87) ; USA : Jack Marion Symes (1813-83). Les acquisitions chirurgicales (désarticulation des membres, chirurgie plastique) sont freinées par le développement de l'infection hospitalière. Progrès de la chimie analytique ou extractive (morphine isolée dès 1805, synthèse de l'urée 1828). Invention des comprimés, cachets, ovules, suppositoires.

(2de moitié). Médecines de laboratoire, expérimentale et micrographique, surclassent la médecine purement anatomo-clinique avec François Magendie (Fr., 1783-1855), Claude Bernard (Fr., 1813-78) et Rudolph Virchow (All., 1821-1902 qui, en 1858, introduit la pathologie cellulaire). Notions de phlébite et d'embolie. 1859 : découverte des grandes fonctions biologiques : ovulation, fécondation, circulations locales, sécrétions internes [fonction de la glande adrénale par Alfred Vulpian (Fr., 1826-87)]. Connaissance du mécanisme de l'inflammation [diapédèse par Julius Conheim (All., 1839-84) en 1872 ; phagocytose par Ilia Metchnikov (Russe, 1845-1916)] ; physiologie de la mécanique cardiaque et de la circulation par Carl Ludwig (All., 1816-93). Louis Pasteur (Fr., 1822-95) et Robert Koch (All., 1843-1910) créent la bactériologie et les concepts de maladie microbienne, d'immunité, de vaccination et de sérothérapie. On utilise : thermomètre, sphygmomanomètre [1867 : sphygmographe d'Étienne Marey (Fr., 1830-1904), mesurant les contractions cardiaques] ou appareil de prise de la pression artérielle (en 1889) [Pierre Potain (Fr., 1825-1901), s'opposant à Félix Ponchet]. Seringues à injections hypodermiques (en 1853) et intraveineuses, électricité médicale [Guillaume Duchenne de Boulogne (Fr., 1806-75)]. 1ers laboratoires cliniques, en 1868, permettant la recherche de la glycosurie et de la protéinurie, la numération des globules sanguins, le sérodiagnostic (en 1896) [Fernand Widal (Fr., 1862-1929)] et l'hémoculture (en 1902). Découverte des rayons X (en 1895) par Wilhelm Röntgen (All., 1845-1923) et du radium (en 1898) par Pierre (1859-1906) et Marie (1867-1934) Curie (Fr.). Naissance de la médecine légale avec Mateo Orfila (Fr. d'origine espagnole, 1787-1853), créateur de la pharmacologie, Ambroise Tardieu (Fr., 1818-79) et Paul Brouardel (Fr., 1837-1906). Maladies neurologiques : plusieurs décrites par Jean Martin Charcot (Fr., 1825-93). Développement de l'étude des lésions cérébrales avec Jean-Baptiste Bouillaud (Fr., 1796-1881) et Paul Broca (Fr., 1824-80) qui détermine le rôle spécifique des différentes zones du cerveau et du cervelet. En 1875 : mise en évidence de l'activité électrique du cerveau par Richard Caton (Angl., 1842-1926). 1887 : 1er électrocardiogramme humain enregistré par Augustin Désiré Waller (Brit., 1856-1922).

Chirurgie : découverte de l'anesthésie générale au protoxyde d'azote (en 1844) par Horace Wells (Amér., 1815- 48) ; à l'éther (en 1846) par William Thomas Morton (Amér., 1819-68) ; au chloroforme (en 1847) par James Young Simpson (Angl., 1811-70), en dépit d'Alfred Velpeau (Fr., 1795-1867) qui croit à la nécessité de la douleur opératoire ; et épidurale (en 1885) par James Leonard Corning (Amér., 1855-1923), Crawford Long (Amér., 1815-78), Gardner Cotton (Amér., 1814-70), Charles Jackson (Amér., 1805-80). Lutte contre l'hospitalisme en 3 temps : hygiène hospitalière, antisepsie chimique listérienne (1867) de Joseph Lister (Angl., 1827-1912) et asepsie physique pasteurienne (vers 1880) de Louis Pasteur généralisée par Octave Terrillon (Fr., 1844-95) et Félix Terrier (Fr., 1837-1908). Conquête de l'hémostase par la notion de circulation collatérale [Luigi Porta (It., 1800-75)] et introduction de la pince hémostatique par Eugène Kœberlé (Fr., 1828-1915), Jules Péan (Fr., 1830-98) et Théodor Kocher (Suisse, 1841-1917). Gants stériles en caoutchouc imposés par William Halsted (Amér., 1852-1922). Essor de la chirurgie gynécologique [ovariectomie (en 1863) par Eugène Kœberlé], puis abdominale [pylorectomie (en 1879) par Jules Péan et gastro-entérostomie (en 1881) par Anton Wölfler (All., 1850-1917)]. Apparition des spécialités (urologie, ophtalmologie, orthopédie, oto-rhino-laryngologie, gynécologie).


