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SYNDICATS > PRINCIPAUX SYNDICATS FRANÇAIS - 1

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Quelques dates.   Moyen Age 1res associations ouvrières connues : confréries religieuses qui rassemblaient maîtres et compagnons du même métier et semblent avoir existé depuis Charlemagne. XIIe s. corporations patronales réglées (une centaine en 1268, au moment où leurs statuts sont enregistrés dans les Établissements des métiers de Paris). Les corporations, surtout commerçantes (à Paris les Six-Corps : drapiers, épiciers, pelletiers, merciers, orfèvres et bonnetiers), créent un fossé entre maîtres et compagnons dont la condition sociale se dégrade. De Philippe le Bel à Louis XI le pouvoir royal transforme la corporation réglée en corporation jurée ou jurande, ce qui facilite leur contrôle et permet la perception de taxes. Le compagnonnage est la réaction des ouvriers à l'autorité royale et des corporations dominées par les commerçants. Il réunit tailleurs de pierre, charpentiers, menuisiers, serruriers et professions du bâtiment. 1469 le Tour de France des futurs compagnons apparaît, devient obligatoire et de plus en plus difficile. 1539 grève de 4 mois des typographes lyonnais. 1571 un édit condamne toutes manières de confréries ; inappliqué. Fin XVIIe s. grandes ordonnances de Colbert étendant le système des jurandes aux métiers les plus importants. Accès à la maîtrise soumis à des conditions strictes : origine, âge, religion, stage préparatoire de 10 ans. Fin XVIIIe s. embauche interdite aux non-affiliés, ce qui pousse Turgot à proposer la suppression des corporations. 1791-2-3 loi d'Allarde abolit jurandes, maîtrises et corporations. -14-6 loi Le Chapelier : interdit aux ouvriers grève, droit d'association et de coalition ; confirmée par art. 291-92 et 414-15 du Code Napoléon. Sous Napoléon mutualités (lutte contre chômage, accidents du travail) de plus de 10 membres. Sous la Restauration essor nouveau. 1830 à 1840 bagarres sanglantes compagnons du Devoir/compagnons du Devoir de Liberté. 1831 création de la résistance, nouvelle forme de lutte (dont le Devoir mutuel) après la révolte des canuts (nov.-déc.) à Lyon. 1832 1re coopérative ouvrière de production : « Association des ouvriers bijoutiers en doré ». 1843-10-7 Sté typographique de Paris (créée 1839) et Ch. patronale des imprimeurs signent le 1er tarif typographique. 1848-21-3 réconciliation de courte durée. De nouvelles formes d'association sont proposées (faibles résultats) : associations coopératives de production (450 en 1914, moins de 20 000 membres) ; coopératives de consommation, plus prospères, groupant plus d'employés que d'ouvriers ; Stés de secours mutuel regroupant des membres de toutes les professions, n'intéressent plus les ouvriers. 1849 loi du 27-11 limitant liberté de réunion et d'association. 1860 gouv. accorde 10 millions de F aux Stés de secours mutuel mais nomme leurs présidents. 1862 création de fait des Ch. syndicales ou syndicats, inspirés des Trade Unions. 1864 Solidarité des ouvriers du bronze de Paris. 1865 Résistance des ferblantiers parisiens. 1866 Ch. syndicale des cordonniers de Paris. 1867 du bâtiment et du meuble, puis des ébénistes, typographes, orfèvres de Paris. 1868 des peintres, puis des tailleurs de pierre de la Seine, mégissiers, tailleurs, mécaniciens de Paris. 1870 Paris plus de 60 Ch. synd. ouvrières. 1876-2/10-10 1er congrès ouvrier à Paris. 1879 1re fédération nat. : Sté gén. des ouvriers chapeliers de Fr. 1881 Fédération française des travailleurs du livre fondée. 1884 loi Waldeck-Rousseau du 21-3 autorisant le syndicat professionnel. La plupart adhèrent au socialisme, on les appelle « rouges ». Quelques patrons tentent de leur opposer des syndicats d'ouvriers dociles. 1886 Fédération nationale des syndicats. 1892 Fédération nationale des bourses du travail. Syndicat de l'Aiguille, créé à Paris, 1er féminin, 2 000 adhérentes (lingères, couturières, fleuristes, etc.), doublé d'une société de secours mutuel. Comité : 12 patronnes, 12 employées, 12 ouvrières. 1895 CGT créée. 1901-21-1 début grève de 105 j à Montceau-les-Mines, fomentée par syndicat révolutionnaire ; un syndicat non révolutionnaire se forme, arborant des insignes jaunes. -27-12 Paul Lanoir, dissident du syndicat des cheminots, fonde à Paris une bourse du travail indépendante. 1902-27/29-3 1er congrès (1 685 représentants) de l'Union des synd. jaunes (avec Lanoir, puis Pierre Bietry) 100 000 adhérents au maximum (CGT 500 000) ; devenue extrémiste, sera lâchée par patronat. Les synd. socialistes n'auront plus d'autres concurrents que les Stés catholiques d'ouvriers.

