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APPAREIL AUDITIF
Organe de l'audition et de l'équilibration, il comprend : 1o) l'oreille externe. Pavillon de l'oreille et conduit auditif externe dont le fond est fermé par la membrane du tympan. Ce sont les glandes du conduit qui sécrètent le cérumen. 2o) L'oreille moyenne. Petite cavité de 3 à 6 cm3 entre la membrane du tympan et l'oreille interne osseuse ; elle communique avec l'arrière-fosse nasale par la trompe d'Eustache et avec l'oreille interne par 2 orifices, la fenêtre ovale obturée par un osselet, l'étrier, et la fenêtre ronde obturée par une membrane. Elle renferme 3 osselets (marteau, enclume, étrier) articulés entre eux et reliant la fenêtre ovale au tympan qui la sépare de l'extérieur. 3o) L'oreille interne ou labyrinthe. Correspond à une cavité osseuse où se moule un sac membraneux, le labyrinthe membraneux, qui, séparé de l'os par un liquide (la périlymphe), comprend : la cochlée contenant l'organe de Corti [du nom d'Alfonso Corti (1822-76), médecin italien], élément sensoriel recueillant les messages auditifs, et le vestibule formé des canaux semi-circulaires, organe de l'équilibre (voir ci-dessous), dont l'atteinte se manifeste par des vertiges. A l'intérieur du sac membraneux, les différents organes sensoriels baignent dans un 2e liquide : l'endolymphe. Les oreilles externe et moyenne forment l'appareil de transmission qui amène l'onde sonore au labyrinthe. L'oreille interne forme l'appareil de perception : les cellules ciliées (fragiles, ne se régénèrent pas une fois détruites) situées en son fond capturent l'onde sonore mécanique et la transforment en une énergie nerveuse (électrique). Cette énergie est transmise à un tranformateur composé du marteau rattaché au tympan par son manche, l'enclume et l'étrier raccordés entre eux. Ils vibrent alors à la même fréquence que le tympan mais sur une zone plus petite qui intensifie les ondes. La trompe d'Eustache reliant pharinx et oreille moyenne permet d'équilibrer la pression des 2 côtés de la membrane. L'énergie sonore parvient ensuite à l'oreille interne par la fenêtre ovale (barrière osseuse séparant osselets et crâne) puis elle est transformée en onde de pression dans l'endolymphe passant dans plusieurs vestibules et canaux dont la cochlée et captée par les 14 000 cellules ciliées. Le message alors recueilli est transformé en impulsions électriques envoyées au cerveau.
L'équilibre est déterminé par plusieurs facteurs : vue, sensibilité du système nerveux (toucher), oreille et ses organes vestibulaires (3 petits canaux semi-circulaires situés près de la cochlée) dont les informations concordent lorsque nous accomplissons des mouvements ordinaires. Dans une situation extrême, les informations envoyées au cerveau par le canal de différents nerfs sont contradictoires et donc difficiles à interpréter, d'où la sensation de vertige. Le déplacement anormal des otolithes (petites pierres de l'oreille interne indispensables à l'équilibre) provoque une excitabilité normale des cellules sensorielles de l'oreille causant une sensation de vertige pendant certains mouvements de la tête : vertiges paroxystiques positionnels bénins (VPPB).
Le rocher : os relié au crâne. Entoure l'oreille et agit comme un isolant acoustique du vacarme intérieur de notre organisme.
Oreilles « décollées » : malformation congénitale, rectifiable par otoplastie : chirurgie sous anesthésie générale chez l'enfant (à partir de 7-8 ans), locale chez l'adulte ; remboursée à 100 % par la Sécurité sociale.
PERCEPTION DU SON
Audition « colorée » : phénomène de synesthésie, production d'une double sensation, association intermodale involontaire ; concerne 1 personne sur 2 000, dont 6 sur 7 sont des femmes. Synesthètes célèbres : Rimbaud, Baudelaire, Kandinsky.
