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FORMES ET STYLES > POP MUSIC ET ROCK - 2

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QUELQUES COURANTS

Depuis sa naissance, le rock s'est divisé en de multiples tendances. Blues et rock and roll étant tous deux construits sur 3 accords (mi, la, si) et 12 mesures (4/4/4), on les différenciait parfois mal.

Cyberock.   Rock fabriqué sur ordinateur vers 1990. Throbbing Gristle, The Human League, The Normal, Cabaret Voltaire.

Country rock   ou

alternative country  ou

americana.  Bob Dylan (né 24-5-1941) est à l'origine du renouveau, dans les années 1960, des chansons style ballade d'inspiration folk (textes poétiques ou engagés) ; « Blowin' In The Wind » le rendit célèbre en 1966 ; par la suite, il deviendra plus rock. Interprètes : Buffalo Springfield, David Crosby, Stephen Stills, Graham Nash, Neil Young, Van Morrison, Leonard Cohen, Joni Mitchell, James Taylor, Emmylou Harris (née 1947), Linda Ronstadt, J.J. Cale, Jackson Browne, Ry Cooder, John Hiatt, Chet Atkins (1924-2001), Gillian Welch, Jonhny Cash ou les groupes disparus : The Byrds (Gram Parsons), The Allman Brothers Band, The Eagles, etc. Renouveau fin des années 1990 : Steve Earle, Lucinda Williams, Wilco, Whisteytown, Uncle Tupelo.

Disco.   Origine : 1974-75, le « Munich sound » exploité par Giorgio Moroder (Italo-Suisse,1940). Fondé sur la mise en avant de la batterie. Adopté d'abord dans les discothèques et lancé par le film la Fièvre du samedi soir (1977, de John Badham, avec John Travolta). En 1978, succès du film Grease (comédie musicale avec Travolta, Olivia Newton-John). A évolué vers le funk, plutôt illustré par des groupes noirs américains de la forme Tamla-Motown, axés sur la musique de danse (Earth, Wind & Fire). Mode : habits de couleurs vives fluorescentes, parfois pailletés, en synthétique rappelant la fin des années 1960 psychédéliques. Filles : mini-jupes ; garçons : vestes longues et cintrées sur pantalons « pattes d'éléphant ». Réapparaît en 1989-90 avec l'acid-house et la mode des raves (voir p. 439 c).

Électro-pop.   Née début des années 1980 de l'utilisation de synthétiseurs dans la pop music, d'abord dite synth-pop ou électro-pop. Précurseurs : groupe allemand Kraftwerk. Groupes : allemands : DJ Hell, Fischer Spooner, The Hacker ; anglais : Zoot Woman, Playgroup, Ladytron, Superheroes, Depeche Mode (à ses débuts) ; français : Air, Daft Punk, Mirwais, Sextoy.

Funk.   A l'origine, désigne une interprétation sensuelle de la musique populaire noire, notamment la soul de la fin des années 1960, début des années 1970 (voir p. 439 c). Interprète : James Brown [« Sex Machine » (1970)].

Gospel.   Terme anglais signifiant évangile, aurait été appliquée par Thomas Dorsey (chanteur de blues des années 1920) à la musique religieuse noire américaine, issue, au XIXe s., de la fusion entre cantiques traditionnels et « work songs » (chants de travail). Influença le rhythm and blues des années 1950 et la soul music (Ray Charles, Aretha Franklin) mais aussi le rock blanc (Elvis Presley en enregistra 60 titres).

Grunge.   Apparu milieu des années 1980 à Seattle (en argot, désigne les moisissures entre les doigts de pied), se réfère aux beatniks des années 1950 et aux punks. Groupe Nirvana, sons durs, sorte de croisement de punk et de hard rock. Label Sub Pop créé par Bruce Pavitt. Mode : chemises de bûcheron, jeans informes et chaussures de sport déglinguées, cheveux longs mal peignés, barbes (parfois). Film : Singles de Cameron Stone.