SYNDICATS OUVRIERS

CAT (Confédération autonome du travail).   22, rue St-Vincent-de-Paul, 75010 Paris. Origine : issue d'une scission de la CGT en 1947, confédération fondée le 12-11-1953. Spécificité : proche des salariés, autonome vis-à-vis des gouvernements et de tout mouvement extérieur, notamment politique, philosophique et religieux. Organisation : confédération interprofessionnelle rassemblant des fédérations et syndicats autonomes de salariés du secteur privé et d'agents du secteur public (fonctionnaires d'État, territoriaux et hospitaliers). Budget fédéral et confédéral (en €) : 04 : 520 000. Publication : « Autonome Confédéral CAT » (bimestriel). Pt : Dominique Gohory. Cotisants : 1970 : 34 000 ; 76 : 76 800 ; 91 : 48 200 ; 96 : 32 000 ; 2001 : 54 000 ; 03 : 58 000 ; 04 : 70 000.

CFDT (Confédération française démocratique du travail).   4, bd de La Villette, 75955 Paris Cedex 19. Origine : issue de la CFTC en 1964. Affiliée à la CES et à la CISL. Secr. gén. : 1964 Eugène Descamps (17-3-1922/9-10-1990), secr. CFTC depuis 1961. 1971 Edmond Maire (né 24-1-1931). 1989 Jean Kaspar (né 10-5-1941). 1992 (20-10) Nicole Notat (née 26-7-1947) ; 1998 (7/10-12) réélue par 77,8 % des mandats ; 2002 (30-5) François Chérèque (né 1-6-1956) ; 2006 (15-6) réélu par 91,69 % des voix. Permanents : environ 8 500. Budget confédéral officiel : 38,6 millions d'€ (ressources internes : 28, externes : 10,6). Publications : « CFDT Magazine » (mensuel, distribué à tous les adhérents), « Syndicalisme hebdo » (46 000 ab.), « Action juridique » (bimensuel, 4 000 ab.), « Social Actualité » (4 000 ab.), « La Revue » (2 000 ab.). Adhérents (en milliers au 31-12) : 1965 : 573 ; 71 : 772 ; 81 : 903 ; 95 : 680 ; 2001 : 865 ; 02 : 889 ; 03 : 874 ; 04 : 818 ; 05 : 806 (dont femmes : 44,6 %) [secteur privé 61 %, public 37]. Militants : 180 000 (10 000 délégués syndicaux, 50 000 dél. du personnel, 46 000 dél. au comité d'entreprise, 32 000 dél. de CHSCT, environ 40 000 élus dans la fonction publique, les représentants dans les institutions, les permanents et militants sans mandat dans les commissions de CE), 2 114 conseillers prud'hommes, 65 000 animateurs de sections. Élections prud'homales (en %) : 1979 : 23,1 ; 82 : 23,5 ; 87 : 23,05 ; 92 : 23,81 ; 97 : 25,34 ; 2002 : 25,23. Collèges salariés : 1979 : 42,4 ; 82 : 36,8 ; 92 : 33,3 ; 97 : 33,1 ; 02 : 25,2.

CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens).   13, rue des Écluses-St-Martin, 75483 Paris Cedex 10. Fondée 12-11-1919. (Les 1ers synd. d'inspiration chrétienne remontent à 1887 : Seci : Synd. des employés du commerce et de l'ind.) 1920 adhère à la CISC devenue en 1968 CMT. 1940 dissoute par Vichy. 1964-7-11 abandonne la référence statutaire à la morale sociale chrétienne (à 70,11 % pour et 29,89 % contre) et crée la CFDT. Mineurs et employés refusent cet abandon. La CFTC continue. 1970-avril un arrêt du Conseil d'État confirme son caractère représentatif au niveau national. 1990-sept. adhère à la CES. Spécificité : synd. non confessionnel et indépendant du pouvoir politique ou religieux (incompatibilité des responsabilités politiques et synd.), s'inspire des principes de la morale sociale chrétienne : dignité et responsabilité de chaque être humain, défense des droits au travail, à la propriété, à la liberté et devoirs correspondants. Rejette théories marxistes de lutte de classes et aspects totalitaires du libéralisme ; entend développer la négociation, considère la grève comme ultime moyen de défense, préconise la médiation en cas de conflit du travail, défend politique familiale et participation (financières et aux grandes orientations de l'entreprise), prône l'établissement d'un « statut du travailleur » pour sécuriser les parcours de vie avec garantie de revenus et de droits. Présidents : 1919-40 Jules Zirnheld (9-11-1876/28-12-1940) ; 45 Georges Torcq ; 48 Gaston Tessier (5-6-1887/8-8-1960) ; 53 Maurice Bouladoux (1907-77) ; 61 Georges Levard (né 24-3-1912) ; 64 Joseph Sauty (1906-70) ; 70 Jacques Tessier (1914-97) ; 81 Jean Bornard (1928-96) ; 90 Guy Drilleaud (né 2-5-1933) ; 93 Alain Deleu (né 22-6-1946). 2002-15-11 Jacques Voisin (né 12-12-1950) ; réélu 2005. Secr. gén. : 1919 Gaston Tessier ; 48 Maurice Bouladoux ; 53 Georges Levard ; 61 Eugène Descamps (né 17-3-1922) ; 64 Jacques Tessier (1914-97) ; 70 Jean Bornard ; 81 Guy Drilleaud ; 90 Alain Deleu ; 93 Jacques Voisin ; 2000 Jacky Dintinger (né 30-1-1954), réélu 2005. Publications : « La Vie à Défendre » (mens. 140 000 ex.), « La lettre confédérale » (hebdo. 4 000 ex.). Organisations affiliées : (au 01-01-2003) : 1 128 syndicats ; 977 syndicats départementaux, 66 multidépartementaux, 85 nationaux, 16 fédérations. Principales implantations : commerce et services, métallurgie, enseignement privé, transports. Adhérents (en milliers) : 1919 : 90 ; 20 : 150 ; 25 : 115 ; 30 : 150 ; 36 : 200/300 ; 39 : 380 ; 45 : 300 ; 50 : 330 ; 55 : 333 ; 60 : 422 ; 65 : 50 ; 70 : 160 ; 86 : 260 ; 90 : 250 ; 97 : 111,4 ; 99 : 118 ; 2000 : 124,8 ; 01 : 128,3 (dont retraités 12 %) ; 02 : 130 (dont retraités 10,7 %) ; 06 : 132. Budget confédéral officiel : 12,2 millions d'€ (cotisations 2,5). Élections prud'homales (en %) : 1979 : 6,9 ; 82 : 8,5 ; 87 : 8,3 ; 92 : 8,6 ; 97 : 7,6 ; 2002 : 9,65.

