Lundi 17-12-2007 : le juge d'application des peines de Millau condamne José Bové à une amende de 40 € par jour pendant 4 mois pour la destruction d'une parcelle de maïs transgénique le 25-7-2004, à Menville (Haute-Garonne). Une semaine plus tôt, sa peine de 4 mois de prison ferme (prononcée par la Cour d'appel de Toulouse le 15-11-2005 et confirmée par la Cour de Cassation en février 2007) avait été transformée en jours-amendes, peu après que le Grenelle de l'Environnement eut annoncé un moratoire sur les OGM. Ancien militant du Larzac et syndicaliste agricole, José Bové s'était présenté aux dernières élections présidentielles en tant que candidat antilibéral, mais n'avait pu réunir que 1,32 % des voix. Ses actions d'éclat contre la "malbouffe" ou les organismes génétiquement modifiés lui ont valu ces dernières années de nombreux démêlés avec la justice. Zoom sur José Bové, leader charismatique à la moustache, parfois affublé du surnom d'"Astérix de la politique".

Portrait

image quidzoomJosé Bové © josebove.over-blog.com

  • Nom: Bové
  • Prénom : Joseph dit "José"
  • Naissance: 11-6-1953 à Talence (Gironde)
  • Père: Joseph Marie Bové, dit "Josy", d'origine luxembourgeoise; obtient la nationalité française; membre de l'Académie des sciences; microbiologiste, ancien directeur régional de l'Inra en Aquitaine; a participé à des recherches transgéniques (en particulier à l'identification de la séquence génétique d'une bactérie essentielle pour lutter contre la maladie des orangers au Brésil); aurait commenté l'action de son propre fils contre les OGM (voir Quidzoom OGM) en ces termes: "Au Moyen-Age, on brûlait les sorcières. Aujourd'hui, on brûle les plants transgéniques".
  • Mère: Colette Dumeau, professeur de sciences naturelles
  • Epouse: Alice Monier (rencontrée en 1971 à Toulouse).
  • Scolarité / Etudes
    • collège-lycée Saint-Charles d'Athis-Mons; en aurait été exclu en mai 1968 pour "irréligion" et pour avoir fait "l'apologie de la drogue dans une dissertation de français" (source: Le Vrai Papier journal, sept. 2000)
    • hypokhâgne
    • faculté à Toulouse