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- Crédit Loa |
- Dynamisme |
- Macumba |
- Vitalisme. : (1) ,
Origine. Nom donné aux religions traditionnelles des Océaniens, Africains et aborigènes d'Asie. D'autres noms ont été peu à peu écartés : fétichisme, naturalisme, polythéisme, totémisme, manisme, dynamisme, vitalisme. Le paganisme (mot devenu péjoratif) désigne les croyances locales, par opposition aux religions nouvelles monothéistes (judaïsme, islam et christianisme), et par assimilation aux religions grecque et romaine de l'Antiquité.
Principales caractéristiques. Culte des ancêtres et des forces de la nature. Les morts sont vivants et agissants, ils peuvent être plus ou moins proches, bienfaisants ou hostiles (dans ce cas, il faut les apaiser par des rites appropriés). En général conscience d'un être suprême (Nyame, Mawu, Maangal, Neele, etc.) qu'on invoque mais auquel on ne rend pas de culte direct, initiations (rites de passage à l'époque de la puberté), divinations (devins-guérisseurs, hommes-médecine), magie, sociétés religieuses secrètes (la plupart ayant surtout un rôle politique, économique, ethnique ou tribal).
Vaudou. Origine : Bénin, Antilles (notamment Haïti), USA (Sud : Noirs), Brésil (sous le nom de macumba). Vaudou haïtien : associe l'animisme africain, un rituel chrétien et des pratiques magiques [satanisme, ophiolâtrie (adoration du serpent), phallicisme]. Sectes diverses de types spontanés ; admettent en général un dieu unique, le Grand Maître, créateur des génies ; vénèrent les forces qui nous entourent, personnalisées sous des noms divers, comme le baron Samedi, dieu des cimetières et souverain des morts, la maîtresse Erzulie, déesse de l'amour, la plupart des saints catholiques (notamment Thérèse de Lisieux) dont les fêtes sont célébrées aux dates du calendrier romain. Chaque vaudouiste a son génie spécial, le loa, « maître-tête », qui prend possession de lui grâce à des procédés rituels (la crise de loa) consistant surtout à manger certains produits (le manger loa). Une fois possédé par son loa, le vaudouiste devient son interprète : les paroles qu'il prononce sont considérées comme celles du loa.
Organisation : chaque confrérie vaudoue est dirigée par un prêtre, le hougan (« maître de dieu » en dahoméen), ou une prêtresse, la mambo. Les hounsi, fils et filles spirituels, partagent les tâches auxiliaires : le chef-cambuse garde la pièce des offrandes et les administre, la confiance seconde le hougan, la place (« commandant général de la place ») veille au bon ordre des chœurs, la reine chanterelle dirige les chœurs.
Rites : initiation après un « coma sacré » de 7 à 11 jours puis 7 mois de retraite au couvent, le corps baissé vers la terre, dans l'obscurité et le silence, puis enseignement de langues sacrées. Initiation en 3 ans. Sacrifices d'animaux (dons expiatoires), suivis de danses rituelles incantatoires.
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