Mot clé : s'y rendre dans la page
En France. Transactions : de 1948 à 1977, les Français pouvaient faire des transactions sur l'or (sans toutefois l'importer ou l'exporter) et le posséder dans l'anonymat et sans impôts. L'anonymat des ventes et achats de lingots et pièces d'or, supprimé le 1-10-1981, a été rétabli le 6-6-1986 (ventes nominatives au-delà de 450 €). Depuis le 26-7-1991, l'acquéreur doit payer par chèque tout achat d'or supérieur à 3 000 €. Prix de rachat : annoncé hors taxes (prélevées par le comptoir pour le Trésor public). Compte tenu des multiples frais, un professionnel ne reprend pas un objet pesant moins de 5 g d'or. Exemples de prix (pour 18 carats, décembre 2005) : bijoutiers et comptoirs de change 5 à 7 € le gramme, fondeurs 7,56 €/kg, buralistes du réseau VPO 3,6 € le gramme. Fiscalité : jusqu'en 2005 : taxe de 8 % sur le prix de vente (qu'il y ait ou non plus-value) ; depuis le 1-1-2006 : au choix : taxe de 8 % sur le prix de vente ou de 27 % sur la plus-value réalisée avec abattement de 10 % par an au-delà des 2 premières années.
Réserves d'or de la Banque de France (en déc. 2005). 2 824 t. Stock d'or en barres d'environ 12,5 kg. 26,5 cm de long, 5 de haut et 9 de large. Entreposé à 28 mètres sous terre, rue de la Vrillière. Réserve construite dans les années 1920 pour mettre l'or à l'abri d'une invasion ou d'une insurrection ; pourrait résister à une bombe atomique. L'or détenu en 1938 (2 800 t) fut en partie évacué dans les succursales les plus éloignées de l'Allemagne et le reste sera chargé, entre le 17-5 et le 23-6 1940, dans des bateaux de guerre à destination des Antilles, du Canada, de l'Afrique et de la G.-B. Dans les années 1960, de Gaulle a pu, grâce au franc lourd, multiplier par 9 le stock en le portant à 4 600 t. En 1968, 1 500 t ont été vendues pour soutenir le franc affecté par les événements de mai. Depuis, 128 t ont été virtuellement transférées en Allemagne en 1998 pour alimenter les réserves de la Banque centrale européenne (BCE). La Banque de France réévalue son encaisse-or chaque semestre en appliquant le cours moyen coté au comptant à Londres au cours des 3 mois précédents : en déc. 2005 (est.) : 13 981 € le kg d'or ; valeur du stock d'or : 39,51 Md€.
Réglementation de la vente d'or en Europe. Le 8-3-2004, 15 banques centrales européennes ont renouvelé, à Bâle, l'accord de Washington signé 1999 pour réglementer les ventes d'or pendant 5 ans et réguler le marché : le plafond des ventes autorisées passe de 400 à 500 t/an pour la période 2004-09. Les signataires (12 banques centrales de la zone euro, de la BCE, la Banque nationale suisse et la Riksbank suédoise) représentent 40 % des réserves mondiales d'or (34 000 t). La Banque d'Angleterre, restée à l'écart, a promis de ne plus vendre d'or d'ici à 2009 (elle en a vendu 400 t depuis 1999). La France est autorisée à vendre 100 t d'or/an (mais depuis le traité de Maastricht, l'or est la propriété des banques centrales nationales et « n'est pas à la disposition des gouvernements ». Seuls les intérêts dégagés par la cession de l'or pourraient être utilisés par le gouvernement, ce qui ne représenterait que 33 M€/an, une contribution très faible au désendettement du pays).
