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L'ÉGLISE EN FRANCE > STATISTIQUES (EN FRANCE)

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Lieux affectés au culte (en France, 2001) : catholique (en 2005) 45 000 églises dont 95 cathédrales ; musulman 1 555 mosquées ou salles de prière ; protestant 2 021 temples ou salles de prière (Fédération protestante de France 1 523, Fédération évangélique de France 498) ; juif 280 synagogues ou salles de prière ; bouddhiste 150 pagodes ou salles de prière ; orthodoxe 128 églises ; arménien catholique 5 églises.

Depuis 1905, 144 églises catholiques désaffectées et 2 014 construites.

CLERGÉ

Aumôniers.   Militaires : 240 (dont 36 laïcs, 22 diacres permanents). Des prisons : 440 catholiques dont 175 rémunérés [210 protestants (dont 61 rémunérés), 62 israélites (23), 23 musulmans (8), 2 bouddhistes, 3 orthodoxes].

Cardinaux (au 1-6-2006).   A la curie : Roger Etchegaray (né 25-9-1922 à Espelette, Pyr.-Atl., prêtre 13-7-1947, év. 27-5-1969, arch. de Marseille 1970-84, card. 30-6-1979, Académie des sciences morales et politiques 1994) ; Paul Poupard [Pt du Conseil pontifical de la culture depuis 1985 ; né 30-8-1930 à Bouzillé, M.-et-L., prêtre 18-12-1954, recteur de l'Institut catholique de Paris 1971-81, év. 2-2-1979 (consacré 6-4), arch. 27-6-1980, titulaire d'Usula en Byzacène (sud de la Tunisie), card. 25-5-1985] ; Jean-Louis Tauran (né 5-4-1943 à Bordeaux, prêtre 20-9-1969, arch. 6-1-1991, card. 21-10-2003). A la tête d'un diocèse : Philippe Barbarin (né 17-10-1950, arch. de Lyon, card. 21-10-2003) ; Bernard Panafieu (né 26-1-1931, év. d'Annecy 1974, arch. d'Aix-en-Provence 1978-94, de Marseille 1994, card. 21-10-2003) ; Jean-Pierre Ricard (né 25-9-1944, arch. de Bordeaux 2001, card. 24-3-2006) ; Albert Vanhoye (né 24-7-1923, prêtre à Enghien 1954, card. 24-3-2006). A la retraite : Jean Honoré (né 13-8-1920) ancien arch. de Tours (1981-97), card. 21-2-2001. Jean-Marie Lustiger (né 17-9-1926 à Paris, prêtre 17-4-1954, arch. de Paris 31-1-1981, card. 2-2-1983). Décédés 1994 : Albert Decourtray (arch. de Lyon depuis 1981 ; né 9-4-1923, card. 25-5-1985, Académie française 1993, des sciences morales et politiques 1994) ; François Marty (arch. émérite de Paris ; né 18-5-1904, card. 28-4-1969) ; 1995 : Yves Congar (dominicain, théologien ; né 13-4-1904, prêtre 25-7-1930, card. 8-12-1994) ; 1996-30-5 : Léon Étienne Duval (né 9-11-1903, arch. d'Alger 1954, naturalisé Algérien 11-2-1965, card. 22-2-1965) ; 1998 : Jean Balland le 1-3 (arch. de Lyon, card. 21-2-1998) ; 2000 : Paul Gouyon (arch. émérite de Rennes ; né 24-10-1910 à Bordeaux, prêtre 13-3-1937, év. 7-10-1957, card. 28-4-1969). 2001-11-6 : Pierre Eyt (né 4-6-1934 à Laruns, arch. de Bordeaux depuis 1989, card. 26-11-1994). 2002 : Louis-Marie Billé (né 18-2-1938, arch. de Lyon depuis 1998, card. 21-2-2001, président de la Conférence des évêques de 1996 à 2001).

Diacres permanents.   Ordonnés : de 1970 au 1er janvier 2004 : 1 918 ; en activité : 1 908 ; 89 % sont mariés (moyenne : 3,4 enfants par couple), 8 % célibataires, 3 % veufs. Age requis pour l'ordination des hommes mariés : 35 ans + 10 ans de mariage. 2004 : 77 ordinations. Professions exercées des diacres ou l'ayant été pour ceux qui sont retraités : industrie, artisanat et transport 559, secteur tertiaire, public ou privé 378, enseignement, culture et recherche 329, professions de santé 158, agriculture 134, professions commerciales 86, organisations et mouvements ecclésiaux 79, social 69, armée et sécurité 73, divers 43.

