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LES MUSULMANS DANS LE MONDE

Population musulmane (en millions, 2005) et   entre parenthèses,

% par rapport à la population totale du pays.  Afghanistan 29,6 (99), Afrique du Sud 0,9 (2), Albanie 2,17 (70), Algérie 32,5 (99), Allemagne 3,06 (3,7), Angola 1 2,58 (25), Arabie saoudite 24,6 (100), Argentine 0,5 (1,33), Arménie 0,12 (4), Australie 0,28 (1,46), Azerbaïdjan 7,84 (93,4), Bangladesh 127,3 (88,3), Bahrein 0,7 (100), Belgique 0,37 (3,6), Bénin 1,68 (20), Bhoutan 0,05 (5), Bosnie-Herzégovine 2,34 (60,06), Bostwana 0,05 (3), Brésil 0,17 (0,1), Brunéi 0,27 (67), Bulgarie 0,89 (11,87), Burkina Faso 6,9 (50), Burundi 0,78 (10), Cambodge 0,5 (4), Cameroun 3,6 (22), Canada 0,62 (0,2), Cap Vert 0,01 (2,8), Centrafrique 0,6 (15), Chine 39,1 (3), Chypre 0,23 (23), Comores 0,7 (98), Congo 0,08 (2), Rép. dém. Congo 6,1 (10), Côte d'Ivoire 10,9 (60), Croatie 0,13 (3), Danemark 0,16 (3), Djibouti 0,75 (94), Égypte 69,6 (94), Émirats arabes unis 4,41 (96), Érythrée 2,35 (50), Espagne 0,5 (12), USA 6 (2,11), Éthiopie 38,7 (50), Fidji 0,07 (8), France 5,98 (10), Gabon 0,17 (12), Gambie 1,5 (95), Géorgie 0,9 (20), Ghana 9,9 (30), G.-B. 1,48 (2,5), Grèce 0,17 (1,5), Guinée 8,1 (85), Guinée-Bissau 1 (45), Guinée équatoriale 0,11 (25), Guyana 0,08 (10), Honduras 0,13 (2), Hong Kong 0,1 (1,4), Inde 154,5 (13,4), Indonésie 195,02 (88), Iran 68,8 (99), Iraq 27,9 (97), Israël 1,34 (18,91), Italie 1,37 (2,4), Japon 0,18 (0,14), Jordanie 5,45 (94), Kazakhstan 7,1 (47), Kenya 8 (24), Kirghizistan 3,9 (75), Koweït 2,6 (100), Laos 0,06 (1), Lesotho 1 (5), Liban 2,27 (59,7), Libéria 1,49 (97), Libye 5,63 (97), Macédoine 0,63 (30), Madagascar 1,2 (7), Malaisie 15,4 (59), Malawi 2,46 (20), Maldives 0,3 (100), Mali 12,15 (90), Malte (1,1), Maroc 30,4 (99), Maurice 0,2 (16,6), Mauritanie 3,1 (100), Mayotte 0,2 (97,8), Mongolie 0,16 (6), Mozambique 3,9 (20), Myanmar 2 (4), Namibie 0,01 (5), Népal 1,1 (4,2), Niger 13,6 (97), Nigéria 75,57 (50), Oman 2,38 (99), Ouganda 4,3 (16), Ouzbékistan 23,3 (88), Pakistan 157,5 (97), Autorité Palestienne 3,72 (98), Panamà 0,15 (5), P.-Bas 0,87 (5,4), Philippines 5,9 (7), Qatar 0,76 (95), Réunion 0,02 (2), Roumanie 0,22 (1), Russie 27,65 (19), Sahara Occidental 0,3 (100), Sénégal 11 (94), Sierra Leone 3,42 (60), Singapour 0,65 (15), Slovénie 0,03 (1,55), Somalie 8,6 (100), Soudan 29,3 (73), Sri Lanka 1,5 (7,6), Suède 0,28 (3,1), Suisse 0,23 (3,1), Suriname 0,08 (19,6), Swaziland 0,11 (10), Syrie 16,56 (90), Tadjikistan 6,1 (90), Taïwan 0,07 (0,3), Tanzanie 18,25 (50), Tchad 4,8 (50), Thaïlande 5,9 (9,1) , Timor Oriental 0,04, Togo 1,5 (25), Trinité et Tobago 0,11 (8,1), Tunisie 9,8 (98), Turkménistan 4,6 (89), Turquie 72,75 (96), Ukraine 0,22 (0,45), Vietnam 0,6 (0,7), Yémen 20,7 (99,9), Yougoslavie 2,03 (19), Zambie 1,68 (15), Zimbabwe 0,13 (1).

