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NOBLESSE D'ANCIEN RÉGIME

Dite le second Ordre (le 1er étant le clergé et le 3e le Tiers-État).

I - Familles d'extraction (noblesse immémoriale).   Familles qui furent toujours réputées et tenues pour nobles, sans que l'on puisse trouver trace qu'aucun souverain leur ait jamais accordé la noblesse.

Classifications intermédiaires : noblesse féodale (familles connues à partir du XIe s.), chevaleresque (prouvée dès avant le XVe s.). 1 387 familles d'extraction subsistent. La noblesse de ces familles n'était admise que dans la mesure où le souverain les « maintenait » dans leur état de noblesse et privilèges afférents par un acte d'autorité. Louis XIV, voulant dresser le catalogue des nobles du royaume, prescrivit le 22-3-1666 à ses intendants de vérifier les titres des privilégiés ; la preuve centenaire suffisait. Le travail de recherche, suspendu en 1674, repris en 1696 et étendu en 1699 aux provinces conquises, fut suspendu en 1703 ; une 3e recherche eut lieu en 1715-27. Les habitants de la Navarre et du Béarn, les officiers, les possesseurs de dignités furent exemptés de recherche. Ces « grandes recherches » furent le fondement juridique de presque toute la noblesse d'extraction (la 1re recherche avait été faite sous Louis XI).

Nota : On distingue aussi la noblesse utérine, c.-à-d. anoblie par le ventre (la mère) ou coutumière. Autorisé à la suite de combats qui décimèrent la noblesse (en 841 à Fontenoy-en-Puisaye, dit une tradition légendaire), très répandu en France, cet usage ne fut conservé en Bourgogne que jusqu'en 1750. Dans la Lorraine et le Barrois, il fut expressément reconnu et conservé légalement lors de leur rattachement à la France en 1766, et maintenu jusqu'à la Révolution. Peu de cas connus.

II - Familles anoblies par lettres patentes.   1270, 1re lettre d'anoblissement connue : délivrée par Philippe le Hardi à son argentier Raoul ; plus tard, il anoblit son barbier, Pierre Labrosse. 1285 Philippe le Bel anoblit Gilles de Concevreux. 1290 Jean de Taillefontaine. 1320 Philippe le Long anoblit son argentier, Geoffroy Floriac. 1345 Jean, régent du royaume, anoblit son cuisinier, Jean de Gencourt. XIVe s. grâce courante (et payante). 1339 (sous Philippe de Valois), les lettres d'anoblissement doivent être visées par la Chambre des comptes, et plus tard doivent être enregistrées au parlement et à la Cour des aides. Les anoblissements par lettres, qui ont subsisté jusqu'en 1830, ont été très nombreux : ils avaient lieu à l'occasion d'événements affectant la famille royale (sacre, mariage, baptême) ou d'événements politiques (alliances, traités, victoires). Plus ancienne famille subsistante anoblie par lettres : Hurault de Cheverny et de Vibraye en 1349.

Noblesse vénale ou de finances : constituée par les anoblis par lettres vendues par les rois (pour renflouer leur trésorerie) : 1564 : 12 lettres ; 1568 : 30 ; 1576-77 : 1 000 ; 1592 : 40 ; 1594 : 10 ; 1609 : 10 ; 1645 : 50 ; 1696 : 500 ; 1702 : 400 ; 1711 : 100 (sous Louis XIV, les besoins du Trésor amèneront la chancellerie royale à adresser des lettres de noblesse « en blanc » aux intendants, qui les vendront 6 600 livres, mais à des personnes jugées aptes en raison de leurs mérites et de leurs services). Confirmations : les anoblissements par lettres furent parfois révoqués en bloc (quitte à payer une 2e fois les droits), le plus souvent lors de crises économiques. 1556 les anoblis doivent payer la confirmation de leur noblesse 1 500 livres. 1593 révocation des anoblissements faits depuis le décès du roi Henri III († 1589) ; les anoblis redeviennent taillables. 1598 annulation de tous les anoblissements depuis 1578 ; 1640 de tous ceux accordés depuis 1610 ; 1664 de tous ceux accordés depuis 1614 en Normandie, depuis 1611 dans le reste du royaume ; moins de 600 familles anoblies ainsi subsistent ; 1715 de tous ceux accordés depuis 1696 [une confirmation coûtait 6 000 livres (2 000 en 1713)].