Hard rock.   Vers 1968 apparaît à Los Angeles (USA). « Look » : cuirs, chaînes, clous, musique et paroles généralement violentes, voire « sataniques ». Utilisation d'effets violents : amplification des paroles provocantes, chanteur paroxystique. Groupes ou interprètes : anglais : Led Zeppelin (leader Jimmy Page), Deep Purple, The Who (Pete Townshend), Status Quo, Bad Company, Black Sabbath, ou plus récemment Def Leppard, Iron Maiden ; américains : Alice Cooper, Kiss, Ted Nugent, Blue Oyster Cult, Iggy Pop, Cheap Trick, ZZ Top, Van Halen, Bon Jovi, Guns'n'Roses ; australiens : AC/DC ; allemands : Scorpions. Évolution : 1970 se développe avec le Heavy Metal (1er dérivé du hard), plus violent, avec parties instrumentales des guitares poussées à l'extrême. Groupes : Metallica, Black Sabbath, Judas Priest, Van Halen, Ozzy Osbourne (ex-Sabbath), etc. 1977 Speed Metal : plus puissant et rapide (le chant y compris). Groupes : Motörhead, Running Wild. 1980 Thrash Metal aux USA : riffs saccadés, 2 grosses caisses. Groupes : Exodus, Slayer, Coroner, Megadeth. 1985 Death Metal [originaire de Tampa (Floride)] : très violent, parle de guerre, de pauvreté, de terrorisme, etc. Groupes : Brésil : Sepultura ; France : Loudblast, Massacra ; G.-B. : Bolt Thrower ; USA : Morbid Angel. 1990 Hardcore (Body Count), Black Metal (satanique), Indus Metal (électronique : voir aussi Techno, p. 439 c).

Jazz rock.   Proche du rock progressif. Amalgame violence et instrumentation du rock avec la subtilité harmonique et sonore du jazz. John McLaughlin (guitariste), groupe Weather Report, Jean-Luc Ponty (violoniste), Miles Davis (trompettiste).

New Wave.   Courant de pop, surtout anglaise, issu du punk vers 1978. Groupes : Depeche Mode, The Cure, XTC, U2, Adam & The Ants, Simple Minds. Interprètes : Elvis Costello, Sting.

Post-Rock.   Apparu 1994-95 à Chicago. A l'ensemble guitare/basse/batterie, ajoute des instruments acoustiques ou électroniques en empruntant des éléments à l'ambient music, la cold wave, le rock planant, le punk. Groupes : américains : Tortoise, Reservoir, Salaryman, Trans Am, Earthling, allemand : Schneider TM, français : Ulan Bator, Bastärd, Sister Iodine. Labels : City Slang, Domino.

Punk.   D'origine américaine, apparu fin des années 1970 en G.-B. où il culmina en 1976-77. Précurseurs : The Stooges (« No Fun », 1969). Credo : « Anarchy », slogan : « No Future. » Sons bruts, amplifiés au maximum, et refus d'une technologie coûteuse. Groupes : les Ramones (1974). Sex Pistols (leur 1er 45 tours, « Anarchy In The UK », est censuré), The Clash, The Strokes. Reste une mode vestimentaire : cheveux teints, vêtements de cuir ou de plastique, tee-shirts déchirés avec slogans provocateurs, épingles de nourrice. New wave aux ambitions musicales plus affirmées (voir p. 438 c).

Raggamuffin   ou

ragga.  De l'anglais : vaurien. Né en Jamaïque arrivé via les Antillais de Londres. Mélange de rap et de reggae utilisant instruments électriques et voix parlée ; rythme sleng teng (1985) proche du style hip-hop ; influence fortement house music et techno. Interprètes : Tonton David, Raggasonic, Daddy Yod, Shabba Ranks, Chaka Demus & Pliers, Shaggy.


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Boys/Girls bands.   « Castings groupes » : âgés d'une vingtaine d'années, ils sont généralement recrutés individuellement (à l'exception des 2B3) par les maisons de disques pour un public essentiellement adolescent ; garçons musclés, bien coiffés et rasés, ne boivent ni ne fument, exécutent des chorégraphies athlétiques et répétitives. Boys bands : New Kids on the Block (USA) ; Take That, East 17, MN8, 3T, Worlds Apart, Boyzone (G.-B.) ; Alliage, G-Squad, 2B3 (en anglais : To Be Three, être 3 ; composé de Filip, Adel et Frank, apparu été 1996) [France]. Girls bands : Spice Girls (voir le chapitre Personnalités), So What !, ADM, Baby Norton, les Foxies, Pretty Girls.