Nota : (1) 1998.

Depuis la décolonisation, les conversions de Noirs chrétiens à l'islam sont fréquentes et les conversions d'animistes se font plus vers l'islam que vers le christianisme. Agents de l'islamisation : prédicateurs locaux ; confréries sociales et professionnelles ; processus d'urbanisation ; centres éducatifs (notamment mosquées des villes). Transformations sociales : adoption de prénoms musulmans ; écoute des émissions arabes ; alliance entre groupes sociaux musulmans et rejet des mécréants (kâfirs) ; restructuration des familles.

LES MUSULMANS EN FRANCE

Historique.   VIIIe s. A la suite d'incursions, de razzias, comme à Autun, en Bourgogne (août 725), ou d'occupations plus longues, des musulmans (Maures ou Berbères islamisés venus d'Espagne ou des côtes d'Italie, Malte, Sicile, Sardaigne, Baléares) ont vécu à Narbonne, Nîmes, Avignon et dans une grande partie du Midi. On les appela Sarrasins (du bas latin Saraceni, venu de l'arabe Charquiyin, Orientaux) puis Arabes, Arabacci, mahométans et plus tardivement Mozarabes [de mousta'rîb, devenu arabe ou arabisé (francisé)] ; Maures (more, morisque ou mauresque) remonte à la Mauretania romaine, correspondant au Maghreb actuel. 732 Charles Martel (688-741) arrête l'avant-garde des troupes du calife de Cordoue, Abd al-Rahman (731-788). 752 chute de Narbonne, fin de la présence musulmane en France. 1323-25 reconquête de la Corse. 2000-28-1 texte de 6 pages de Jean-Pierre Chevènement, ministre de l'Intérieur : « Principes et fondements juridiques régissant les rapports entre les pouvoirs publics et le culte musulman de France », ratifiés par 5 fédérations (Grande Mosquée de Paris, UOIF, FNMF, Foi et Pratique, Tabligh et Daoua il Allah), 5 grandes mosquées indépendantes (Évry, Mantes-la-Jolie, Lyon, sud de la France, St-Denis de la Réunion), 5 personnalités (Saada Mamadou Ba, Soheib Bencheikh, Cheikh Khaled Bentounes, Bétoule Fekkar-Lambiotte, Moshen Ismaïl, Michel Chodkiewicz s'étant fait excuser), 2 observateurs (Halil Ince et Omar Ozceri, conseiller à l'ambassade de Turquie). Sur 17 partenaires sollicités, seule manque la mosquée Ad'awa de Paris dirigée par Larbi Kechat. « Les signataires affirment leur attachement aux principes fondamentaux de la République (...), relatifs à la liberté de pensée et de religion et aux dispositions de la loi de 1905 concernant la séparation des Églises et de l'État. Associations cultuelles : les musulmans ont le droit d'en créer (dispositions de la loi de 1905), ayant pour seul objet l'exercice du culte (...) et pouvant bénéficier d'avantages, notamment fiscaux. Elles peuvent décider de constituer un organe unique de représentation nationale du culte musulman. Mosquées : leur acquisition et leur utilisation font partie intégrante du libre exercice du culte pourvu qu'elles soient réservées à l'exercice public du culte, donc librement ouvertes, à l'exclusion de toute activité étrangère, notamment à caractère politique (...). Seules s'appliquent à l'égard de la construction de mosquées les règles d'urbanisme nationales et locales. Aucune autre considération n'est fondée à justifier une décision administrative de refus (...). Ministres du culte : il revient aux musulmans et à leurs associations d'en préciser la notion, correspondant à la pratique de leur religion et d'indiquer les membres auxquels ce titre est conféré. Ceux-ci devront à l'avenir être recrutés et rémunérés par les associations cultuelles (ou autres) qui les emploient. Il serait souhaitable qu'ils soient majoritairement de nationalité française et disposent d'un niveau culturel et religieux approprié à leurs fonctions. »