III - Familles anoblies par charges et par fonctions. 1o)   Charges de judicature et de chancellerie. ÉVOLUTION : 1371 Charles V accorde la noblesse à des bourgeois de Paris (Charles VI, Louis XI, François Ier et Henri II la leur confirment). 1484 Charles VIII anoblit notaires et secrétaires du roi (rendant ces charges très convoitées), si le titulaire conserve sa charge au moins 20 ans et la transmet à son fils ou son gendre. 1577 Henri III restreint la noblesse au prévôt des marchands et aux échevins (privilège supprimé en 1667 ; 1707 rétabli, 1715 supprimé, 1716 rétabli jusqu'à la Révolution). L'anoblissement favorise la vente des offices (procurant au roi des revenus) et leur transmission héréditaire. Les titulaires peuvent léguer librement leur charge à la personne de leur choix, en versant un droit annuel [égal au soixantième du prix de l'office (1604)], la paulette, du nom de Charles Paulet (chargé du 1er recouvrement). 1644-45 la noblesse au 1er degré est accordée aux principaux officiers des cours de justice et de finances du royaume - le parlement de Paris, la Chambre des comptes, la Cour des aides et le Grand Conseil. 1669 les officiers des cours souveraines sont remis à la noblesse graduelle. 1690 les officiers du parlement de Paris peuvent obtenir la noblesse au 1er degré (plus tard aussi ceux de province). Modalités : certaines juridictions et les chancelleries anoblissaient au 1er degré, d'autres, la majorité, au 2e degré. La noblesse de 2e degré, dite graduelle, donnait au père, puis au fils, la noblesse personnelle. Elle était acquise dès réception dans la charge et transmissible parce qu'elle pouvait se transmettre héréditairement lorsque le fils avait servi 20 ans ou était mort revêtu. La noblesse au 1er degré donnait, dès réception, la noblesse héréditaire à la famille, gardée définitivement après 20 ans de service ou mort revêtu. Dans ces 2 formules, la démission prématurée sans accord du pouvoir royal (avant 20 ans) ou la suppression de la charge faisait perdre la noblesse. Mais ces charges ne créèrent pas pour autant de nouvelles familles nobles, parce que certaines cours ne recevaient que des nobles (parlements de Paris, Besançon, Nancy et Rennes ; chambres des comptes de Bar et de Nancy), et parce qu'un bon tiers d'entre elles étaient exercées par des personnes déjà nobles, et dispensées de l'impôt du marc d'or (qui n'était payé que par les roturiers acquérant une charge anoblissante). NOMBRE DE CHARGES ANOBLISSANTES à la fin de 1789 et, entre parenthèses, subsistant en 2002, selon Régis Valette : 4 160 : Conseil d'État 46, des Requêtes 80, Grande et Petite Chancelleries 848 (337), Grand Conseil 66 (8), parlements et conseils supérieurs 1 272 (86), chambres des comptes 756 et Cour des aides 191 (76), Cour des monnaies 39 (6), Bureau des finances 769 (44), présidiaux (Paris-Châtelet et Marseille) 93.

2o) Fonctions universitaires. Docteurs en droit en Avignon (parfois qualifiée de noblesse comitive : dignité de comte), État pontifical (mais la monarchie s'est opposée à l'établissement de ce mode d'anoblissement en France).

3o) Noblesse municipale (dite de cloche). 16 municipalités ont joui de la noblesse pour les corps de ville : Poitiers (1372), La Rochelle (1373), Toulouse (1420), Niort (1461 jusqu'en 1667), St-Jean-d'Angély (1481), Le Mans (1482) pour leur fidélité au roi pendant la guerre de Cent Ans ; Angers (1475) pour sa fidélité au roi pendant les troubles de la Ligue du bien public ; Tours (1462) en raison de l'attachement que lui portait Louis XI ; Bourges (1474), Lyon (1495), pour leur fidélité et à titre d'encouragement économique ; Arras (1481) pour des raisons politiques, économiques et démographiques ; Angoulême (1507) et Nantes (1560) pour leur fidélité ; Issoudun (1651) et Cognac (1651) pour leur fidélité pendant la Fronde ; Paris en 1706. En mars 1667, le privilège anoblissant de ces villes a été restreint au seul maire, à l'exception de Paris, Lyon et Toulouse (capitouls). Le décret du 14-12-1789 a supprimé ces charges.