Raï.   Rock du Maghreb. Traditionnel : musique d'improvisation née près d'Oran début XXe s., s'inspire de la poésie bédouine préislamique. Années 1930 : chanté dans les cafés en arabe dialectal par des chanteurs (cheikh) ou chanteuses (cheikha ou cheikhate) accompagnés à la flûte et au tambour. Pop raï : instruments modernes vers 1950, et synthétiseurs, cuivres et accordéon à partir de 1980 (génération des jeunes : chebs ou chaba au féminin). Influence de funk, rap, rock, reggae. Interprètes : Rimitti, Cheb Khaled, Cheba Sahraoui, Cheba Fadela, Cheb Mami, Chaba Zahouania, Rachid Taha, Faudel, Cheikha Djenia, Cheb Aïssa. Raï « love » ou « sentimental » : succède au raï hard des années 1975-85. Interprètes : Cheb Hasni, Cheb Nasro.

Rap.   Composante du mouvement hip-hop [de to be hep, être dans le vent et to hop, sautiller ; en 1975, le DJ Afrika Bambaata, dit Bam (du nom d'un chef zoulou du XIXe s. : « Leader affectueux ») du gang des Black Spades (dans le Bronx) ayant perdu un ami dans une rixe avec la police, décide de rompre avec la violence et crée la Zulu Nation ; en 1979, Zulu sera remplacé par Hip-Hop, culture englobant break-dance, danse free-style, graff (art du graffiti et des tags), style vestimentaire, langage argotique de la rue, look B-Boy (de breaker boy, casseur ou bad boy, qui fait partie du mouvement ou mouve)]. Style vocal à mi-chemin entre scandé et chanté et s'appuyant sur des rythmiques fortement syncopées. [To rap (frapper) ; to rap out an oath (lâcher un juron).] Mêle cris et jurons à la musique rock, funk, reggae, à la fin des années 1970 (avant Jamaïque). Les DJ (Disc-Jockey) samplent (échantillonnent) des passages musicaux de titres déjà existants, des boucles et des rythmes pour faire une musique sur laquelle le MC (Master of Ceremony, maître de cérémonie) scandera le texte ; seules contraintes : rimes improvisées rapides (record : 683 syllabes en 54,501 sec., le 24-7-1998 par Rebel XD (Scandale Price, Amér.). Clive Campbell (Jamaïcain) devenu DJ Kool Herc utilise break-beat (1973 ; 2 platines permettent de jouer en discontinu le passage du morceau où le rythme est le plus puissant) et dubbing (la version instrumentale permet au chanteur de plaquer son propre texte) pour réciter des rimes (1er rappeur). Le scratching (avancer ou reculer le disque vinyle à la main) est créé dans les années 1980 par DJ Theodore. Lors des Battle Rap, les rappeurs s'affrontent en joutes verbales, à la manière des « jam sessions ». 1er tube (1979) : « Rapper's Delight » par Sugarhill Gang (avec les mots hip hop scandés). Issu de la côte Est (principalement New York). Groupes ou interprètes : KRS-ONE, Public Enemy, LL Cool J, Beastie Boys (1er trio blanc), Fugees, Nas, Notorious Big (assassiné mars 1996), Wu-Tang Clan, De la Soul, Cypress Hill, A Tribe Called Quest, Mobb Deep, Dr Dre (Andre Young ex-membre de NWA, voir ci-dessous), Eminem (Marshall Bruce Mathers III, 1972). En France : MC Solaar (né 1969, 1er single : « Bouge de là ! », 1991), Fabulous Troubadors, Jimmy Jay, IAM, NTM (Nique Ta Mère, condamné en 1996 et interdit de concert), Massilia Sound System, Soon E. MC, EJM, Assassins, Secteur Ä, la Mafia Underground, Ministère Amer, Ménélik, Alliance Ethnik, le 113, Akhenaton (leader d'IAM), Intik, la Fonky Family. Labels : Def Jam, Bad Boys Entertainment, P. Diddy (Sean Combs).

Black Poetry : vers 1994, émergence de poètes rappeurs noirs, surtout à New York, issus du hip-hop et héritiers des Last Poets (formés 1968 à Harlem par Aladia Pudim et Omar Ben Hassam). En France : notamment NAP (New African Poets). S'oppose au gangsta rap (rap des gangsters) : rap violent de la côte Ouest né à Compton (Los Angeles) fin des années 1980. Groupes ou interprètes : NWA (Niggers With Attitude : Ice Cube, Eaggy-E mort du sida en 1995, Dr Dre parti depuis sur la côte Est), Ice T (Tracy Marrow, fonda le groupe de hardcore Body Count), Hammer, Naughty by Nature, Coolio, Snoop Doggy Dogg, Tupac Shakur (dit 2 Pac, assassiné 7-9-1996) et le label Death Row (« couloir de la mort » ; logo : un homme sur la chaise électrique) : dirigé par Suge (Marion Knight, diminutif de Sugar Bear, « ourson sucré », né 1967), 15 millions d'albums, chiffre d'affaires 120 millions de $.