Ventes d'or par les banques centrales (en t). En vertu du 1er accord de Washington (1999-2004) : total 2 000 dont Suisse 1 170, G.-B. 1 345, P.-Bas 235, Portugal 125, Autriche 90, Allemagne 35. Du 2e (2004-09) : 2004-05 (en nov. 2005) : 620 dont France 183, Suisse 130, P.-Bas 76, Espagne 62, Portugal 55, BCE 47, Belgique 30, Suède 17, Autriche 15 ; ventes annoncées : France 500 à 600, P.-Bas 165, Suisse 130, Autriche jusqu'à 90, Suède 60.
Emprunt. Pinay à 4,5 % (1952-58) : indexé sur le napoléon, il suivit d'assez près son cours. L'intérêt servi était faible (compte tenu du cours atteint), mais était exonéré de l'impôt sur le revenu et le capital était affranchi de tous droits de succession. Giscard à 4,5 % (1973) : il suivit aussi d'assez près le cours de l'or.
ÉVOLUTION DU PRIX DE L'OR
Paramètres influençant le cours de l'or : achats ou ventes des gouvernements et banques centrales pour équilibrer leurs échanges commerciaux ou leurs liquidités ; évolution des taux d'intérêt (une baisse est généralement favorable à l'or en rendant moins attrayant le rendement des obligations) ; stabilité ou instabilité des marchés financiers ; demande industrielle ou privée ; manque de liquidités, facteur de hausses internationales : inflation ou déflation.
Détacher l'encadré Masquer l'encadréMarchés principaux. Europe : Londres (London Bullion Market : 46 membres dont les 14 principales banques occidentales ; transactions quotidiennes 1 à 5 t ; indice fixing réunissant les principales banques : Mocatta, NM Rotschild, Deutsch Bank Sharps Pixley, Montagu et Republic National Banqk de New York), Zurich (le Crédit suisse, la Cie de banques suisses et l'Union des banques suisses gèrent le commerce de l'or, mais ont aussi leurs propres raffineries ; près de 1 000 t/an sont exportées vers Italie, Turquie, Europe centrale, Asie du Sud-Eest et Japon), Paris (200 à 300 kg par an), Luxembourg (place importante après imposition de l'or en Allemagne au début des années 1980 ; perte d'influence avec les limitations fiscales européennes depuis 1993), Turquie. Asie : Doubaï, Koweït, Djedda, Macao, Hong Kong (10,58 kg à 14,11 kg/j), Singapour, Tokyo (Tokyo Commodity Exchange ou Tocom). Amérique du Nord : Chicago, New York (Commodity Exchange of New York ou Comex, fusionné 1994 avec New York Mercantile Exchange ou Nymex ; avec la croissance de la production aux USA, les banques J. Aron & Co., Goldman Sachs, J. P. Morgan et Republic National Bank of New York ont investi sur ce marché), San Francisco. Amérique du Sud : Montevideo, Buenos Aires.
Unités de vente. Barre d'or : entre 350 et 430 onces (10,89 à 13,37 kg), titre au moins 995/1 000, dimension modèle sud-africain : 25,5 cm de largeur et 4 cm d'épaisseur ; signes gravés : firme qui a fondu la barre, numéro d'ordre, titre. Lingot de 1 kg (qui titre de 985 à 1 000 g d'or fin) : 4 signes : cachet avec le nom du fondeur ; poinçon blasonné de l'essayeur qui certifie le titre ; chiffre indiquant le titre (varie de 995 à 999,9) ; numéro renvoyant à un registre où sont notés les résultats des contrôles prescrits (une demi-douzaine de fondeurs d'or, à Paris et à Lyon).
Nota : (1) au 8-8.
1900-33 : 20,67 $ l'once.
1934-67 : 35 $. 1968-mars suppression du pool de l'or, marché libre.
1968-71 : 36,07 à 41,17 $. 1971-15-8 suspension de la convertibilité du $. -18-12 dévaluation de 7,89 % du $.
1972-75 : 59 à 160,91 $. Raisons de la hausse : généralisation des taux de change flottants en 1972-73 et craintes de répercussion sur le développement du commerce international et la circulation des capitaux ; dévaluation du $ de 10 % en février 1973 ; 1er choc pétrolier (oct. 1973) : accélération de l'inflation (13,6 % de moyenne en 1974 pour les pays de l'OCDE) ; annonce de l'autorisation d'achat d'or par les citoyens américains à partir de janvier 1975.
