MARGARITA (ÎLE)
Histoire
Antiquité. Les Indiens Guaiqueries sont les 1ers occupants connus : Paraguochoa (site riche en poissons). Ap. J.-C.1498 découverte par Christophe Colomb. Son vocable romantique (Margarita, perle) est dû à l'abondance des huîtres perlières. 1500 1ère agglomération sur la côte Est de l'Île de Cubagua, Nueva Cadiz, anéantie en 1541 par un raz-de-marée ; restent quelques vestiges. 1536 fondation de San Pedro Martin (S.E.) par un religieux (Francisco de Villacorta), devenue par la suite Purto de la Mar, puis Porlamar. 1810 Guerre de l'Indépendance : l'Île à la pointe du combat connut tant de héros et de combattants que le Nouvel État formé récemment avec les Îles de Coche et Cubagua, est baptisé Nueva Esparta. XVII° et XVIII° s. construction de forts pour se défendre tant des pirates que des flottes européennes ennemies attirés par ses richesses. V. 1980 développement du tourisme. Aujourd'hui l'Île est l'un des 1ers sites touristiques du Venezuela : plages immenses et magnifiques, abondance de la faune exotique, vie sous-marine intense, parcs naturels protégés, richesse du patrimoine XVI°/XVIII° s.
Géographie
Île en 2 parties E./O. Reliées par un cordon littoral (20 kms) formant lagune intérieure ; elles communiquent aussi par un pont au-dessus du chenal qui les sépare. 165 kms de plages. Relief : quelques montagnes au cœur de 2 fractions de l'Île (moins de 1 000 m).
Données physiques
Superficie : 1 050 km2
Dimensions (km) : hauteur : N./S. 31– largeur : E./O. 67
Altitude : 957 m (El Copey)
Population : 320 000 habs.
Principales villes, sites historiques et naturels
La Asuncion, capitale de l'Île, fondée en 1560 par le conquistador Pedro Gonzalez Cervantes, élevée au rang de ville en 1600. Située en arrière du littoral à cause des incursions des corsaires. Elle est restée une petite ville coloniale (moins de 20 000 habs) qui a gardé son caractère pittoresque. Cathédrale Notre-Dame de l'Ascension (la + anc. du pays), à partir de 1570 : style hispano-mauresque avec apports Renaissance. Non loin, Sanctuaire de la Vierge de la Vallée, élevée à l'endroit où fut trouvée une statue de la Vierge, devenue patronne de l'Île. Maison du Gouvernement, couvent français de San Francisco XVI° s., où siège actuellement l'Assemblée de l'État : cadran solaire d'époque. Mirador de Portachuelo avec panorama circulaire. Musée Nueva Cadiz, dans un palais colonial (anc. siège du Gouverneur) : époque pré-colombienne, art sacré, objets et céramiques de fabrication indienne. Forteresse Castillo Santa Rosa fin XVII° s., pour protéger la ville des incursions de pirates ; fort donjon de forme ovoïde. Pont espagnol début XVII° s., dit aujourd'hui « 4 de Mayo 1810 ». Parc National Cerro el Copey de 7 000 ha, micro-climat chaud et humide, végétation tropicale exubérante. Santa Ana fut la 1ère capitale de la province et site historique : Simon Bolivar y signa en 1816 la création de la IIIème République ; il y fut reconnu ensuite chef du Vénézuéla et de l'armée. Église paroissiale baroque XVII° s., blanchie à la chaux, site de la proclamation de Bolivar (ci-av.). Pampatar (proche Porlamar), port de pêche fortifié appelé d'abord Puerto Real de Mampatare, fondé début XVI° s. Égl. du St Christ de Bon Voyage (un Christ votif y fut déposé). Un fort primitif détruit par les Hollandais au XVII° s. fut reconstruit aussitôt et devint Castillo de San Carlos Borromeo qui échappa ensuite à un dynamitage au moment de l'Indépendance, aujourd'hui bien restauré. Vestiges du fort de la Caranta, pris et détruit par les Hollandais en 1625. Porlamar : si Asuncion est la capitale, Porlamar est la 1ère fondée dans l'Île (1536), la + peuplée (200 000 habs) et la véritable capitale portuaire et commerciale. Port de pêche jusqu'au XX° s., devenu avec la révélation touristique une ville moderne balnéaire et commerciale, forêt d'hôtels et de magasins ; son statut de port franc ajoute encore à sa fréquentation. Une partie de la vieille ville a été conservée avec ses édifices et monuments anciens. Égl. St Nicolas de Bari de style colonial. Égl. d'El Pilar (sortie N.E.), elle aussi coloniale blanchie ; son clocher curieusement est de style néo-roman ; une statue de la Vierge, réputée en or, a été donnée par la fille d'Isabelle la Catholique. Phare de La Puntilla fin XIX° s. dans un site magnifique. Musée d'Art contemporain Narvaez : œuvres d'artistes vénézuéliens, dont le peintre naïf Nervaez qui lui a donné son nom. Musée des Papillons : collection de papillons vénézuéliens et de tous pays. Juangriego : capitale du Nord de l'Île. Son fort de Galera domine et commande les 2 baies de Galera et Juan Griego ; site historique de la dernière bataille de la Libération en 1807, particulièrement cruelle : ville détruite et mort de tous les combattants. Péninsule de Macanao, partie Ouest de l'Île rattachée par une mince langue de terre. Paysage dénudé et rocailleux où ne poussent que des cactus. Qqs villages de pêcheurs sur le littoral, saut St Francisco de Macanao, au centre. Au port de Boca del Rio, Musée de la Mer : collections de coquillages et bassin de crustacés, coraux. Étonnants squelettes de mammifères marins, dont une baleine de 15 tonnes. Parcs Nationaux : La Restinga, lagune qui relie les 2 parties de l'Île (75 km2, 30 kms long). Réserve ornithologique d'exception : flamands roses, ibis, pélicans... Accès et visite contrôlés.
Toutes les cartes et fiches quid pour "Margarita"
Toutes les cartes et fiches quid pour "Venezuela"
Régions du monde : Amérique du Sud |
Carte(s) de pays
Carte(s) d'île
Carte(s) de ville
Carte(s) de site
Les fiches détaillées
Liens promotionnels
(*) quid.fr = 1,000,000 de visiteurs par mois (source DART)