Hauteur. L'oreille perçoit les sons dont la hauteur (fréquence vibratoire) est comprise entre 30 et 20 000 hertz. Les infrasons (au-dessous), les ultrasons (au-dessus) sont inaudibles par l'homme (les enfants souffrant d'asthme pourraient les percevoir jusqu'à 30 000 hertz). En termes musicaux, l'oreille perçoit 10 octaves (intervalle qui sépare une fréquence de la fréquence 2 fois plus élevée ou plus basse). Si 2 fréquences sont jouées ensemble, l'oreille entend les 2 sons, leur différence, leur somme et d'autres combinaisons ; c'est l'effet Tartini (compositeur italien du XVIIIe s.). Si l'on entend 2 sons de fréquences trop voisines, on ressent une impression de dissonance. La langue française utilise des sons de 500 à 4 000 Hz : l'oreille des Français devient donc plus sensible à ces fréquences. Après 40 ans, l'audition diminue dans les fréquences aiguës du fait de la socioacousie (exposition au bruit d'origine non professionnelle) et de la presbyacousie (voir p. 111 a).
Intensité. Si l'oreille ressent une augmentation d'intensité quand l'amplitude de la variation de pression passe de 1 à 2 microbars, elle ressentira la même augmentation quand l'amplitude passera de 2 à 4 microbars, puis de 4 à 8, etc. C'est la loi de Fechner [Gustav Theodor (All., 1801-87)] : la sensation est proportionnelle au logarithme de l'excitation. Aussi repère-t-on l'intensité d'une onde sonore par le logarithme de l'énergie transportée par cette onde, énergie qui, pour une fréquence donnée, est proportionnelle au carré de la variation de pression. L'unité ainsi définie est le bel [dû à Alexander Graham Bell (Amér., 1847-1922)], mais on utilise un sous-multiple, le décibel (dB : la plus petite variation d'intensité sonore perceptible par l'oreille humaine). Le niveau 0 décibel correspond à une amplitude de variation de pression égale, par convention, à 2/10 000 de microbars. Toute augmentation de 20 décibels de l'intensité sonore correspond à une multiplication par 10 de l'amplitude de l'onde. Seuils de tolérance : l'exposition au bruit entraîne une diminution de la perception dépendant de l'intensité du bruit, de sa durée d'exposition, de sa qualité (les sons aigus intermittents impulsionnels sont les plus nocifs) et de la résistance individuelle. L'excès de bruit agit au niveau de l'oreille interne, provoquant un déficit temporaire (fatigue auditive) ou définitif de la sensibilité auditive. La surdité commence pour les sons voisins de 4 000 Hz. La perte d'abord faible [20 à 30 dB(A)] passe inaperçue car elle ne concerne pas la zone conversationnelle (500 à 2 000 Hz). Si l'action du bruit se prolonge plusieurs années, la surdité s'étend vers les sons plus aigus et, plus lentement, vers les sons plus graves, atteignant alors les fréquences nécessaires à la conversation. La perte dans l'aigu provoque une gêne à la discrimination des phonèmes sifflants (par exemple, « six » ou « dix ») en milieu bruyant. Une exposition courte (quelques heures) mais très violente dans une discothèque à 110 dB(A) peut faire perdre définitivement une partie ou la totalité de l'audition (puissance maximale autorisée dans discothèques et salles de concerts depuis 15-12-1998 : moyenne 105 dB, maximale 155 dB).
Niveaux de pression en décibels.
Détacher l'encadré Masquer l'encadréBaladeurs. 1 heure d'écoute à 105 dB peut entraîner une baisse de la capacité auditive pour les aigus ou des sifflements. Puissance maximale autorisée depuis le 21-7-1998 : 100 dB (norme OMS 90 dB). Une intensité excessive (plus de 100 dB) répétée entraîne un effet cumulatif.Chasseurs : 125 dB pour 1 coup de fusil équivalent à un risque auditif de 6 h/jour à 95 dB pendant 2 ans pour un ouvrier d'usine.Motards. Beaucoup ont une perte de l'audition (de quelques dB) due au bruit du vent.
180 fusée au décollage.
140 réacteur au banc d'essai.
130 avion au décollage à 25 m, marteau pneumatique, moto à échappement libre.
120 seuil de la douleur, tonnerre.
110 avion à quelques mètres, orchestre disco (pointes de 120 à 130 dB), train passant en gare.
100 puissance maximale autorisée des baladeurs vendus en France. Atelier de chaudronnerie, rivetage, circulation routière intense, intérieur d'un autobus, marteau piqueur à moins de 5 m.
95 cantine scolaire, rue à trafic intense.