CGT (Confédération générale du travail).   263, rue de Paris, 93516 Montreuil Cedex (siège inauguré 4-6-1982). Créée 1895-23/24-9 Congrès de Limoges. 75 délégués (dont 3 femmes corsetières en grève), représentant 28 fédérations, 18 bourses du travail, 126 syndicats non fédérés, créent une organisation unitaire et collective. Peuvent se confédérer directement syndicats de base, unions et fédérations. Les socialistes non guesdistes, Jean Allemane (1843-1935), Édouard Vaillant (1840-1915), Auguste Keufer (1851-1924) jouent un rôle important. 1896 affiliation directe supprimée pour syndicats de base. 1902 Montpellier, 2e congrès se dote d'une base départementale avec les bourses du travail, et industrielle avec les fédérations, sous l'impulsion de Louis Niel. 1906-8 au 14-10 après avoir échoué dans la grève générale, se donne comme loi la charte d'Amiens. 1914-31-7 se rallie à l'union sacrée. 1920 exclut les membres des comités syndicalistes révolutionnaires (CSR) qui ont refusé de s'incliner devant la majorité.1921-déc. fondent la CGT-U. 1936-2 au 5-3 réunification CGT-CGT-U au congrès de Toulouse. 1939-25-9 la Commission administrative exclut les communistes. 1940-14-7 René Belin (1898-1977) devient à Vichy secr. d'État à la Production industrielle et à la Main-d'œuvre. -16-8 CGT et CFTC dissoutes. 1943-17-4 réunification, accords du Perreux. 1945-oct. affiliée à la FSM (la quittera en nov. 1994). 1947 scission de FO. 1980 la CES (Confédération européenne des synd.) refuse affiliation de la CGT. 1999 mars affiliée à la CES. Rapprochement avec CFDT. 2006-avril nouvelle répartition des cotisations (syndicat 33 %, fédération 29 %, union départementale ou comité régional 25 %, confédération 10 %, presse confédérale 3 %). Structure : 30 fédérations, 96 unions départementales, 21 comités régionaux. Secrétaires généraux : 1895 A. Lagailse ; 1898 M. Copigneaux ; 1900 Renaudin ; 1901 Eugène Guerard, Victor Griffuelhes (1874-1922) ; 1909-24-12 Louis Niel, -28-5 démissionne ; -12-7 Léon Jouhaux [(Paris, 1-7-1879/28-4-1954, obsèques nationales), 12-7 secr. gén. de la CGT, 1919-45 vice-Pt de la FSI Féd. synd. intern., 1936 seul secr. gén. CGT, 1941 arrêté, 1943-mars livré aux nazis et mis en résidence surveillée, 1947-54 Pt du Conseil écon., 1947-18/19-12 scission des Amis de Force ouvrière, démissionne de la CGT et participe à la création de la CGT-FO, 1948 vice-Pt de la FSM, -14-4 Pt de la CGT-FO, 1951 Prix Nobel] ; 1947 Benoît Frachon [(13-5-1893/1-8-1975), 1926 membre du Comité du PCF, 1936-45 du bureau politique du PCF, 1936 fait partie de la délégation aux accords Matignon, 1941-44 rôle dans la Résistance, 1944 cosecr. gén. avec Jouhaux, 1947-déc. seul secr. gén., 1967 Pt]. 1967 Georges Séguy [né 16-3-1927, CEP. Ouvrier imprimeur (1942-44). Responsable FTP. Déporté Mauthausen (1944). Ouvrier électricien SNCF (1946/70). Membre PCF (depuis 1942), du comité central (depuis 54), du bureau politique (56-82)]. 1982-18-6 Henri Krasucki [(Wolomin, Pologne, 2-9-1924/24-1-2003), pour fuir les persécutions antisémites, 1928 réfugié à Paris avec ses parents (militants communistes) ; 1939 apprenti, 1940 au PC, puis résistant, 1943-23-3 arrêté, -23-6 déporté à Auschwitz puis Buchenwald, 1945 ajusteur chez Renault, 1947 naturalisé, 1956 au Comité central du PCF, 1964 au Bureau politique. A dirigé La Vie ouvrière 22 ans]. 1992-31-1 Louis Viannet (né 4-3-1933) ancien agent des PTT. 1999-janv. Bernard Thibault (né 2-1-1959), ancien cheminot, 1986 au PC, élu janv. 1999. Commission exécutive (en 2006) : 50 membres [dont 25 femmes en 1993 : 108 communistes, 21 non-communistes (dont 5 socialistes)] + 7 m. de la Commission financière et de contrôle (CFC) participent aux réunions. Budget officiel confédéral : 15 millions d'€ (cotisations 5,4). Publications : « La NVO », « Peuple » (28 000 ex.). Adhérents officiels (actifs + retraités, en milliers) : 1921 : 489 (CGTU 349) ; 26 : 525 (431) ; 30 : 577 (323) ; 34 : 491 (264) ; 35 : (CGT unie) 786 ; 37 : 3 958 ; 46 : 5 952 ; 48 : 4 080 ; 51 : 3077 ; 53 : 2 342 ; 59 : 1 674 ; 60 : 1 932 ; 66 : 1 942 ; 68 : 2 302 ; 70 : 2 333 ; 75 : 2 378 ; 80 : 1 919 (dont actifs 1 634) ; 85 : 1 238 (actifs 990) ; 90 : 861 (actifs 653) ; 94 : 632 (dont actifs 492) ; 2001 : 652 ; 03 : 685,2 ; 04 : 685,2 ; 05 : 710. Élections prud'homales (en %) : 1979 : 42,4 ; 82 : 36,81 ; 87 : 36,35 ; 92 : 33,34 ; 97 : 33,11 ; 2002 : 32,13.