4o) Citoyens de Perpignan (immatriculés de 1449 à 1785). Bourgeois nommés par lettres du souverain ou élus par le conseil de la cité et inscrits au livre de la matricule de la ville. La reine Marie, épouse d'Alphonse IV d'Aragon, accorda le 18-8-1449 la chevalerie et la noblesse transmissibles à ces citoyens [environ 2 citoyens furent anoblis chaque année par 9 notables et 5 consuls qui avaient ainsi le droit de conférer la noblesse ; le souverain pouvait aussi accorder la noblesse directement par lettre (Charles Quint le fit en 1542 pour Jacques Antich Triniach)]. 22 citoyens furent ainsi nommés de 1659 à 1763. Ces privilèges furent maintenus par les rois de France depuis le traité de Péronne (1461) jusqu'à 1789. 8 familles en descendent actuellement. La noblesse a été reconnue, selon des modalités différentes jusqu'à l'édit de 1634, aux francs-archers, aux hommes d'armes et archers des compagnies d'ordonnances, capitaines, lieutenants et enseignes des gens de pied, gardes du corps, gentilhommes de la maison du roi, gendarmes, chevau-légers, écuyers et sergents d'armes de la garde du roi.

5o) Noblesse militaire. Existe depuis le XVIe s. Il y avait peu d'officiers roturiers sinon dans les grades subalternes. Un édit de novembre 1750 accorda la noblesse héréditaire à tous les officiers généraux non nobles alors en service, et décida que la 3e génération consécutive d'officiers (dans le grade de capitaine au moins) décorés de l'ordre de St-Louis ou morts au service serait anoblie de plein droit. Une déclaration du 22-1-1752 décida que chacune des 3 générations devrait solliciter des lettres patentes d'approbation de services, scellées du grand sceau en fin de carrière. 11 familles subsistent. L'édit de 1750 s'appliquait également à la marine mais personne n'en bénéficia, en raison notamment du nombre infime de nominations dans l'ordre de St-Louis [en 97 ans, 17 capitaines de brûlot décorés (grade équivalent à celui de capitaine d'infanterie) sur plus de 10 000 nominations dans l'ordre)].

Il y avait en 1789 environ 17 000 familles nobles (en comptant 5 000 branches cadettes).

AUTRES SOURCES DE TITRES NOBILIAIRES

Titres du Premier Empire.   Noblesse d'Empire était un nom impropre pour l'Empereur mais finalement reconnu par Louis XVIII : déclaration de Saint-Ouen (2 mai 1814) et Charte (4-6 suivant, art. 71). Seuls des « titres impériaux », n'honorant qu'une personne par génération - c'est-à-dire le titulaire -, étaient conférés. Les droits féodaux n'étaient pas rétablis et les terres données par l'Empereur sur le « domaine extraordinaire » se trouvaient hors de France. Les enfants pouvaient porter les armoiries, sans les signes caractéristiques du titre dans l'écu et à l'extérieur de celui-ci (sans toque ni lambrequins). Les familles des titrés jouissaient de privilèges et formaient une classe sociale largement héréditaire : possibilité de succession à un titre, titres dégressifs pour les fils du titré par l'Empereur, port d'armoiries (ce qui était interdit aux anciennes familles), majorat (propriétés incessibles donnant revenu, dotations), inscription sur les bâtiments (hôtel de...).

Titres de la Restauration.   En 1814, l'article 71 de la Charte disposa : « La noblesse ancienne reprend ses titres, la nouvelle conserve les siens. Le roi fait des nobles à volonté, mais il ne leur accorde que des rangs et des honneurs sans aucune exemption des charges et des devoirs de la société. » L'art. 62 de la Charte de 1830 reprend le même texte. Pendant les Cent-Jours, Napoléon supprima les titres « féodaux » (14-3-1815), reprise des nominations (18).

