Lundi 10-12-2007 : cérémonie d’investiture de Cristina de Kirchner à Buenos Aires. Elue dès le premier tour à la présidence de l’Argentine le 28-10-2007 (45 % des voix contre 23 % pour son adversaire Elisa Carrió), l’épouse du président sortant Nestor Kirchner, 54 ans, a reçu des mains de son propre mari l’écharpe présidentielle, et prêté serment devant les deux chambres du congrès argentin. Lors de son premier discours, l’ancienne sénatrice péroniste a promis de « faire écho » à l’appel du président français Nicolas Sarkozy pour la libération d’Ingrid Betancourt. Première femme élue présidente de l'Argentine, "Cristina" n'est pas la première à occuper cette fonction : Isabel Peron, 3e épouse de l'ex-président Juan Peron avait été investie présidente en 1974 à la mort de ce dernier (alors qu'elle occupait les fonctions de vice-présidente). Un an après l'élection de Michelle Bachelet à la présidence du Chili, Madame Kirchner, avocate de formation surnommée la "patronne" par ses collaborateurs, confirme le pouvoir croissant des femmes en Amérique latine. Zoom sur Cristina Fernandez de Kirchner, nouvelle présidente de l'Argentine.

Portrait

Cristina Fernandez de Kirchner, présidente de l'Argentine / casarosada.gov.ar, licence Creative Commons

  • Nom de jeune fille : Fernández (nom d'épouse : de Kirchner)
  • Prénom : Cristina Elisabeth
  • Surnoms
    • "Cristina"
    • "La reine Cristina"
    • la "patronne" (selon ses collaborateurs)
    • la "rebelle" (en politique intérieure)
    • "Madame Guillotine"
  • Née : 19-2-1953, La Plata, province de Buenos Aires, Argentine.
  • Mère : Ofelia Esther Wilhelm (syndicaliste, admiratrice de Peron et fan du club de foot Gimnasia de La Plata).
  • Père : Eduardo Fernández (patron d'une entreprise de bus, antipéroniste, supporteur de l'équipe de Boca Juniors).
  • Soeur : Giselle Fernández
  • Epoux : depuis le 9-5-1975 Nestor Kirchner (né 25-2-1950), Président de l'Argentine du 25-5-2003 au 28-10-2007.
  • Enfants : Maximo et Florence.
  • Divers :
    • défend les valeurs de justice sociale.
    • lutte contre la corruption et l'impunité des anciens responsables de la dictature.