1976 : 124,71 $. Raisons de la baisse : pour tempérer la spéculation généralisée sur l'or et dissuader les Amér. d'en acheter, le gouvernement amér. procède à 2 ventes publiques d'or : janv. et juin 1975, portant sur 1,25 million d'onces) ; le FMI annonce en sept. 1975 des ventes de 25 millions d'onces (780 t) sur 4 ans.
1977-80 : l'once augmente, de 147,78 à 614,61 $ malgré la vente par le FMI de 25 millions d'onces (780 t) sur le marché libre entre le 2-6-1976 et le 7-5-1980. Raisons : faiblesse du $ (passe de 2,36 DM au 31-12-1976 à 1,70 DM au 31-12-1980) ; 2e choc pétrolier (26-6-1979, baril à 20/23,5 $, oct. 1979 à plus de 30 $) ; taux d'inflation élevé aux USA et dans les pays industrialisés (1976 à 5,8 %, 1980 à 13,5 %) ; crise iranienne, pénétration soviétique en Afghanistan.
1981-84 : baisse de l'once, de 459,26 à 360,50 $. Le cours du $ étant passé de 4,02 F en sept. 1980 à 9,25 F en sept. 1984, hausse du prix de l'once en FF de 11 % (de 2 880 F à 3 120 F). Raisons : hausse du $ due à l'élection du Pt Reagan en nov. 1980 et hausse des taux d'intérêt. Le $ redevenant l'investissement refuge en raison notamment des taux d'intérêt américains réels élevés.
1985 : 317,18 $.
1986 : 367,72 $.
1987 : 446,28 $ ; chute après les événements du golfe Persique et les grèves dans les mines d'or sud-afr., de 473,25 (le 3-8) à 453,3 $ (le 17-8), hausse lors du krach d'octobre (de 465,25 à 481 $), les spéculateurs ayant vendu de l'or pour éponger une partie de leurs pertes. Hausse en fin d'année.
1988 : 436,79 $.
1989 : 380,74 $ ; chute puis, en fin d'année, hausse (+ 12 %) provoquée par les bouleversements à l'Est.
1990-janv. à juillet baisse à 352,80 $ (le 7-6), due notamment aux ventes d'or soviétiques (220 t du 1-1 au 10-6) et des pays du Moyen-Orient (en raison de la baisse du pétrole : 115 t entre le 2-3 et le 26-3). -Août hausse (guerre du Golfe), puis baisse.
1990-92 : baisse de 383,32 à 343,86 $.
1993 : hausse à 360 $.
1994-96 : stabilisation autour de 385 $.
1997-2001 : chute de 330,98 à 272,67 $ (ventes asiatiques 1 000 t ; la Belgique a vendu 299 t d'or soit + de 50 % de son stock ; en 1999, la Suisse abandonne l'étalon-or et la Banque d'Angleterre annonce la vente de 415 t d'or sur 715 détenues).
2002-05 : forte hausse du cours moyen de 309,66 à 444,47 $.
2006-11/12-5 + de 700 $ pour la 1re fois depuis 1980.