Titres du Second Empire.   Le décret de la IIe République du 24-2-1848 avait aboli tous les titres mais le décret du 24-1-1852 les rétablit. Napoléon III n'anoblit pas, mais accorda la particule à 34 personnes et conféra ou régularisa des titres.

Titres pontificaux.   Environ 400 familles françaises ont été anoblies par le Saint-Siège entre 1820 et 1920.

Titres d'origine étrangère.   31 familles (avec homologation dans la noblesse française) subsistent en France.

FAMILLES SUBSISTANTES

Nombre de familles nobles.   Plus de 3 000 authentiques, et au moins 10 000 d'apparence noble (par le port de particules, de noms de terres, de titres imaginaires ou abusivement relevés, etc.). La durée moyenne d'une famille est de 350 années. Selon le Bon de Woëlmont († 1931) : 5 151 familles en 1927. Selon Régis Valette, dans son Catalogue de la noblesse française, 3 059 familles dont le principe de noblesse paraissait valable subsistaient au 1-1-2002, ainsi réparties : ANCIEN RÉGIME 2 678. Noblesse d'extraction 1 387 (dont extraction chevaleresque 298, ancienne extraction 527, extraction simple 562). Anoblis ou confirmés 553 (dont 403 par lettres patentes, 121 par lettres de confirmation, 29 étrangers). Anoblis par charges ou fonctions 748 (dont 337 conseillers secrétaires du roi, 162 par charge municipale dont 69 capitoules, 86 par les parlements, 163 par charges diverses). EMPIRE 141 (il n'y eut que des titres et aucun anoblissement). RESTAURATION 195 (titres et anoblissement par lettres). LOUIS-PHILIPPE 11 (titres). SECOND EMPIRE 25 (titres). NOBLESSE DE SAVOIE (1800-60) 9 reconnus en France (par l'effet du traité de Turin rattachant la Savoie à la France en 1860). Selon Étienne de Séréville et Fernand de Saint-Simon, dans leur Dictionnaire de la noblesse française (1977), 5 033 familles nobles subsistaient en 1900, 4 057 en 1975 [Ancien Régime 3 494 : extraction 1 600 (dont chevaleresque 365, ancienne 434) ; par lettres patentes 640 ; par charges 1 010 (secrétaires du roi 441, noblesse municipale 224, autres charges 345) ; divers (Savoie, Comtat Venaissin, étrangers reconnus) 244].

Un certain décalage vient, entre autres raisons, de ce que des familles titrées n'ont pas constitué de majorat (formalité nécessaire pour l'hérédité du titre, voir p. 747 b), avant 1835, et que certains auteurs ne les considèrent donc pas comme anoblies héréditairement si le bénéficiaire du titre est décédé avant 1835.

Noms d'apparence nobiliaire.   Il y avait, d'après une étude faite sur le Bottin mondain en 1973, 7 000 à 8 000 noms d'apparence nobiliaire. Les porteurs de ces noms ne sont pas tous nobles (1 sur 3 seulement) : 9 familles nobles sur 10 ont un nom comportant une particule (sont généralement sans particule celles de la noblesse dite d'Empire et quelques rares familles d'Ancien Régime : Durye, Dugon, Berthier, Daru, Didelot).

Titres réguliers.   D'après des sondages effectués sur l'ouvrage de Chasot de Nantigny (publié en 1751) et une liste parue dans l'Annuaire de la noblesse française (1857) concernant les concessions de titres réguliers, c'est-à-dire l'« érection de telle terre en fief de dignité sous le titre de... » par lettres patentes enregistrées et vérifiées, on aboutit, en dehors des ducs, aux % suivants, avant 1789 : marquis environ 60 % des titres réguliers, comtes 20 %, vicomtes 8, barons 12. XIXe s. : marquis réguliers 18 %, comtes 25, vicomtes 5, barons 52, le reste concernant le titre de chevalier, rarement régularisé et très peu porté. Selon Régis Valette (au 1-1-2002) : 668 titres réguliers dont 182 de l'Ancien Régime (dont 17 ducs, 93 marquis, 43 comtes, 5 vicomtes et 24 barons) et 486 du XIXe s.