Évêques en activité.   Voir p. 670 c.

Instituts catholiques.   Voir à l'Index.

Mission de France.   Prélature de la Mission de France : 3, rue de la Pointe, BP 101, 94170 Le Perreux-sur-Marne ; Maison de la Mission de France : 17, rue Abbé-Tauleigne, 89230 Pontigny. Fondée 1941 par l'Assemblée des cardinaux et archevêques de France sur l'initiative du cardinal Suhard. But : former un clergé spécialisé dans l'évangélisation des zones déchristianisées. 1954 le pape lui donne le statut de prélature territoriale. Prélat (depuis 15-2-2004) : Mgr Yves Patenôtre. Prêtres séculiers : 198, diacres permanents : 57, en vue de sacerdoce : 2. Ordinations : de 1978 à 2005 : prêtres 48 (dont 0 en 2005) ; diacres permanents 20, en vue de sacerdoce 2. La Communauté Mission de France (créée 2002). Membres : 800 (prêtres, diacres laïcs).

Missionnaires.   2001 : 4 600, 190 prêtres diocésains français envoyés outre-mer au titre de « Fidei Donum » ; Amér. latine 75, Afrique noire 47, Maghreb/Moyen-Orient 28, océan Indien 16, Asie 8, Europe 7, Antilles 4, océan Pacifique 3, Amér. du Nord 2.

Paroisses.   Restructuration à 3 niveaux lancée en 1992 par l'assemblée des évêques : relais ou communautés de base : composés de laïcs, substitués à l'ancienne paroisse ; paroisse nouvelle : regroupant des communautés de villages ou de quartiers, sous la responsabilité d'un curé et d'une équipe d'animation pastorale (parfois le prêtre n'est que le modérateur de l'équipe qui a en charge la responsabilité de la paroisse) ; secteur : fédérant plusieurs paroisses et jouant un rôle d'impulsion. Sur 36 679 communes (au 11-1-2002) il restera 17 550 paroisses.


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Début XVIIIe s. (pour 22 millions d'habitants) : 200 000 prêtres, 90 000 religieux et religieuses. 1836 (pour 33 millions) : 43 000 prêtres. 1876-77 (pour 38 millions) : 55 000 prêtres, 30 680 religieux, 127 000 religieuses. 1967-70 (pour 50 millions) : 33 775 prêtres, 23 000 religieux, 111 500 religieuses. 2001-03 (pour 59 millions) : 24 251 prêtres, 11 588 religieux, 39 302 religieuses.

Chantiers du cardinal.   Fondés 1931 par le card. Verdier (1864-1940), arch. de Paris, pour donner plus d'élan à la construction des églises de Paris et banlieue [constructions : 1886-1905 : 50 égl. ; 1905-14 : 41 ; 1925-32 : 52 (avec les chapelles)]. Bilan : 1939 : 110 égl. et 50 presbytères ; 1945-59 : 37 égl., 7 agrandies ; 1960-72 : 88 réalisations ; 1973-80 : 53 ; 1931-2004 : 326 (budget 5 500 000 €). Entretiennent aussi le gros œuvre des édifices construits depuis leur création et contribuent à leur embellissement.

Prêtres présents en France (au 31-12).   1980 : 38 676 ; 90 : 32 267 (25 203 diocésains/7 064 religieux) ; 95 : 28 684 (22 189/6 495) ; 2000 : 25 353 (19 234/6 119) ; 01 : 24 251 (18 528/5 723) ; 02 : 23 542 (17 935/5 597) ; 03 : 22 912 (17 473/5 439) ; Prêtres-ouvriers : environ 700. Ordinations : 1830 : 2 300 ; 1900 1 : 1 679 ; 18 1 : 152 ; 24 : 907 ; 51 : 1 028 ; 60 : 595 ; 70 : 285 ; 80 : 111 ; 90 : 133 ; 95 : 96 ; 98 : 110 ; 99 : 116 ; 2000 : 142 ; 04 : 124. Age : prêtres âgés de moins de 65 ans en 1965 : 34 065 ; 75 : 27 731 ; 85 : 18 000 (sur 28 000 diocésains) ; 99 : 9 530 (sur 20 000). Moins de 60 ans en 2001 : 6 000 environ (sur 24 000). Abandons de ministère : le Monde a donné, le 19-12-1986, 2 évaluations : celle de Danièle Hervieu-Léger (2 500 entre 1965 et 1985) et celle du père Potel (3 500 entre 1940 et 1982, avec une pointe entre 1970 et 1974). 55 % se sont mariés à l'église (après avoir demandé une dispense canonique) et 36 % civilement.