Détacher l'encadré Masquer l'encadré

Anesthésie « à la reine » ou au chloroforme employée en 1835 par le gynécologue James Simpson pour la naissance de Léopold, fils de la reine Victoria. En France, on utilisa longtemps le masque mis au point par le chirurgien Louis Ombredanne (1871-1956).

XXe s. (1re moitié).   Psychologie : Ivan Pavlov (Russe, 1849-1936) prouve qu'il y a 2 types de réflexes : innés et conditionnels. Médecine : la biochimie transforme la physiologie. Découvertes : adrénaline : 1901, par Jokichi Takamine (Jap., 1854-1922), d'après les travaux d'Edward Sharpey Schafer (Angl., 1850-1935) et de George Oliver (Angl., 1841-1915) ; notion d'hormone : 1902, William Bayliss (Angl., 1860-1924) et Ernest-Henry Starling (Angl., 1866-1927) [pallie les troubles dus à un déficit de sécrétion interne] ; anaphylaxie (augmentation de la sensibilité de l'organisme envers une substance en lui administrant, par injection ou ingestion, une dose minime) : 1902, Charles Richet (Fr., 1850-1935) et Paul Portier (Fr., 1866-1962) ; allergie : 1906, Clemens von Pirquet (Autr., 1874-1929) ; notion de vitamine : 1912, Casimir Funk (Pol., 1884-1967) [explique les maladies de carence : béribéri, scorbut, rachitisme, héméralopie] ; thyroxine : 1914, Edward Calvin Kendall (Amér., 1886-1972) ; glande pituitaire : 1921, H. McLean-Evans (Amér., 1882-1971) ; insuline : 1921, Frederick Banting (Can., 1891-1941) et Charles H. Best (Can., 1899-1978) ; progestérone : 1929, George Washington Corner (Amér., 1889-1981) et Edgar Allen (Amér., 1892-1943) ; testostérone : 1929-35, Leopold Stephen Ružička (Suisse, 1887-1976) ; androstérone : 1931, Adolf Butenandt (All., 1903-95) ; sulfamides : 1935, Gerhard Domagk (All., 1895-1964) ; tubocurarine : 1935, Harold King ; antihistamine : 1937, Hans Staub (Suisse) et Daniel Bovet (Suisse, 1907-92) ; transmission biochimique des réactions du système nerveux : 1936, Otto Loewi (Amér., 1873-1961). Traitements : chimiothérapie : 1903-12 par Paul Ehrlich (All., 1854-1915) [(novarsenobenzol) pour soigner la syphilis] ; radiumthérapie : 1910 par Dominici (Fr., 1877-1919) et radiothérapie pénétrante pour traiter le cancer. 1er vaccin vivant : 1921, Albert Calmette (Fr., 1863-1933) et Camille Guérin (Fr., 1872-1961), contre la tuberculose. Examens : électrocardiographie [1901, Willem Einthoven (Holl., 1860-1927)] et électroencéphalographie [1929, Hans Berger (All., 1873- 1941)] augmentent la précision du diagnostic, comme la nouvelle sémiologie biochimique et les progrès de la radiologie. Chirurgie : découverte des groupes sanguins (1900) par Karl Landsteiner (Autr., 1868-1943, prix Nobel 1930), permet la transfusion. Succès de la chirurgie aseptique limités par les maladies opératoires. Pendant la guerre de 1914-18, la traumatologie progresse. L'aspiration et le bistouri électriques, la motorisation des instruments de chirurgie osseuse et crânienne et l'enrichissement de l'arsenal chirurgical facilitent l'acte opératoire sous anesthésie locale, tronculaire, rachidienne ou générale.