LES PLUS ANCIENNES FAMILLES DE FRANCE

La liste donnée ci-dessous est établie à partir du Catalogue de la noblesse française, de Régis Valette, éditions Robert Laffont, 2002. Elle n'est pas exhaustive (notamment pour les familles bretonnes et de l'Est). Elle comprend des familles nobles pour lesquelles il existe des descendants directs du nom avec la date de filiation continue prouvée la plus reculée (parfois date où le nom apparaît cité pour la 1re fois, puis celle à partir de laquelle la filiation noble est prouvée). Pour nombre de familles (Andlau, Gramont, Harcourt, La Rochefoucauld, Lévis-Mirepoix, Maillé, Polignac, Rohan, Toulouse-Lautrec, etc.), la tradition peut remonter plus haut avec une quasi-certitude. Pour d'autres, avec interruption ou amalgame hasardeux avec une famille antérieure. J.H. de Randeck a recensé 264 familles françaises remontant au-delà de 1351.

IXe siècle. Les Capétiens [début IXe ou même avant : famille de référendaires et d'évêques aux temps mérovingiens (VIIe s.) puis de comtes rhénans ; date certaine : 852].

Xe siècle. Harcourt 966 (?) [du latin Hariulfi Curtis, vers 1050 Anchetil prend le nom Harcourt]. Rochechouart-Mortemart 980 (issus des vicomtes de Limoges, 876), nom apparu 1037.

XIe siècle. Gramont 1003 issus des Ctes de Comminges ; 1re maison éteinte avec Jean II de Gramont en 1528 ; 2e issue de sa sœur Claire, mariée à Menaud d'Aure, Vte d'Aster. La Rochefoucauld 1019 (Foucauld, seigneur de la Roche : une descendante, Emma, vivant en 1147-70, épouse Robert de Marthon d'où descend la famille actuelle). Caumont La Force 1040. Mailly-Nesle, Montesquiou-Fezensac 1050. Choiseul-Praslin 1060. Maillé de La Tour-Landry 1069. Clermont (devenu Clermont-Tonnerre) 1080. Castellane 1089.

XIIe siècle. Rohan-Rohan (Bretagne) 1100. Gontaut-Biron (citée 926) 1124. Châteauneuf-Randon 1135. Arenberg (Maison de Ligne, St Empire et France) 1142 (connue avant). Viry 1160. Scorraille 1168. Sparre (Suède et France), Tournebu 1170. Wall 1171 (?). Ligniville 1172. Walsh-Serrant (Anglais-Anjou) 1174. La Roche Aymon 1179. Lévis-Mirepoix 1180. Faucigny-Lucinge (Savoie, Bresse) 1180 (branche Faucigny 981). Villeneuve (Languedoc) 1183. Regnauld de La Soudière (citée 1034) 1189. Prunelé 1191. Beauffort (issus des Thouars) 1198.

XIIIe siècle. Cosnac 1200. Bauffremont (citée 1090) 1202. Chalencon devenue Polignac (citée 1062) 1205. La Fare, Riencourt 1206, Gouyon-Matignon 1209. Reinach (Werth, Hirtzbach) 1210. Pontevès d'Amirat, Sabran-Pontevès (citée 1064) 1213, Ginestous, Crussol d'Uzès (citée 1190) 1215. Quatrebarbes 1218. Menthon (Aviernoz) 1219. Argouges, Rasilly 1223. Noailles, Mostuejouls 1225. St-Phalle (citée 1171) 1230. Waldner de Freundstein 1235. Villeneuve (Trans, Flayosc, Bargemon, Esclapon) 1240. Foucher de Brandois 1245. Briey 1247. Roys d'Eschandelys 1253. Carbonnières 1254. Vogüé 1256. La Panouse, Wangen de Géroldseck aux Vosges 1257. Reich de Reichenstein (citée 1181) 1258. Tournemire 1259. Granges de Surgères 1261. Durfort-Civrac de Lorge (citée 1093), La Porte aux Loups 1262. Curières de Castelnau, Levezou de Vésins 1264. Beauvau-Craon 1265 (éteinte dans les mâles depuis 1982). Lubersac 1267. Rohan-Chabot 1269 (Chabot citée 1040, la branche aînée est devenue Rohan-Chabot 1645). Gourcy 1270. Menou 1272. Andlau 1274 selon R. Valette (citée 1178), La Rochelambert 1274. Cadoine de Gabriac 1279. Pérusse des Cars 1281. Saint-Gilles 1283. Croix, Montrichard 1285. Abzac, Loubens de Verdalle 1287. Noé, Rivoire de La Batie 1288. Esclaibes, Kerret 1290. Mérode (Belgique) 1295. Laguiche 1296. Foucauld 1298. La Tribouille 1299. Arcy, Budes de Guébriant, La Grandière 1300.