Nota : (1) Sans l'Alsace-Lorraine.

Service national des Vocations 106, rue du Bac, 75007 Paris.

Religieux.   Nombre total (dont à l'étranger) : 1991 : 15 155 (3 223) ; 2002 : 11 588 (2 053) [clercs réguliers et congrégations cléricales 3 183 (475), frères enseignants et hospitaliers 2 392 (281), missionnaires 1 646 (539), chanoines réguliers et ordres apostoliques 2 194 (525), moines 1 632 (125), Stés de vie apostolique 541 (108)] ; en France : 2004 : 9 409 ; professions perpétuelles en France et, entre parenthèses, ordinations presbytérales (en 2002-03) : moines 17 (8), chanoines réguliers et ordres apostoliques 27 (18), clercs réguliers et congrégations cléricales 8 (7), Stés de vie apostolique 7 (2), missionnaires 3 (2), frères enseignants et hospitaliers 73 (1). Congrégations masculines apostoliques et, entre parenthèses, monastères d'hommes : XIXe s. : 4 (1) ; 1941 : 0 (1) ; 1970-80 : 7 (13) ; 1981-90 : 14 (8).

Centres de formation ou scolasticats : les importants ont disparu sauf le Centre Sèvres des Jésuites et une réalisation temporaire des Fils de la charité. Il y a eu de nouvelles fondations [Fraternité de Jérusalem, oblats de Lérins, frères de Bethléem (patronnés par l'évêque de Grenoble aujourd'hui à la retraite, Mgr Matagrin), communauté St-Jean (fondée par le dominicain Marie-Dominique Philippe et patronnée par l'évêque d'Autun, Mgr Séguy), communauté de l'Emmanuel à Paray-le-Monial].

Religieuses.   En France : 1977 : 92 326, 2000 : 45 013, 04 : 38 219. Congrégations apostoliques féminines en France : 330 ; à l'étranger : nombre de congrégations ayant des communautés : 228. Sœurs françaises : 3 605. Congrégations apostoliques féminines d'origine française ayant leur maison généralice (à Rome le plus souvent) : 50. Nombre de communautés en France : 5 424. Activités (vers 1990) : 14 100 enseignantes, 18 600 professions sanitaires, 2 600 professions sociales et médico-sociales, 17 500 fonctions d'accueil, d'encadrement, de gestion (dont 5 100 dans des établissements religieux), 5 400 ont des activités spécifiquement apostoliques (catéchèse, services paroissiaux, etc.), le reste se répartit entre le « 3e âge », les étudiantes, les novices et les services généraux et domestiques. De 1973 à 1985 : 268 congrégations sur 369 ont dû fermer leurs noviciats, 1 000 petites communautés (de 4 à 5 religieuses en moyenne) sont apparues sans être toujours liées à une institution (leurs membres n'appartenant pas forcément à la même congrégation) ; certaines, généralement en civil, qui restent intégrées à leur congrégation, sont ouvrières, cadres ou employées, travailleuses familiales, puéricultrices, ergothérapeutes, etc. A ne pas confondre avec les membres des instituts séculiers féminins, qui prononcent les vœux de religion tout en demeurant dans le monde.

Nombre de moniales et, entre parenthèses, de monastères (au 1-10-2005) : 4 370 (dans 273 monastères) dont 1 194 bénédictines (dans 49 monastères), 1 277 carmélites (90), 509 cisterciennes (21), 654 clarisses (50), 285 dominicaines (13), 379 visitandines (26), ordres divers : 77 annonciales (6), 28 chartreuses (2), 18 passionnistes (1), 27 rédemptoristines (3), 19 sœurs du Cœur-de-Jésus (1), 9 sacramentines (1), 283 sœurs de Bethléem (12), 14 sœurs de la Ste-Famille (1). Parmi les sœurs en formation : 201 professes temporaires, 112 novices, 90 postulantes. Regroupements : depuis 1958, les monastères de moniales se regroupent en fédérations, à l'intérieur de chacun des grands ordres. 1972, le « Service des moniales » regroupe l'ensemble des monastères adhérents de France.