(2de moitié). Médecine : la guerre de 1939-45 répand la réanimation-transfusion, l'anesthésie générale par intubation et l'usage des antibiotiques [dont la pénicilline découverte en 1928 par sir Alexander Fleming (Angl., 1881- 1955) ; début de la fabrication industrielle en 1943] et de la streptomycine [découverte (en 1944) par Selman Abraham Waksman (Amér., 1888-1973)] contre le bacille de Koch. Hémodialyse (rein artificiel) en 1942 par Willem Johan Kolff (Néerl., né 14-2-1911). Le microscope électronique permet de voir organites cellulaires, virus, certaines molécules, etc. et contribue à l'essor de disciplines comme la virologie et la pathologie moléculaire [1re maladie moléculaire connue : l'anémie à hématies falciformes (1949)]. Utilisation de la cortisone découverte (en 1948) par Edward Kendall (Amér., 1886-1972), Philip Showalter Hench (Amér., 1896-1965) et Tadeusz Reichstein (Suisse, 1897-1996). Biochimie : l'association de la biochimie et de la génétique explique les erreurs innées du métabolisme (alcaptonurie, etc.). Les nouveaux médicaments (anticoagulants, corticoïdes antirhumatismaux, contraceptifs, médiateurs chimiques du système nerveux, inhibiteurs d'enzymes) transforment le pronostic de nombreuses maladies. L'insuline est produite synthétiquement (1982). Psychopharmacologie (en 1952). Chimiothérapie du cancer associée à la chirurgie, à la cobalthérapie et à la radiothérapie isotopique. En septembre 1996, télémédecine par satellite entre Italie et Bosnie. Chirurgie : diagnostic plus précis grâce à la laparoscopie (dispositif optique permettant d'observer à l'intérieur de la cavité abdominale les organes qui s'y trouvent), l'angiographie (radiographie des vaisseaux après injection d'une substance opaque aux rayons X), la scintigraphie (après injection d'une substance radioactive dans un organe, on obtient une image sur une surface photosensible), l'échographie [depuis 1980 on utilise la réflexion (écho) des ultrasons dans les organes], la tomographie [mise au point 1915 par André Bocage (Fr., 1892-1953), permet d'obtenir l'image radiographique d'un plan à un niveau choisi d'une région du corps], et la scanographie [en 1971 par Godfrey Hounsfield (Angl., 28-8-1919/12-8-2004) ; utilise des rayons X, mais la plaque photographique est remplacée par des capteurs électroniques]. L'imagerie à résonance magnétique nucléaire (IRM, en 1971), qui repose sur l'analyse du comportement des électrons dans un organisme soumis à un champ magnétique intense, permet d'obtenir des images anatomiques précises sans utiliser de radiations ; on l'utilise en chirurgie assistée par ordinateur pour actualiser le modèle préopératoire au cours de l'opération et contrôler la position du scalpel. Le système Expert (1er : Lendral, 1971) utilise l'intelligence artificielle pour le diagnostic médical. Exérèses de plus en plus larges suivies de mise en place de prothèses ou d'organes transplantés (cœur, rein, poumon et foie). Des immunodépresseurs empêchent les rejets. La microchirurgie permet des interventions plus précises sur les organes des sens et le cerveau ; elle facilite les transplantations de segments de membres, de peau et d'organes. La robotisation permet d'opérer assis et à distance : des instruments virtuels commandent un télé-effecteur via un ordinateur qui analyse et améliore les gestes (précision manuelle : 1 mm, robotique : 0,1 mm) ; l'anatomie du patient est reproduite en 3D à partir de l'imagerie médicale produisant des coupes en 2D : réalité virtuelle. 1re expérimentation en 2001 (voir ci-dessous). Le laser pourrait remplacer les points de suture et les agrafes par une « biosoudure », les « colles » biologiques n'assurant pas toujours une étanchéité suffisante.