1301-1350. Boisgelin, Lameth, Du Merle, Sade 1302. Galard Terraube 1303. Galard et de G. Béarn 1303. Goulaine 1304. Rodez- Bénavent 1307. Maulmont, Noue 1308. D'Aux de Lescout 1312. Carbonnel de Canisy, Yzarn de Freissinet de Valady, Adhémar (Panat, Cransac, Lantagnac) [citée 1095] 1313. Damas (citée 1247), Guiny 1315. Charry 1316. Commarque, Montalembert 1317. Chasteignier 1318. D'Arces, Beaumont d'Autichamp (Repaire, Verneuil d'Auty, Beynac) 1322. Mullenheim-Rechberg 1323 ou 1337 (filiation bourgeoise vers 1250). Goys de Mézeyrac, Moÿ de Sons 1327. Bouillé, Chevron-Villette, Goesbriand, Hérail de Brisis, Kermabon 1328. Fayolle, Saint-Pern, Seyssel 1330. Colonna d'Istria, Raincourt 1331. Schauenburg 1332 ou 1274. Sallmard de Ressis 1333. Du Authier, Rouvroy de Saint-Simon, Saint-Priest d'Urgel, Villelume 1334. Grammont, Chastellux, La Tour d'Auvergne 1335. Busseul 1336. D'Albignac 1339. D'Andigné, Brémond d'Ars, Genève de Boringe, Hauteclocque, Kergariou, La Poëze (d'Harambure), Luzy de Pélissac, Parc Locmaria, Saint Pol, Saint Pol de Lias 1340. Grasse, Mathan 1341. Malet de Coupigny 1342, Dillon, Drée, Mauléon-Narbonne (citée 1209) 1343. Bosredon, Lesquen du Plessis-Casso, Pechpeyrou-Comminges de Guitaut 1346. Chabot (Rohan-Chabot, Chabot, Chabot-Tramecourt), Courseulles 1347. Hurault de Vibraye, Goullard d'Arsay, Leusse 1349.