CGT-FO (Confédération générale du travail - Force ouvrière).   141, av. du Maine, 75680 Paris Cedex 14. Fondée 19-12-1947. Congrès constitutif : 13-4-1948. Scission de la CGT par refus de l'emprise communiste et de l'URSS. Aidée par des syndicats étrangers européens et américains. Prend le nom de son journal « Force ouvrière ». Fondateur : Léon Jouhaux (1879-1954). Secr. gén. : Robert Bothereau (1901-85) 1963 : André Bergeron (né 1-1-1922) ; 1989 : Marc Blondel (né 2-5-1938), réélu 1992 (78,1 % des voix), 1996 (85 %) et 2000 (97,8 %) ; 2004-6-2 : Jean-Claude Mailly (né 12-3-1953). Représente : 33 fédérations et 103 unions départementales. Administration : bureau de 13 membres et commission exécutive de 35 membres. Permanents : 7 000. Budget confédéral officiel : 26 millions d'€ (cotisations 14). Publications : « FO Hebdo » (50 000 ex.). Effectifs (actifs + retraités, en milliers) : 1970 : 605 ; 75 : 450 ; 76 : 926 ; 80 : 1 110 ; 84 : 1 725 ; 85 : 483,5 ; 87 : 1 620. 90 : 1 428,5 ; 95 : 1 015 ; 2001 : 1 050 (est. 370) [secteur privé 56 %, public 44]. Élections prud'homales (en %) 1979 : 17,4 ; 82 : 17,78 ; 87 : 20,3 ; 92 : 20,46 ; 97 : 20,5 ; 2002 : 18,25.

CNSF-FNCR (Confédération nationale des salariés de France-Fédération nationale des chauffeurs routiers).   bis, rue Maurice-Grandcoing, 94200 Ivry-sur-Seine. Histoire : créée 1949 par François de Saulieu (1907-87). Secr. conféd. : Michel Caillaud (né 24-7-1948). Comprend la Féd. nat. des chauffeurs routiers et une Fédération des salariés de l'industrie, du commerce et des services publics. 8 unions régionales et 400 unions locales. Cotisants : 170 000.

CNT (Confédération nationale du travail).   33, rue des Vignoles, 75020 Paris. Créée 1946, héritière du syndicalisme révolutionnaire. Adhérents (2003) : 5 000. Publication : « Combat syndicaliste » (5 000 ex.).

CSL (Confédération des syndicats libres).   37, rue Lucien-Sampaix, 75010 Paris. Origine : CFT (Conféd. française du Travail, fondée 13-12-1959 après regroupement de tendances du syndicalisme indépendant et libre) devenue CSL en 1977. Souhaite l'instauration rapide d'un système de « cogestion à la française » et axe sa politique sur la défense de l'emploi (structure interne « chômeurs en action »). Dissoute le 4-10-2002. Rejoint la CGT-FO.