PRIX D'ÉVALUATION DU KG D'OR PAR LA BANQUE DE FRANCE (en F)
| 1969 (8-8) | 6 250 | 1989 (1-1) | 80 921 |
| 1975 (9-1) | 24 078 | 1989 (1-7) | 78 754 |
| 1975 (1-7) | 22 039 | 1990 (1-1) | 77 258 |
| 1977 (1-1) | 20 264 | 1990 (1-7) | 66 397 |
| 1977 (1-7) | 23 203 | 1991 (1-1) | 63 481 |
| 1978 (1-1) | 24 938 | 1991 (1-7) | 67 884 |
| 1978 (1-7) | 26 449 | 1992 (30-6) | 59 392 |
| 1979 (1-1) | 29 535 | 1992 (31-12) | 56 973 |
| 1979 (1-7) | 36 302 | 1993 (30-6) | 62 618 |
| 1980 (1-1) | 54 321 | 1993 (30-2) | 69 913 |
| 1980 (1-7) | 73 074 | 1994 (30-6) | 69 855 |
| 1981 (1-1) | 89 154 | 1994 (31-12) | 65 632 |
| 1981 (1-7) | 83 567 | 1995 (31-12) | 61 039 |
| 1982 (1-1) | 76 457 | 1996 (30-6) | 64 706 |
| 1982 (1-7) | 67 016 | 1996 (31-12) | 62 626 |
| 1983 (1-1) | 97 069 | 1997 (30-6) | 63 780 |
| 1983 (1-7) | 102 453 | 1997 (31-12) | 58 413 |
| 1984 (1-1) | 101 762 | 1998 (30-6) | 58 077 |
| 1984 (1-7) | 101 416 | 1998 (31-12) | 52 744 |
| 1985 (1-1) | 100 951 | 1999 (31-12) | 9 308,22 € |
| 1985 (1-7) | 96 809 | 2000 (31-12) | 9 420,49 € |
| 1986 (1-1) | 82 583 | 2001 (31-12) | 10 127,20 € |
| 1986 (1-7) | 78 608 | 2002 (31-12) | 10 507,80 € |
| 1987 (1-1) | 85 787 | 2003 (31-12) | 10 621,40 € |
| 1987 (1-7) | 86 972 | 2004 (31-12) | 10 338,50 € |
| 1988 (1-1) | 87 765 | 2005 (31-12) | 13 980,90 € |
| 1988 (1-7) | 83 776 |
COURS EXTRÊMES DE L'ONCE TROY (31, 1035 GRAMMES) EN DOLLARS
| Cours le + bas | Cours le + haut | |||
|---|---|---|---|---|
| 1980 | 481 | (18-3) | 710 | (22-9) |
| 1981 | 426 | (30-6) | 850 | (21-1) |
| 1982 | 307 | (7-7) | 457 | (30-12) |
| 1983 | 378 | (1-11) | 509 | (1-2) |
| 1984 | 303 | (3-12) | 406 | (5-3) |
| 1985 | 285 | (26-2) | 339,3 | (28-8) |
| 1986 | 326 | (3-1) | 442,75 | (22-9) |
| 1987 | 392,95 | (18-2) | 502,75 | (14-12) |
| 1988 | 395,05 | (26-9) | 484,4 | (15-1) |
| 1989 | 355,7 | (15-9) | 413,6 | (3-1) |
| 1990 | 345,85 | 382,6 | ||
| 1991 | 353,3 | (16-1) | 403,7 | (30-11) |
| 1992 | 330,2 | 358,8 | ||
| 1993 | 326,1 | 410 | (1-8) | |
| 1994 | 369,65 | (22-4) | 397,5 | (28-9) |
| 1995 | 372,4 | 392 | ||
| 1996 | 365 | 416,25 | ||
| 1997 | 283 | 367,8 | ||
| 1998 | 278 | (10-1) | 303 | |
| 1999 | 253,15 | (26-8) | 326,25 | (5-10) |
| 2000 | 263 | (3-10) | 316,6 | (7-2) |
| 2001 | 255,95 | 293,25 | ||
| 2002 | 277,75 | (4-1) | 349,3 | (27-12) |
| 2003 | 319,75 | (7-4) | 417,25 | (31-12) |
| 2004 | 373,5 | (14-5) | 455,75 | (6-12) |
| 2005 | 411,1 | (8-2) | 536,5 | (12-12) |
| 2006 1 | 524,75 | (5-1) | 725 | (12-5) |
Liens promotionnels
(*) quid.fr = 1,000,000 de visiteurs par mois (source DART)