Situation juridique (loi de 1901) : AUTORISÉES : Bon Pasteur (Filles du) fondée 1688 à Paris par Mme de Combé, refuge pour prostituées. Bon Secours. Espérance (Sœurs de l') [rameau de la Ste-Famille ; fondée à Bordeaux 1824 par l'abbé Noailles ; gardes-malades pour les classes pauvres]. Notre-Dame de Sion fondée 1843 par le P. Ratisbonne ; enseignement, missions en Orient. Petites Sœurs des pauvres. Présentation de Tours fondée 1840 à Sainteville (E.-et-L.) par Marie Pousse-Pin ; gardes-malades et enseignantes. Providence [2 branches : Portieux (Vosges) et Ruillé-sur-Loir (Sarthe)] fondée 1818 par l'abbé Jacques Dujarié ; enseignement. Sagesse (Filles de la). Ste-Famille fondée 1820 à Sées (Orne) par l'abbé Villeroy et la mère Marie-Thérèse Raguenel. St-Joseph de Cluny (Sœurs de). St-Maur (Dames de). St-Paul (Sœurs aveugles de). St-Paul (Sœurs de, dites de St-Maurice-de-Chartres). St-Vincent-de-Paul (filles de la charité). Ursulines. Visitation (Visitandines). NON AUTORISÉES : jouissent d'une tolérance, toujours révocable.

Autorisations et reconnaissances légales (congrégations apostoliques et, entre parenthèses, monastères de moniales) : 1804-15 : 63 (4) ; 1815-70 : 136 (40) ; 1872-1970 : 14 (38) ; 1970-90 : 3 (32). XIXe s. congrégations autorisées : 300. 1941-21-2 : ordre des Chartreux : autorisé par la loi. 1943-27-8 : carmel de Créteil : ouvert par décret. Depuis 1970 : plus de 170 congrégations ou collectivités religieuses. La loi du 1-7-1901 a été appliquée aux bouddhistes de St-Léon-sur-Vézère (Dordogne) le 8-1-1988, puis à 3 monastères orthodoxes rattachés à la juridiction de 3 patriarcats différents : moniales de Bussy-en-Othe (Yonne) le 16-2-1989 et de Villardonnel (Aude) et moines de St-Simon-le-Myroblite (Drôme) en déc. 1991.

Séminaires.   Origine : 1563 création décidée par le concile de Trente (chaque diocèse doit avoir le sien). 1564 1er fondé à Milan par St Charles Borromée [en France 1ers fondés vers 1640 (lazaristes, oratoriens, sulpiciens, eudistes)]. Formation : 6 ans ; 1er cycle : 2 ans au moins (études et stage) ; 2e : 4 ans (études, insertion pastorale). Centres de formation (2005-06) : 26. Séminaires (inter)diocésains (« Grands Séminaires ») : 15 ; 1er cycle (Paray) 1, 1er et 2e cycles réunis (Lille, Reims, Paris, Caen, Rennes, Nantes, Orléans, Poitiers, Bordeaux, Bayonne, Toulouse, Aix, Toulon, Issy-les-Moulineaux, Nice, Mission de France) 14, universitaires (Lyon, Metz, Paris-Carmes, Rome, Strasbourg, Toulouse) 5 ; groupes de formation : 2, groupes de formation universitaires (GFU), groupes de formation du monde ouvrier (GFO) ; autres centres de formation : 4, séminaire du Prado ; séminaire de la Sté Jean-Marie Vianney (Ars, 1er et 2e cycle) ; studium de N.-D. de Vie ; Séminaire d'aînés (Orléans) : 1, préparation au grand séminaire. Séminaristes (nombre y compris groupes de formation) : 1861 : 8 480 ; 1901 : 9 277 ; 70 : 3 380 ; 80 : 1 161 ; 90 : 1 219 ; 95 : 1155 ; 2000 : 976 ; 01 : 927 ; 02 : 831 ; 03 : 773 ; 04 : 758. ENTRÉES : 1re année : 1970 : 402 ; 80 : 258 ; 90 : 234 ; 95 : 204 ; 2000 : 165 ; 01 : 154  ; 02 : 116 ; 03 : 121 ; 04 : 135 dont 125 en séminaire et 10 en groupe de formation universitaire ou milieu ouvrier. 2e et 3e cycles (effectifs) : 1985 : 531 ; 90 : 583 ; 95 : 571 ; 2000 : 538 ; 01 : 506 ; 02 : 479 ; 03 : 456 ; 04 : 441.