90 rugissement d'un lion à quelques m, métro, scooter, gros camion, mixer à 50 cm.
80 rue très active, Klaxon à 4 m, bureau avec machines comptables, mobylette (pointe à 100).
75 usine moyenne, métro sur pneus.
70 train (pour le passager), orchestre classique (la IXe symphonie de Beethoven peut atteindre 105 dB), téléviseur à son maximum, wagons-lits modernes, salle de cours, circulation importante.
65 appartements bruyants, automobile sur route.
60 conversation courante, radio en fonctionnement normal, bureau, musique de chambre, bateau à moteur, fenêtre sur rue, grands magasins.
50 auto peu bruyante.
45 transatlantique de 1re classe.
40 rue calme, tic-tac de montre, conversation à voix basse, campagne tranquille.
35 bateau à voile.
30 habitation tranquille.
20 chuchotement (distance de 1,20 m), désert, studio de radio, jardin tranquille.
15 bruissement de feuilles dans la brise.
10 studio d'enregistrement, chambre sourde.
5 laboratoire d'acoustique.
0 seuil absolu d'audibilité.
Tests. Audiogramme tonal : mesure en décibels l'intensité minimale à laquelle différentes fréquences (125 à 8 000 hertz) doivent être émises pour être perçues par un individu. L'audiomètre est étalonné pour que chaque fréquence soit perçue par un individu normal au niveau 0 décibel. Ce seuil d'audibilité augmentera de façon plus ou moins importante suivant les cas. L'intensité nécessaire pour l'obtenir traduira en décibels la perte auditive tonale.
Audiogramme vocal : permet d'apprécier la capacité d'un individu à comprendre la parole. Consiste à faire répéter des mots phonétiquement et statistiquement équilibrés et à reporter sur un diagramme le pourcentage de mots compris en fonction de l'intensité : on trace ainsi une courbe d'intelligibilité. Les fréquences de 500 à 2 000 hertz représentent la zone conversationnelle, celles de 2 000 à 8 000 hertz permettront l'intelligibilité du message sonore.
Autres tests n'utilisant pas l'interprétation du sujet examiné : le tympanogramme, pour apprécier la perméabilité de la trompe d'Eustache et mesurer la pression dans l'oreille moyenne ; le réflexe stapédien, pour apprécier la mobilité du système tympan-osselets, en particulier de l'étrier, et la valeur de l'oreille interne ; étude des potentiels évoqués du tronc cérébral, recueille les influx nerveux consécutifs à l'émission de sons, au niveau de la partie basse du cerveau. Oto-émissions acoustiques [OEA] (test fiable à plus de 95 % ; à pratiquer sur le bébé endormi et non enrhumé) : on envoie un son dans l'oreille et on recueille avec un appareillage spécial le son émis par les cellules ciliées externes de l'oreille interne (si celles-ci fonctionnent normalement). Électrocochléogramme (Ecog) : mis au point en 1966 à Bordeaux. L'être humain ayant une audition binaurale symétrique peut localiser la provenance d'un son à 3o (géométriques) près (stéréoacousie).
SURDITÉS
1o) De transmission. Liées à une atteinte de l'oreille moyenne ou externe dont le rôle est de transmettre les vibrations sonores à l'oreille interne : obstruction du conduit auditif externe, épanchement intratympanique, perforation de la membrane tympanique, lésion de la chaîne des osselets (malformation, rupture ou ankylose). Perte auditive maximale 60 dB. CAUSES : oreille externe : sténose ou agénésie congénitale du conduit auditif externe, isolée ou associée à une absence ou malformation du pavillon, réparation chirurgicale et greffe du pavillon, obstruction ou corps étranger, otite externe, traitement médicamenteux ; oreille moyenne : épanchement intratympanique par otite séreuse consécutive à une otite aiguë, à une infection rhinopharyngée ou à un barotraumatisme (chirurgie), otospongiose (calcification du ligament annulaire entraînant progressivement un blocage de l'étrier), fracture du rocher en cas de traumatisme crânien. TRAITEMENTS : chirurgical : fermeture d'une perforation tympanique par une greffe aponévrotique ou cartilagineuse (myringoplastie), reconstruction (à partir d'osselets retaillés ou de fragments d'os modelé en forme d'osselet) ou remplacement par prothèse ossiculaire de la chaîne des osselets (ossiculoplastie), mise en place d'un aérateur trans-tympanique (ATT, dit aussi yoyo ou diabolo : 50 000 posés en 1998 en France), pouvant être associée à l'ablation des végétations adénoïdes chez l'enfant en cas d'otite séreuse prolongée, pour rétablir une aération de l'oreille moyenne (4,5 % des Français avaient eu une adénoïdectomie selon l'enquête décennale 1991-92 du Credes) ; médical : anti-inflammatoires, mucofluidifiants, antihistaminiques ; prothèses auditives, par voie aérienne ou osseuse : bons résultats dans la réhabilisation des surdités de transmission (en cas de contre-indication à la chirurgie).