FSU (Fédération syndicale unitaire de l'enseignement, de l'éducation, de la recherche et de la culture, de la formation et de l'insertion)   3, rue de Metz, 75010 Paris. 1re fédération syndicale de la fonction publique d'État. Créée : 15-4-1993. Secr. Gén. : Gérard Aschieri (né 4-3-1952) dep. 2001. Regroupe : 22 syndicats d'enseignants et de personnels divers (+ 2 synd. associés) : Snes (Synd. nat. des ens. du 2d degré) Snu-Ipp (ens. du 1er degré), Snep (éduc. phys.), Snesup (ens. sup.), Snetap et Sygma (ens. agr.), Snuep (ens. prof.), Snasub (admin.), Snics (infirmières), Snuas-fp (assistantes sociales), Snpes-Pjj (éducation surveillée), Snac (culture), Epa (jeunesse et sports), Unatos (agents), SNCS (chercheurs scientifiques), Snpi (inspecteurs), Snepap (pénitentiaire), Snu-Tefi (ANPE), Snu-Clias (territoriale), Snap-Fnsp (sciences po), Snasub (admin.), Snics (infirmières), Sne (environnement), Snpcen (physique nucléaire et corpusculaire). Syndicats associés : Sup-equip (équipement), Snupden (chefs d'établissements). Adhérents : 180 000. Publication : « Pour » (mensuel). Groupe des Dix (G-10), structuré en déc. 1981, réunit 10 syndicats autonomes (7 sont issus de la scission entre la CGT et FO de 1947) : FADN : fédération autonome de la défense nationale. FASP : féd. aut. des syndicats de police. FAT : féd. aut. des transports. FGAAC : féd. générale aut. des agents de conduite. FGAF : féd. gén. aut. des fonctionnaires. FGSOA : féd. gén. des syndicats de salariés des organisations professionnelles de l'agriculture et de l'industrie agroalimentaire. SNCTA : synd. nat. des contrôleurs du trafic aérien. SNJ : synd. nat. des journalistes. SNUI : synd. nat. unifié des impôts. SU : synd. unifié des caisses d'épargne. Les syndicats SUD (Solidaires, unitaires, démocratiques) rejoignent le G-10 dans les années 1990. En août 2003, 37 syndicats nationaux ou fédérations dont 27 syndicats SUD. Dep. 2001, porte-parole du Groupe des Dix : Annick Coupé.

Unsa (Union nationale des synd. autonomes).   21, rue Jules-Ferry, 93170 Bagnolet. Origine : Fédération générale de l'Enseignement fondée 1928 ; FEN 1946. Créée 1993. 280 syndicats affiliés. Secr. gén. : Alain Olive. Budget : 3 millions d'€. Adhérents : 365 000 dont enseignants 170 000 ; fonctionnaires 130 000. Constitue la 1re organisation syndicale de la Fonction publique, tout en syndiquant également des personnels du secteur privé (services, commerce, métiers du sport, transports, agriculture, banques, industries...). Publications : « Unsa Magazine » (mensuel) ; « Unsa Infos » (hebdomadaire), voir col. c.

SYNDICAT DE CADRES

CFE-CGC (Confédération française de l'encadrement CGC).   59-63, rue du Rocher, 75008 Paris. Fondée 25-8-1944 : CGC (Confédération générale des cadres). 1981-21-5 nouvelle dénomination : CFE-CGC (Confédération française de l'encadrement CGC). Pts : 1944 Jean Ducros ; 1955 André Malterre (1909-75) ; 1975 Yvan Charpentié ; 1979 Jean Menu (1921-87) ; 1984 Paul Marchelli (né 11-7-1933) ; 1993 : Marc Vilbenoît (né 1936) ; 1999 : Jean-Luc Cazettes (6-11-1943/10-9-2005) ; 2005 : Bernard Van Craeynest. Secr. gén. : Jean-Louis Walter. Permanents : 3 000. Budget (en millions d'€, 2001) : 12,7 (cotisations 5,5). Adhérents (en milliers) : 1945 : 79 ; 47 : 117 ; 56 : 120 ; 68 : 250 ; 70 : 300 ; 76 : 399 ; 80 : 349 ; 85 : 254 ; 90 : 180 ; 95 : 183 ; 2000 : 196 (est. 100). Les VRP sont regroupés dans le Synd. nat. des représentants (Snarep). Élections prud'homales (en %) : 1979 : 5,2 ; 82 : 9,64 ; 87 : 7,44 ; 92 : 6,95 ; 97 : 5,92 ; 2002 : 7,01.



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