Crunk : contraction de crazy (fou) et drunk (saoul). Courant issu du Sud des USA : slogans scandés, textes vulgaires, accent traînant. Meneur : Lil Jon.

Reggae.   Musique jamaïquaine dérivée du calypso, rythme plus marqué et accents plus rudes. Mot tiré de « Do The Reggay » (Toots & The Maytals, 1967) ou de la contraction de « regular » et de « guy » (regguy). Bob Marley [1re superstar issue des pays pauvres : quartier de Trench Town, Saint Ann, Jamaïque, 6-2-1945/Miami, 11-5-1981, cancer du cerveau), adepte de la secte religieuse des rastafari (d'où le terme rasta) prônant le retour à l'Afrique et une nourriture végétarienne], Peter Tosh (Jamaïque, 1944-87), Toots & The Maytals, Jimmy Cliff, Burning Spear, Horace Andy (chanteur de Massive Attack). Découvert en Occident par la reprise en 1974 de « I Shot The Sheriff » (Bob Marley, 1973) par Eric Clapton et le film jamaïcain The Harder They Come qui lance Jimmy Cliff. Apparu en Angleterre vers 1965 sous le nom de blue beat ou de ska (rythme plus haché ; en 1968, streggae : tempo plus rapide, en 1970-71, rythme one drop : tempo lent, s'imposera comme le style reggae) : redevenu un moment à la mode en 1980 (The Selecter, Bad Manners, Madness) ; style revendiqué par les skinheads et à l'origine d'une vague de reggae blanc (The Specials, UB 40, Level 42, mais influence aussi la musique pop internationale : The Police, The Clash, The Rolling Stones). Mode : couleurs jaune, rouge, vert, vêtements amples, dreadlocks (nattes de cheveux). En France : popularisé par Serge Gainsbourg (version reggae de « la Marseillaise », 1980) ; Holly Gang, Tonton David, Princesse Erika, Dady. Dub : version instrumentale et expérimentale (exemple : effets sonores de distorsion et d'écho) créée par des Jamaïquains comme King Tubby et Lee « Scratch » Perry ; novo dub : version utilisant les nouvelles technologies. Ragga : voir col. a ; parallèlement, développement du reggae en Afrique (Alpha Blondy).

Rock alternatif   ou

Indie (abréviation de l'anglais indépendant).  Produit par les petits labels, par opposition aux major companies (The Breeders). Années 1980 : la Mano Negra, Satellites, les Garçons-Bouchers, les Négresses Vertes. A perdu sa signification dans les années 1990 avec le rachat des petits labels par les majors.