1350-1400. Croÿ, La Vergne de Tressan 1350. Ferrand, Lestrange, Sarret de Coussergues 1351. Beaurepaire, Chabannes (citée 1170) 1352. D'Espinay-Saint-Luc, Montault 1352. Roquefeuil (Bousquet, Pradt, Montpeyroux, Amber, Bars, La Bessière, Cahuzac) [citée 1238] 1352. Forges de Parny, Ussel 1353. Huon de Kermadec, Villardi de Montlaur 1354. Soussay 1355. Chaumont-Quitry 1358. Aurelle de Paladines, Houdetot. Lancry de Pronleroy, La Rochette de Rochegonde 1360. Chauveron, Faydit de Terssac, Lambilly 1361. France (en Bretagne), La Croix de Castries (charge anoblissante en 1487), Pins, Sartiges 1362. Hoffelize 1363. Coustin du Masnadaud, Doynel de La Sausserie (Saint Quentin) 1364. Achard de Bonvouloir, Bonneval (citée 1055) 1365. Foucaud et d'Aure, Joussineau de Tourdonnet, Orléans 1366. Brossin de Méré, La Laurencie, La Tour d'Auvergne-Lauraguais, Le Viconte de Blangy 1367. Nattes, Touchet 1369. Chevigné, du Couëdic de Kergoaler, Crécy, Gibon, La Fléchère de Beauregard, Loz de Coatgourhant, Tudert 1370. Amphernet de Pontbellanger, Coëtlogon, Lasteyrie (du Saillant), Grouchy, Le Forestier de Vandeuvre, Méherenc de Saint- Pierre 1372. Espagne de Vénevelle, Fontanges, Wimpffen 1373. Ligondès, Voyer de Paulmy d'Argenson 1374. Kérouartz, Malet (La Jorie, Roquefort), Le Roy de Valanglart. Mons, Prévost de Sansac de Traversay, Rougé, Sesmaisons 1375. La Bourdonnaye, Brillet de Candé 1376. Belloy de Saint-Liénard, Boisbaudry (citée 1150) 1377. Pierre de Bernis, Tristan, Vincens de Causans, Belzunce (citée 1145) 1378. Boberil, des Monstiers-Mérinville, Quélen, Touchebœuf Beaumond 1379. Castelbajac, Kergorlay, Kersaint-Gilly, La Roche-Saint-André, Luppé, Montecler 1380. Chardonnet, Ferron (Chesne), La Villéon, L'Estourbeillon, La Sayette, La Tousche d'Avrigny, Solages, Tulle de Villefranche, Boisboissel 1382. Moy, Royère 1384. Comminges, Desgrées du Lou, Roffignac, Rolland de Rengervé, Tinteniac 1385. Freslon de La Freslonnière, Lancrau de Bréon, Nettancourt-Vaubecourt, Pluvié, Vanssay 1386. Hays 1387. Autier de La Rochebriant, Fumel, Pindray d'Ambelle, Trolong de Rumain 1388. Conchy, Costa de Beauregard, La Jaille, Lestang Parade, Robien 1389. Audiffret et Audiffret- Pasquier, Audren de Kerdrel, Blacas, Castel, Dion, Kermoysan, Quengo de Tonquédec, Toulouse-Lautrec, Anthenaise, Caupenne d'Aspremont, Liniers, Percy 1391. D'Astorg, Brossard de Saint-Martin au Bosc, Certaines, Foras, Guiry, Hennezel (Francogney, Ormois, Essert, du Mesnil), Isle de Beaucheine, La Rivière du Pré d'Auge 1392. Beaunay, Chaunac-Lanzac, Frotier (La Messelière, La Coste-Messelière, Bagneux), La Haye Saint-Hilaire, Livron, Kelly Farrel, Penfentenyo (citée avant 1171), Sainte-Marie d'Agneaux 1393. Aigneaux, Zorn de Bulach (connue 1250 environ mais rupture de filiation fin XIVe s.), Broglie, Gironde, Hautpoul, Thy, Virieu 1394. La Cropte de Chantérac, Digoine du Palais, Morel de La Colombe, Poulpiquet du Halgouët (Brescanvel), Tryon-Montalembert, Banville 1395. Lantivy de Trédion, Lestang de Turigny (Ringère), Orglandes, Villers au Tertre 1396. Aymer de La Chevalerie, Bonald, Cumont, La Garde de Saignes, Lignaud de Lussac, Pouilly, Saint-Pastou de Bonrepaux 1397. La Forest-Divonne, Montaignac de Chauvance 1398. Armagnac de Castanet, du Breil de Pontbriand, La Celle [dans la Marche] (citée 1040), Navailles-Labatut 1399. Boisguéheneuc, Casteras Sournia, Chérisey, Gouyon de Coipel, Kermenguy, Kersauson, Le Gualès de Mézaubran, Mourins d'Arfeuille, du Pontavice, Pontual, Vassinhac d'Imécourt, Vergier de Kerhorlay 1400.

Nota : Cossé-Brissac (le nom de Cossé apparut en 1180) achète Brissac en 1492 ; comte en 1560, duc 1611 et pair. Quelques familles ont été admises aux honneurs de la Cour sur preuves très proches de 1400 : Esterno, Grailly, la Tour du Pin, Mun.



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