CROYANTS


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Anticléricalisme. Définitions :   Clérical : utilisé par l'Église dans le sens de « propre au clergé », a pris en 1848 le sens de « visant à subordonner le pouvoir civil au pouvoir religieux ». Anticlérical : forgé en 1852 (après le coup d'État bonapartiste) avec le sens d'« opposé aux cléricaux ». A partir de 1870, si les catholiques désignent leurs adversaires sous le nom d'anticléricaux, ils ne s'appellent jamais eux-mêmes les cléricaux.

Quelques dates.  1815 naissance de l'opposition « libérale » sous la Restauration qui est théocratique (ne distinguant pas société religieuse et civile) ; les libéraux sont des individualistes : les convictions religieuses sont une affaire personnelle et ne doivent pas obliger à un comportement social. 1830 triomphe de l'anticléricalisme « romantique » (prototype : Stendhal) : les prêtres doivent être écartés de la vie sociale, car ils sont « laids, bêtes et méchants » ; le jésuite est appelé « l'Homme noir » (en 1848, cet anticléricalisme a disparu : les « quarante-huitards » sont, dans l'ensemble, respectueux de la religion). 1849 Victor Hugo, sans attaquer ni l'Évangile ni la papauté, dénonce le danger des « gouvernements cléricaux » : le « jésuitisme » est l'ennemi de la liberté. 1850 (15-3) loi Falloux qui confie à l'Église l'enseignement primaire et fait naître l'anticléricalisme scolaire. 1852-70 alliance de l'Église et du régime bonapartiste, qui fait basculer dans l'anticléricalisme l'opposition républicaine. 1871 anticléricalisme révolutionnaire des communards : exécutions de prêtres, la religion étant conçue comme un mal pour le peuple. 1875 1res mesures anticléricales utilisant les droits de l'État sur l'Église pour déchristianiser quelques institutions, notamment l'enseignement. 1905 l'Église est séparée de l'État ; les congrégations restent soumises au régime concordataire qui permet de limiter leur liberté d'action. 1940-44 le régime de Vichy cherche à utiliser l'influence du clergé et favorise le catholicisme. Après 1945 anticléricalisme irréligieux, laïc (opposition aux écoles catholiques) ou matérialiste athée. 1981-84 renaissance de l'action laïque à propos surtout de la scolarité. Une législation défavorable à l'enseignement catholique est ajournée après de violents incidents.

Assemblées dominicales en l'absence de prêtres (Adap).   Enquête de 1987 : 2 103 lieux d'assemblées régulières plus 650 occasionnels ayant de 10 à 500 participants (50 % en ont moins de 50). Nombre total de participants : environ 80 000 (dont femmes 68 %, hommes 32 %).

Aumôneries catholiques de l'enseignement public (enquête AEP en 2003-04).   Aumôneries 3 633 pour 5 518 établissements concernés, 115 000 jeunes (82 % collégiens, 18 % lycéens), 17 646 adultes dont 2 114 responsables.

Baptêmes.   Naissances/nombre de baptêmes dont, entre parenthèses, de + de 7 ans : 1980 : 800 400/531 501 (6 624). 90 : 762 407/472 130 (13 504) ; 2001 : 770 945/391 665 (18 826) ; 02 : 761 630/385 460 (20 353) ; 03 : 761 500 (16 964).

Catéchumènes adultes, convertis se préparant au baptême.  1980 : 4 006 ; 94 : + de 9 000 ; 2000 : 1 474 ; 05 : 9 364 (baptisés 2 421) dont femmes 69 %, hommes 31 % ; de 18 à 24 ans : 22 %, 25 à 40 ans : 59 %, + de 40 ans : 19 %.

Catéchistes (en 2002) :  + de 2,7 millions.