Génétique : James Watson (Amér., né 6-4-1928) et Francis Crick (Angl., 8-6-1916/28-7-2004) découvrent la structure de l'ADN (1953) qui code mais aussi transmet l'information génétique. L'inventaire du génome humain (mené à terme début 2001 ; voir à l'Index) permet de dépister les maladies héréditaires et certaines prédispositions morbides dès la vie intra-utérine. Le génie génétique permet de fabriquer des médicaments dans des bactéries. La thérapie génique [testée dans le traitement de cancers (65 % des essais), mucoviscidose ou myopathie et certaines maladies génétiques : 500 protocoles impliquant 3 500 patients dans le monde de 1989 à 2001 ; Gesse Gelsinger, 18 ans, est décédé le 17-9-1999 au cours d'une thérapie dans un hôpital de Philadelphie, ainsi qu'un volontaire, suite à l'injection directe dans le cœur d'un gène, en octobre 1998] utilise des gènes comme médicaments. 1er succès : 2 « enfants-bulles » ont pu quitter leur bulle en avril 2000 (traitement en février 1999 à 8 et 11 mois, hôpital Necker, Paris) [voir p. 136 c]. Jusqu'à présent, on a cherché à faire entrer un nouveau gène dans les cellules déficientes. Une autre voie serait de corriger le gène défectueux dans toutes les cellules. Un transporteur (virus modifié ayant perdu toute virulence, liposome ou petite sphère à base de lipides) s'introduirait dans la cellule, apportant une copie du gène manquant ou défectueux. Cependant, durant plusieurs années, on pourra dépister des « susceptibilités génétiques » sans pouvoir pour autant soigner les maladies correspondantes. Les thérapies cellulaires sont étudiées pour utiliser les cellules embryonnaires, fœtales ou souches pour remplacer cellules, tissus et organes défaillants. 1er essai : greffe autologue de cellules formatrices de myéline dans le cerveau d'une femme de 53 ans souffrant de sclérose en plaques (université Yale, Connecticut, USA ; Dr Timothy Vollmer) ; affections concernées : maladies cardiovasculaires, auto-immunes, d'Alzheimer, de Parkinson, diabète, ostéoporose, cancer, brûlures graves, lésions de la moelle épinière, malformations congénitales.

XXIe s.   Greffe du 1er cœur totalement artificiel (en 2001). Téléchirurgie à longue distance (Strasbourg-New York : 7 500 km) grâce au réseau de transmission par fibres optiques (7-9-2001) ; ablation de la vésicule biliaire par le Pr Jacques Marescaux grâce au robot Zeus de la Sté Computer Motion. 26-10-2004 : 1re transmission et réalisation à distance d'échographies humaines (prototypes). Thérapie génique autorisée prévue vers 2009. 27-11-2005 : 1re greffe partielle du visage.



Liens promotionnels


(*) quid.fr = 1,000,000 de visiteurs par mois (source DART)


Grands thèmes d'actualité vus par quid.fr

Départements

A

B

C

D

E

F

G

H

I

J

L

M

N

O

P

R

S

T

V

W

Y

Itinéraires routiers

Table du chapitre Quid 2007

Quelques dates

Le corps humain

Appareil locomoteur

Sang et appareil circulatoire

Appareil nerveux

Appareil respiratoire

Appareil digestif

Appareil urinaire

Glandes endocrines et hormones

Sens

Maladies infectieuses

Cancer

Allergies

Handicaps physiques, mentaux et sensoriels

Greffes et organes artificiels

Causes de décès

Suicide (en france)

Thérapeutiques diverses

Premiers soins

Principaux médicaments

Drogues et toxicomanie

L'encyclopédie quid

Masquer toutes les tables