2o) De perception. D'origines héréditaires ou acquises, s'accompagnant souvent d'acouphènes dus à une irritation des cellules cochléaires ou du nerf auditif (voir p. 111 b). Liées à une lésion de l'oreille interne, en particulier de l'organe de Corti (chargé de la réception et du codage du message auditif) et du nerf auditif. DÉPISTAGE : possible dès la gestation pour 50 % des formes héréditaires récessives, grâce à la découverte, en 1999, du gène DFNB1 responsable.
Prothèses : amplificateurs de vibrations sonores. 10 à 15 % des malentendants en France en utilisent, soit 60 000 prothèses par an ; en G.-B. 30 %, au Danemark 60 %. Prix : contour d'oreille de 1 000 à 2 135 €, intra-auriculaire de 535 à 1 525 €. Remboursement Sécurité sociale : enfant (moins de 20 ans) : 763 à 1 200 € par oreille ; adulte : 200 € (soit à 65 % : 130 €) ; allocataires de la CMU : max. 443,63 €. TYPES : à conduction aérienne (les plus répandus) : systèmes intra-auriculaire et BTE (behind the ear : contour d'oreille), osseuse : vibreurs appliqués contre la mastoïde (fixés par exemple sur les branches de lunettes), s'adressent aux surdités inappareillables en conduction aérienne (exemple : otite chronique) ; à ancrage osseux : vibreur ancré dans l'os [BAHA (bone anchored hearing aid)], indications nombreuses ; implantées : depuis déc. 2005, 1re opération à Marseille ; semi-implantées : vibrations sonores appliquées directement sur l'un des osselets, enclume ou étrier, soit (système japonais) par une lame piézoélectrique, soit (système américain) par un électro-aimant : implant cochléaire : convertit les ondes sonores en courants électriques. Comprend un émetteur (petite boîte cachable dans une poche ou contour d'oreille ; à l'étude : implanté, avec piles rechargeables par voie transcutanée) relié par 2 fils souples à une antenne et un micro fixés derrière l'oreille (tenus en place par un aimant implanté), un récepteur (implanté sous la peau du crâne) qui code les sons reçus et les envoie par un fil à une quinzaine d'électrodes implantées dans l'oreille interne. Destiné à la réhabilitation des surdités totales (ou très profondes ne donnant pas un résultat efficace avec une aide auditive). Nécessite une rééducation contraignante ; risque d'échec et coût élevés.
Aides auditives numériques : commercialisées en France depuis 1996, numérisent puis filtrent en permanence les sons enregistrés par le micro à l'aide d'un microprocesseur (puce) ; toutes les 2 millisecondes, l'intensité sonore est évaluée et remise à jour afin d'adapter les performances de l'appareil aux conditions environnementales, puis le son est retransmis au conduit auditif, sous forme analogique, via l'écouteur (petit haut-parleur). Avantages : effet Larsen (sifflements) et bruit émanant du micro supprimés. Distorsions diminuées. Grâce à la programmation en fonction de l'audiogramme dans la puce, l'appareil s'adapte instantanément à tous les environnements sonores. Prix : environ 1 800 €.
Aides techniques : boucles magnétiques : dispositif de sonorisation par induction magnétique masquant des bruits ambiants. Peut être incorporé dans un appareil téléphonique. Télétexte (sous-titrage télévision). Téléphones spéciaux : signal lumineux, tactile et détection de bruit.