Convictions et pratiques religieuses.   Nombre de pratiquants : 1999 : 20 millions dont 10 millions réguliers. % de pratiquants dans la population : 1968 : 25 ; 87 : 13 ; 97 : 16 (dont 15/ 24 ans : 7 ; 25/39 ans : 8 ; 40/59 ans : 13 ; 60 ans et + : 28) ; 2000 : 30 (réguliers 8). Ni pratique ni sentiment d'appartenance à une religion : 1997 : 24 % (15/24 ans : 40 ; 25/39 ans : 3 ; 40/49 ans : 22 ; 60 ans et + : 15) ; 2000 : 21 %.

Enseignement catholique.   Scolaire (2005-06) : élèves : 2 018 602 dont primaire 865 171, secondaire 1 102 231, enseignement agricole 51 200 ; enseignants : 137 995. Supérieur (en 2003) : universités : 35 100 étudiants dont préparant des diplômes nationaux + de 10 000, propres aux universités catholiques + de 2 300 ; en sciences religieuses 7 300 ; écoles d'ingénieurs et de cadres : 18 000 étudiants dans 25 écoles.

Mariages.   Nombre : 1980 : 334 000 [dont catholiques 217 479 (dont les deux 207 581/1 seul 9 898)] ; 2000 : 305 500 [dont 122 580 (108 229/14 351)]  ; 01 : 295 882 [dont 118 087 (103 501/14 586)] ; 02 : 279 087 [dont 110 409 (97 259/12 450)] ; 03 : 275 963 [dont 102 024 (90 734/11 290)].

Pèlerinages.   1 Français sur 4 visite chaque année 1 sanctuaire. Sanctuaires les plus visités (nombre de pèlerins par an en millions) : N.-D. de Paris 8. Sacré-Cœur de Montmartre 7. Lourdes 5,5. Chartres 2,5. Mont-St-Michel 2,5. Médaille miraculeuse 2,1. N.-D.-de-la-Garde (Marseille) 1,6. Lisieux 1,5. Rocamadour 1,3. Fourvière 1,2. Ars 0,6. Paray-le-Monial et Pontmain 0,5. Nevers 0,35. La Salette 0,2.

Nombre de 1res communions et   entre parenthèses,

de confirmations.  1990 : 230 629 (91 281) ; 95 : 279 447 (85 649) ; 2000 : 201 542 (62 003) ; 03 : 164 613 (52 663). % parmi les enfants (au 1-1-2001) : communion (âgés de 7 ans) 28, confirmation (âgés de 12 ans) 8,7.


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Paysage religieux français (sondage CSA, Le Monde, La Vie, en 2003 et, entre parenthèses, en 1994).   Appartenance religieuse (% de personnes se déclarant) : catholique 62 (67), sans religion 26 (23), musulman 6 (2), protestant 2 (2), juif 1 (1), autre 2 (3), ne se prononcent pas 1 (2). Pratique (% de personnes déclarant) : assister à la messe du culte ou aux offices religieux plusieurs fois par semaine 13 (12), une fois par semaine 9 [catholiques 11, musulmans 27] (12), 1 ou 2 fois par mois 7 (6), de temps en temps aux grandes fêtes 24 (23), uniquement aux cérémonies 10 (7), jamais 47 (48). Principales croyances de la foi chrétienne (% de personnes croyant en) : l'existence de Dieu : probable 34 (32), certaine 24 (29), exclue 22 (18), improbable 19 (17), ne se prononcent pas 1 (4) ; en Jésus-Christ fils de Dieu 55 (56) ; à la résurrection du Christ 47 (51) ; au diable 27 (34) ; à l'enfer 25 (33). Intérêt spirituel (% de personnes déclarant éprouver un intérêt spirituel pour) : christianisme 55, islam 22, bouddhisme 21, judaïsme 16. Croyances diverses (en %) : prières exaucées 46 (54), miracles 42 (57), explication des caractères par les signes astrologiques 37 (60), prédiction des voyantes 23 (46), objets sacrés 22 (29), envoûtement, sorcellerie 21 (41). Après la mort : 39 % pensent qu'il n'y a rien, 33 % qu'il y a quelque chose d'indéterminé, 16 % croient en l'immortalité de l'âme, 6 % en la réincarnation dans un autre être vivant, 6 % en la résurrection du corps.



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