Statistiques (en milliers).   1989 : 2 500 ; 1996 (secrétariat des relations avec l'islam) : 4 200, (Charles Pasqua, min. de l'Intérieur) 5 000 dont pratiquants 1 000, intégriste 50 et radicaux 2 ; 2002 (rapport du Haut Conseil à l'intégration) : 4 155 dont d'origine maghrébine 2 900 (Algériens 1 550, Marocains 1 000, Tunisiens 350), Turcs 315, Arabes d'Afr. noire 250, du Moyen-Orient 100, Asiatiques 100 ; demandeurs d'asile et clandestins 350 ; convertis 40, origines diverses 100 (3 000 seraient citoyens français) ; 2003-nov. (Nicolas Sarkozy, min. de l'Intérieur) : 5 000 à 6 000 dont 2 000 susceptibles de voter. Comparaisons 2001/1989 (en %) : croyants 42/38 ; croyants et pratiquants 36/37 ; d'origine musulmane 16/20 ; sans religion 5/4 ; autre religion 1/1. Ont jeûné pendant le ramadan : 70/60. Prient chaque jour : 33/41. Boivent parfois de l'alcool : 35/35. Vont à la mosquée le vendredi : 16/20.

Lieux du culte.   1965 : 5 ; 75 : 68 ; 80 : 274 ; 85 : 922 ; 90 : 1 020 ; 95 : 1 600 ; 2000 : 1 700 ; 04 : 1 685 dont (en %) indépendants 40, Grande Mosquée de Paris 14, UOIF 13,5, FNMF 7, radicaux salafistes 2,5, autres 23. Mosquées architecturales : 9. Paris : Grande Mosquée de Paris (construite 1922-26 sur un terrain donné par la Ville en souvenir des soldats musulmans morts pendant la guerre 1914-18) inaugurée 15-7-1926 par le Pt Doumergue et le sultan du Maroc Moulay Youssef, 2, place du Puits-de-l'Ermite, 75005 ; l'Institut musulman de Paris qui en dépend était à l'origine un mémorial des musulmans d'outre-mer tués à la guerre de 1914-18 ; son administration avait été confiée à la Sté des Habous [ou waqf : biens de mainmorte, c.-à-d. capitaux, immeubles, etc. dont le produit est destiné à l'entretien d'une fondation pieuse (mosquée, école coranique, subsides au pèlerinage)] et des lieux saints de l'islam, créée en 1917 à Alger par le gouvernement français. Une autre (association déclarée 1958), dont le siège a été transféré le 10-4-1962 d'Alger à Paris, lui a succédé. Recteurs : 1917 : Si Kadour Ben Ghabrit (1873-1954) ; 1957-18-5 : Si Hamza Boubakeur (15-6-1912/4-2-1995) ; 1982 : Cheikh Albas († 1989), Algérien ; 1989 : Cheikh Tedjini Haddam, Algérien, a démissionné après avoir été nommé en Algérie au sein du Haut Comité d'État algérien ; 1992-12-4 : Dalil Boubakeur (Français, médecin, né Skikda, Alg., 2-11-1940), fils de Si Hamza. Mosquée Da'wa, 39, rue de Tanger 75019, Mosquée Al-Fath, 53, rue Polonceau 75018, Mosquée Omar Ibn al-Khattab, 79, rue J.-P.-Timbaud 75011, Mosquée Abu Bakr As-Siddiq, 39, bd de Belleville 75011. Union islamique en France (Turcs), 64, rue du Fg-St-Denis 75010. Province : Bondy (Seine-St-Denis ; inaugurée 15-3-2005), Clichy (Hts-de-S., prévue 2007), Lille, Lyon [inaugurée le 23-9-1994 ; 31 millions de F (dont 26 versés par le roi Fahd d'Arabie), salle de prière de 820 m2 pour hommes, mezzanine de 350 m2 pour femmes, patio 195 m2, minaret 24,95 m, coupole 14 m], Mantes-la-Jolie, Marseille (9, av. Camille-Pelletan), Roubaix, Strasbourg (nouvelle en cours ; coût : 6 M€), Villeurbanne.

Fondation pour les œuvres de l'islam de France : créée 2005 par 4 fédérations : UOIF, Mosquée de Paris, FNMF, CCMTF. Mission : contribue au financement de la construction et de la rénovation des lieux de culte, aux formations des imams, à l'organisation du CFCM. Capital : 800 000 €.