Baisse soudaine d'audition : consulter immédiatement car il peut s'agir d'une surdité brusque : survient en moins de 24 h (dans une seule oreille), parfois avec acouphènes ou vertiges rotatoires. CAUSE : « infarctus de l'oreille » : pur (20 % des cas), vasomoteur (8-10 %), secondaire à une cause virale (20 %) ou tumorale (1-3 %). TRAITEMENTS : soins possibles pour les surdités brusques d'origine vasculaire lorsqu'elles sont soignées d'urgence ; médicaments à action vasculaire, corticothérapie, séances de caisson hyperbare : résultats décevants.
Différents degrés de surdité. 0-20 dB : audition normale ; 20-40 dB : surdité légère ; 40-69 dB : moyenne ; 70-90 dB : sévère ; plus de 90 dB : profonde.
Causes. Avant la naissance : génétiques (60 à 70 % de déficiences auditives ; gènes incriminés : Conexine 26 sur le gène 13, autres gènes en cours de décodage), infection syphilitique, maladies infectieuses (essentiellement la rubéole pendant les 3 premiers mois de grossesse), rhésus (incompatibilité fœto-maternelle). Après la naissance : origine infectieuse ou virale : méningites, surtout bactériennes, oreillons, zona, infections auriculaires mal ou non traitées ; toxique : en particulier par antibiotiques de la série aminoglucosique (streptomycine, kanamycine, gentalline, quinine à forte dose, aspirine à dose supérieure à 1 g/24 h). Traumatismes crâniens. Traumatismes sonores liés au bruit : surdités professionnelles, surdité des fervents des boîtes de nuit et amateurs d'appareils individuels [baladeur (voir encadré p. 110 b)]. Quand le traumatisme est relativement bref, restauration auditive possible. L'injection par microperfusion, au niveau de la cochlée, de substances pouvant freiner la production de glutamate (donc d'empêcher la destruction des synapses) ou agir sur le fonctionnement moléculaire des récepteurs et l'injection de molécules proches de la dopamine, qui soutiennent leur activité et favorisent la reconstruction des synapses représentent une voie d'avenir. Vieillissement physiologique, variable selon l'individu ; presbyacousie : hypoacousie apparaissant entre 50 et 60 ans, liée à une dégénérescence progressive des cellules de l'organe de Corti et des fibres acoustiques ; le vieillissement cérébral, entraînant une augmentation des temps de réaction, intervient également. Doivent donner l'éveil : chez le nourrisson : absence de réactions aux bruits environnants (surtout voix maternelle), de « gazouillis », d'onomatopées ; à 1 an : absence de premiers mots ; à 2 ans et plus : mutisme, mauvaise articulation, confusion dans les mots, gestes bruyants.
Les chercheurs de l'université du Wisconsin à Madison (USA) ont constaté que le risque de baisse auditive des fumeurs est supérieur de 70 % à celui des non-fumeurs.
Conséquence d'une surdité. Si elle est sévère : déformation de la voix ; totale : mutisme.
Acouphènes. Sensations auditives anormales ressenties sans source sonore extérieure, perçues dans l'oreille ou dans la tête comme un son aigu (sifflement) ou grave (bourdonnement) ; sans rapport avec les hallucinations de type psychique. TYPES : 1o) acouphènes objectifs, pouvant être entendus par des personnes extérieures : d'origine vasculaire ; 2o) subjectifs, perçus uniquement par le patient et dont l'origine peut être fonctionnelle (95 % des cas). CAUSE : atteinte des cellules sensorielles de l'oreille interne due à des perturbations d'ordre général (hypertension artérielle, anémie), métabolique (cholestérol, diabète), hormonal (troubles thyroïdiens), vasculaire (artériosclérose provoquant une diminution du diamètre des artères), neurologique (tumeur bénigne du nerf auditif) ou purement ORL (bouchon de cérumen, otites, allergies, infections de l'oreille interne, traumatismes sonores : 90 % des sujets ont un déficit auditif). TRAITEMENT de l'acouphène subjectif : prise en charge pluridisciplinaire (information, soutien psychologique, thérapie cognito-comportementale) + prothèse auditive (en cas de perte auditive moyenne ou sévère) ou générateur de bruit blanc (en cas de perte nulle ou légère). A l'étude : antiglutamates appliqués directement sur l'organe de Corti chez le cobaye. PERSONNES ATTEINTES : en France 2,4 millions, dont 300 000 très perturbées ; 170 000 nouveaux cas/an. ADRESSE : France Acouphènes, 73, rue Riquet, 75018 Paris.
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