Rock music.   Origine : au début des années 1960, The Rolling Stones (1963, Mick Jagger, Keith Richards, Brian Jones) ont ranimé blues et rock and roll en mélangeant : le blues revival (ou blues blanc, illustré par The Animals d'Eric Burdon et John Mayall, qui s'est métamorphosé en hard rock par l'intermédiaire de Cream et de Jimi Hendrix), et le rock revival (souvenir des « pionniers » comme Chuck Berry). Le terme s'applique à la « pop music » des années 1970 débarrassée de son caractère mièvre et commercial. Le « hard rock » en est dérivé (voir p. 438 c). Groupes anciens : anglais : John Mayall, The Kinks, Jethro Tull, King Crimson, Procol Harum ; américains : Creedence Clearwater Revival, The Velvet Underground, The Doors (Jim Morrison), The Beach Boys, Chicago, Transit Authority, Santana, The Mothers of Invention de Frank Zappa (1940-93), Jefferson Airplane, The Grateful Dead (liés à la période hippie de San Francisco 68), J. Geils Band : guitaristes Eric Clapton, Jeff Beck et Rory Gallagher (Irl.) ou Johnny Winter (Amér.), proches du blues ; chanteurs : David Bowie, Lou Reed, Rod Stewart, Joe Cocker, Bruce Springsteen, Tom Waits, Randy Newman, Mink DeVille, Boy George, Phil Collins, Sting, Bryan Ferry, Peter Gabriel, Prince, chanteuses : Patti Smith, Pat Benatar, Marianne Faithfull ou Kim Wilde. Héritiers des Beatles : Wings (de Paul McCartney). Chanteurs disparus : Jimi Hendrix (voir p. 438 b) ; Janis Joplin (11-1-1943/4-10-1970), overdose ; Jim Morrison (8-12-1943/3-7-1971), d'une défaillance cardiaque ; John Lennon (voir p. 438 b). Groupes plus récents : The Pretenders, Dire Straits, Talking Heads, The Police, The Cure, Simple Minds, Frankie Goes to Hollywood, Depeche Mode, U2, Eurythmics, Oasis, Radiohead, Blur, The Verve, Téléphone, Indochine, Trust, Bijou, Nirvana [Kurt Cobain (20-2-1967/5-4-1994, suicide)], The Smashing Pumpkins. Retour à la musique fun, pour le plaisir et aux succès éphémères, faite pour les boîtes et complétée par les vidéo-clips (Madonna, George Michael, Michael Jackson). Années 1990-2000 : The Strokes, The Moldy Peaches, ARE Weapons. En France : Noir Désir, Louise Attaque, Jean-Louis Aubert (ex-leader de Téléphone), les Têtes raides, Matthieu Chedid (M), Brigitte Fontaine, Yann Tiersen, De Palmas.

Rock planant   ou

Space music  ou

Cosmic rock.  Apparu fin années 1960 en Allemagne. Influencé par musique concrète (Pierre Henry, Pierre Schaeffer), Stockhausen, et free jazz. A engendré le courant New Age : Kitaro, Deuter, Vangelis, Jean-Michel Jarre. Groupes : allemands : Tangerine Dream, Klaus Schulze, Ash Ra Tempel.

Rock progressif.   Apparu fin des années 1960 (Beatles, Procol Harum, Moody Blues, Nice). Recherches sonores illustrées par des groupes : anglais (Soft Machine, Pink Floyd [succès : « Dark Side of The Moon » (1973), « The Wall » (1979)] de Roger Waters et David Gilmour, Yes, King Crimson, Jethro Tull, Camel, Gentle Giant, Van der Graaf Generator, Renaissance, Barclay James Harvest et Genesis), allemands adeptes du rock « planant » (voir ci-dessus) ou plus symphoniques tels que Grobschnitt, Novalis, Anyonés Daughter, Eloy, Triumvirat, canadiens (Rush, Saga Harmonium), français (Magma, Ange), américains [Frank Zappa (ex-leader des Mothers of Invention), Styx, Kansas], italiens (PFM, Banco, Le Orme) et des personnalités (Eno, John McLaughlin, Robert Wyatt, Peter Gabriel, Mike Oldfield, Pat Metheny, Jean-Michel Jarre). Textes ésotériques, littéraires, très recherchés ; longs solos et arrangements riches. Néo-progressif : à partir de 1983 ; influencé par le hard rock. Groupes : Marillion, Pendragon, IQ, Pallas, Twelfth Night, Arena, Spock's Beard, Transatlantic, Flower Kings. Métal progressif : à partir de 1989 ; influencé par le Heavy Metal. Groupes : Dream Theater, Fates Warning, Queensryche.

Soul music.   Musique noire populaire américaine dérivée du rhythm and blues. Origine : années 1960-70. Interprètes : Stevie Wonder, Ray Charles (1930-2004), Otis Redding [1941-67 ; mêle soul, pop et folk ; succès : The Dock of The Bay (1966)], Mary Wells (1943-92), The Temptations, Aretha Franklin (surnommée Lady Soul dans les années 1960), Eddie Kendricks (1939-92), Wilson Pickett (1941-2006), Al Green (né 1946), James Brown (appelé « le parrain de la soul »), Ike et Tina Turner, Sly Stone, Curtis Mayfield (1942-99), Marvin Gaye (1939-84, assassiné par son père, pasteur), Chic. Années 1980 : influencée par le disco : Michael Jackson (né 29-8-1958), ancien des Jackson Five (Thriller, 1984 et Bad, 1987 : + de 30 millions d'ex.), Prince (né 1958, 30 albums dont Purple Rain, 1984). 1990 : Terence Trent d'Arby, Macy Gray. 2000 : les Nubians.



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