Imâms : 1 000 dont permanents 550, occasionnels 153, khatibs (n'intervenant que lors du prêche du vendredi) plus de 300. Environ 1/3 ne parlent pas ou très peu le français. Répartition par rémunération (en %) : salariés régulièrement 45 (dont par l'association gestionnaire du lieu de culte où ils officient 22, par le pays qui les a détachés 12). Les autres sont bénévoles ou rétribués par les oboles. Par nationalité (en %) : Marocains 31, Algériens 20, Français 20, Turcs 14, Tunisiens 5, Africains 5, autres 5. Centres de formation : Institut européen des sciences humaines IESH de Bouteloin, St-Léger-de-Fougeret, Nièvre, créé 1992 ; IESH de Paris, St-Denis ; Mosquée de Paris, créé 1993 ; Institut français des études et sciences islamiques, Boissy-St-Léger, créé 2001 ; École musulmane, St-Denis de la Réunion.

Organisation.   Conseil représentatif des musulmans de France : Pt : Dalil Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris (voir ci-dessus) ; réunit : Mosquée de Paris, Union des organisations islamiques de France (UOIF) créée 1983, proche du mouvement des Frères musulmans, prônant l'intégration (200 associations), Pt : Lhaj Thami Breze ; Association des étudiants islamiques de France (AEIF) créée 1963 ; Féd. nat. des musulmans de France (FNMF) créée 1985, Pt : Mohamed Béchari, placée sous administration provisoire en avril 2006 ; Association Foi et Pratique créée 1968. Autres mouvements : Féd. des associations islamiques d'Afrique, des Comores et des Antilles ; Union islamique de France ; Union des jeunes musulmans ; Fraternité algérienne de France (FIS algérien) ; Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF). Haut conseil de l'islam de France créé 16-12-1995 à Paris, après assemblée constitutive de 120 délégués, représentant 438 associations d'origines diverses (française, maghrébine, turque, comorienne, africaine, kurde notamment). Initiative due à une rupture au sein du conseil représentatif (fondé 1993, par Dalil Boubakeur), mis en cause pour insuffisance de vie démocratique. Bureau exécutif provisoire : 33 membres. Conseil français du culte musulman (CFCM) : 1999-29-10 Jean-Pierre Chevènement, ministre de l'Intérieur, propose par courrier aux dirigeants de 6 fédérations musulmanes, 6 grandes mosquées et 6 « personnalités qualifiées », d'ouvrir un processus de consultation (en arabe : istichara) pour mettre sur pied une organisation représentative du culte musulman. Seul Larbi Kechat, recteur de la mosquée Ad-Da'wa à Paris, refusa. 2000-28-1 les participants signent une déclaration. « Principes et fondements juridiques régissant les rapports entre les pouvoirs publics et le culte musulman en France » (voir 705 c), « confirmant leur attachement aux principes fondamentaux de la République française ». Une phrase évoquant « le droit de toute personne à changer de religion ou de conviction » avait été supprimée à la demande de l'UOIF. Des groupes de travail sont mis en place sur des sujets comme les lieux de culte musulmans, les structures associatives, les ministres du culte, les aumôneries et l'abattage rituel. 29-8 Daniel Vaillant, nouveau ministre de l'Intérieur, s'engage à poursuivre la consultation. 2001-9-2 « accord-cadre » en 12 points ; -3-7 signé pour le Conseil français du culte musulman. 2002-20-12 à l'initiative de Nicolas Sarkozy (ministre de l'Intérieur), l'accord de Nainville-les-Roches définit le mode de désignation du CFCM (par une assemblée générale élue par les représentants des mosquées). Instance nationale (membres nommés par les fédérations et les grandes mosquées + personnalités qualifiées) : assemblée générale 43, conseil d'administration 22. Régionale : le conseil d'administration de chaque CRCM (Conseil régional du culte musulman) a élu les membres composant son bureau. 2005-déc. 17 membres de la FNMF démissionnent du conseil d'administration et créent le rassemblement des élus du CFCM (RECFCM) [Pt Abderrahim Berkaoui, recteur mosquée de Nîmes].

COMPOSITION : 1 conseil national (42 membres élus par l'assemblée générale, 154 membres par les grands électeurs), 1 bureau exécutif, 25 conseils régionaux (CRCM), 1 union de mosquées représentées par leurs associations et personnalités cooptées. Mandat jusqu'en 2008. COMPÉTENCE : questions relatives au culte aux niveaux national et régional (construction de mosquées, organisation de fêtes religieuses). PT : Dalil Boubakeur. ÉLECTIONS : organisées dans chaque région par un comité électoral (Corelec) et contrôlées par la commission d'organisation des CCFCM. 2003-6-4 : 210 lieux de culte élisent 20 % des délégués et le 13-4 : 782 en élisent 80 %. Électeurs : 4 032 désignés par 995 lieux de culte selon critère de surface [18 désignés par la mosquée de Paris, sinon de 1 (mosquées de moins de 100 m2) à 15 (mosquées de plus de 800 m2)]. Régions les plus importantes : Rhône-Alpes 481, Nord-P.-de-C. 419, Ile-de-France 395, Paca 315, Lorraine 273, Réunion 208. Vote : représentation proportionnelle au plus fort. Élections des présidences de CRCM : FNMF 11 (Auvergne, Centre, Corse, Franche-Comté, Ile-de-Fr. Est, Ouest, Languedoc, Lorraine, Midi-Pyr., Nord, Picardie), UOIF 8 (Alsace, Aquitaine, Basse-Normandie, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Ile-de-Fr., Centre, Pays de la Loire, Poitou), indépendants 3 (Réunion, Hte-Normandie, Paca), CCMTF 2 (Bretagne, Limousin), GMP 1 (Rhône-Alpes). 2005-19-6 : élections du conseil d'administration : 5 219 délégués dans 1 230 lieux de culte (Nord-P-d-C. 72, Paca 487) : FNMF 19 sièges, UOIF 10, Mosquée de Paris 10, indépendants 3, CCMTF 1. Résultats en Ile-de-France (en %) : UOIF 44, GMP 31, FNMF 25.

Centres de conférences.   Paris : Association des étudiants islamiques en France : 23, rue Boyer-Barret, 75014. Comité national pour les musulmans français : 4, place Vallois, 75001. Bureau de Paris de la Ligue islamique mondiale : 22, rue François-Bonvin, 75015. Centre culturel et religieux chiite en Europe : 16, av. du Pt-Kennedy, 75016 (imâm : Mehdi Rouhani). Centre des hautes études sur l'Afrique et l'Asie modernes (Cheam) : 13, rue du Four, 75006 ; fondé en 1936. Association culturelle islamique : 39, rue de Tanger, 75019. Institut islamique, siège : ancienne halle aux vins. Institut du monde arabe (Ima) : 1, rue des Fossés-St-Bernard, 75005. Université islamique de France. Union des familles musulmanes-Islam de France : 30, rue de Fleurus, 75006 ; créée en 1993. Groupe d'amitié islamo-chrétienne : 92 bis, bd du Montparnasse 75014 ; créé en 1993 ; Pt : Saïd Ali Koussay.

Conseil supérieur des mosquées de France.   Créé le 16-8-1996.

Convertis à l'islam.   Maurice Béjart (né 1927) chorégraphe, chiite. Michel Chodkiewicz (écrivain). Cassius Clay (né 17-1-1942) boxeur américain, devenu Mohamed Ali. Alphonse-Étienne Dinet (1861-1929) peintre orientaliste, sous le nom de Nasreddine. Michel Foucault (philosophe). Michel Fourcroy. Roger Garaudy (né 1913) converti au protestantisme à 14 ans (parents athées), devient catholique et militant communiste, sunnite en 1982. René Guénon (1886-1951) en 1911, vécut au Caire de 1930 à sa mort sous le nom d'Abd el-Wahid Yahya (« le serviteur de l'Unique »). Joseph Sève (Lyon 1788-Le Caire 1860) devenu Soliman Pacha. Yvette Labrousse (épouse de l'Agha Khan) en 1944, ismaélite. Mike Tyson (né 30-6-1966, boxeur) devenu Mikhail-Abdul-Aziz.

Isabelle Eberhardt [Genève, 17-2-1877/Aïn Sefra (Algérie), 21-10-1904] : fille de Nathalie Eberhardt (originaire de Moscou ; † 28-11-1897, elle a été enterrée à Bône selon le rite musulman ; épouse du Gal Moerder, elle vivait alors en Suisse avec Alexandre Trophimowsky).

Fête de l'Aïd al-Kébir (en 2000) : 120 000 bêtes sacrifiées en 24 h. Depuis 2000, la Commission européenne demande à la France de respecter la réglementation communautaire interdisant l'abattage rituel en dehors des abattoirs. Un arrêt du Conseil d'État du 10-10-2001 a annulé une circulaire du 1-3-2000 des ministères de l'Agriculture et de l'Intérieur autorisant des dérogations.



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